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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 20:49

chaperon.jpg

Attention petits gars

Et petites fillettes

La vie est un grand bois

Où des gros loups vous guettent…

 

 

Oh ! Ils n'ont pas de grands bras pour mieux vous embrasser,

ni de grandes oreilles pour mieux vous écouter,

pas plus que de grandes jambes pour mieux courir

encore moins de grandes dents afin de te manger…

Pourtant ils sont bien là, ils ressemblent à tout le monde

A un gentil monsieur ou une jolie dame aux abords sympathiques, mais…

Ils te veulent du mal !

 

Alors les enfants ne parlez jamais à des étrangers.

 

sorciere.jpg

Attention petits gars

Et petites fillettes

La vie est un grand bois

Où des sorcières vous guettent…

 

Oh ! Elles n'ont pas de nez crochu avec une grosse verrue

Elles ne portent pas de capes noires 

 Elles ne ressemblent pas à de pauvres vieilles en guenilles,

Certaines sont très jeunes et même très mignonnes

Elles ont même parfois l'apparence d'un homme…

Ils te veulent du mal !

 

Alors les enfants n'acceptez jamais ni bonbons ni cadeaux d'étrangers.

 

poucet.jpg

 

Attention petits gars

Et petites fillettes

 

La vie est un grand bois

Où des ogres vous guettent…

Même si tu n'as pas de frère et que tu es bien plus grand qu'un pouce   

Il peut venir vers toi sans que tu ne puisses  le reconnaître.

Il est souvent pas mal, un monsieur "tout-le-monde"

Ca peut même être une femme !

Il n'a pas de grande barbe ni de bottes de sept lieues,

mais seulement une voiture comme il y en a tant qui peut t'emmener loin, si loin… 

 

 

Alors les enfants n'acceptez jamais de suivre des étrangers.

 

 

 

Mais si tu sais tout ça

Fillette ou petit gars

Rien ne t'arrivera

Et tu t'apercevras

Que la vie est un bien joli bois.

 

 

 

 

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 20:43

gateau.jpg

 

Aujourd'hui c'est jour de fête

Allez-y sonnez trompettes

Annoncez au monde entier

Que je n'suis plus un bébé !

 

J'ai invité des copains,

Acheté des serpentins

Et accroché des ballons

Tout partout dans la maison.

 

Quand on aura bien joué,

Alors on pourra manger

Des bonbons, du chocolat,

Et on boira des sodas.

 

Puis je soufflerai le gâteau,

Ouvrirai tous mes cadeaux

Et garderai dans mon cœur

ces doux moments de bonheur.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:38

Le Père Noël rencontre Marie Grouette

 Ce conte est publié chez AIRVEY Editions dans le livre "Avez-vous peur de Marie Grouette"

Il a également été publié dans le supplément Spécial Fêtes du journal l'Indépendant de Saint-Omer de décembre 2011.

 

MGacel

 

 

Jojo le lutin est maintenant inquiet.  Ca fait plusieurs minutes qu’il a frappé à la porte du bureau du Père Noël sans réponse. Il se décide donc à entrer.

Le vieux barbu est bien là, très concentré sur son écran d’ordinateur :

-     Bonjour Père Noël ! Vous ne répondiez pas, alors je me suis permis d’entrer…

-          Ha ! Bonjour Jojo, marmonne le Père Noël, visiblement contrarié, excuse-moi je ne n’ai pas entendu…  Je « surfais » sur internet, quand je suis tombé sur cet article, qui relate une légende du Nord de la France…

-          A voir  votre tête, Père Noël, l’histoire ne semble pas vous plaire, en déduit le lutin.

-          Non, Jojo, elle ne me plaît pas du tout ! confirme le vieil homme. Il paraît qu’une créature hideuse vit au fond des marais de l’Audomarois. Il est écrit, là, qu’elle a un grouet, une espèce de crochet, avec lequel elle attrape tous les petits enfants qui se promènent par là pour les entraîner au fond de l’eau…

-          Mais c’est abominable, convient Jojo, surtout qu’une balade dans les marais doit être bien sympathique pour les petits ! Il y a tant d’insectes, d’oiseaux et d’autres petits animaux à y observer… C’est terrible…

-          Terrible ! Oui ! dit le Père Noël en se levant de son bureau et en faisant les cents pas dans la pièce, visiblement très énervé. Comment peut-on s’attaquer ainsi aux enfants ?

-          C’est une légende… Ca ne veut pas dire que ce monstre existe vraiment… dit le lutin pour tenter de le calmer,

-          Je suis aussi une légende, le coupe aussitôt Père Noël, est-ce que j’existe ? Oui ou non ?

Evidemment Jojo ne trouve rien à redire… Surtout que les lutins, les elfes, les farfadets reviennent également souvent dans les légendes…

-          «  Il faut que je tire cette affaire au clair ! Je vais immédiatement aller à Saint-Omer, pour rencontrer cette créature et lui dire le fond de ma pensée et lui demander de laisser mes petits terriens en paix et d’aller hanter une autre planète, décide le Père Noël.

-          Mais c’est dangereux ! dit Jojo, elle peut s’en prendre à vous, et vous tirer au fond des marais… Ce n’est pas raisonnable Père Noël… A votre âge, entreprendre un  voyage en plein été…

-          Je ne vais pas en Afrique Jojo, parviens quand même à ironiser le vieil homme, Le Pas-de-Calais en juillet c’est 25 degrés ou à peine plus maximum !  

 

Pas question de sortir le traîneau à cette époque de l’année, aussi le Père Noël choisit-il donc son scooter magique pour effectuer le voyage du Pôle Nord au Nord de la France. Ce scooter essentiellement fait de cotonneux nuages blancs, lui permet de passer inaperçu dans le bleu du ciel d’été et de pouvoir ainsi circuler à travers le monde incognito. Pour le voyage il opte pour une grosse combinaison blanche également, toujours dans le but de se confondre avec les nuages, mais pour découvrir les marais il avait prévu, comme le commun des mortels, un jean, des baskets, une chemisette et bien sûr un petit gilet de laine dont il vaut toujours mieux être pourvu dans le Pas-de-Calais.

 

Quand il arrive à Saint-Omer il se présente comme un vrai vacancier à l’office du tourisme pour y trouver les brochures qui le guideront jusqu’aux marais où se cache Marie Grouette, puisque c’est ainsi que s’appelle la vilaine créature.

 

Il se rend ensuite à l’embarcadère de Salperwick où il loue, une barque pour toute la journée.

Tandis qu’il rame doucement, il observe le merveilleux paysage de verdure et d’eau. Un immense sentiment de calme et de sérénité l’envahit. Pour un peu il en oublierait sa mission. Mais non, il sait bien pourquoi il est là. Il cherche en fait un endroit le plus sauvage qui soit, car il se doute que le monstre doit se cacher là. Quand il pense y être, il accoste et après avoir attaché sa barque à un saule têtard, il continue sa promenade à pieds.

 

-          Marie ! Marie Grouette… Es-tu là, appelle le Père Noël. Allez, montre-toi ! Ne sois-pas lâche ! Fais-moi voir que tu ne t’attaques pas qu’aux petits enfants sans défense !  Hou ! Hou ! Marie ! Viens que l’on ait une petite conversation tous les deux… »

 

Tout-à coup de gros bouillons commencent à remonter à la surface de l’eau et une immonde créature ruisselante de vase verte et marron sort du marais, un immense crochet à la main. Le Père Noël en perd la voix, et retient avec peine un haut-le-cœur de dégoût. Mais il est venu remplir une mission : libérer les petits nordistes de ce monstre, et il n’a pas l’intention de se dégonfler, même si  à cet instant, des gouttes de sueurs froides perlent sur son front.

 

-                                 Qui ose venir troubler le silence de mon royaume ? dit la chose d’une voix rauque

-                                 Heu… Moi, le Père Noël… dit le barbu d’une voix mal assurée

-       C’est ça ! ricane la créature, et moi je suis la belle au bois dormant…

-       Je ne plaisante pas, se fâche le vieil homme, mais en plein mois de juillet, je ne porte pas l’habit rouge… Maintenant, si tu ne me crois pas je peux claquer des doigts et…

-       Non ! Inutile je vous crois… dit Marie Grouette, d’une voix radoucie. Attendez Père Noël ! Laissez-moi le temps de me présenter dignement à vous… 

 

La masse informe et répugnante remonte alors sur la berge, à côté du vieil du homme qui,  lui, instinctivement recule de quelques pas.

Sous les yeux ébahis du Père Noël, elle se met à tourner sur elle-même deux fois dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, puis dans le sens contraire pour se transformer en un être extraordinaire.

 

Ses gracieuses formes féminines sont délicieusement mises en valeur par une robe fourreau vert bronze dont le bustier de couleur jaune retombe sur la poitrine en pétales d’une vaporeuse mousseline. Le Père Noël croit voir un iris sauvage personnifié.

Son visage est fin et délicat d’une blancheur légèrement verdâtre et les traits font indéniablement penser à une grenouille… mais une très jolie grenouille !

Un genre de chapeau en forme de nénuphar lui couvre la tête.

Elle tend alors au vieil homme une fine main aux doigts palmés avec un sourire enjôleur et dit d’une voix douce :

-          Permettez-moi maintenant de me présenter cher Père Noël, je suis Marie Grouette, la reine de ces lieux magiques ! 

-          Enchanté, euh… mademoiselle… Mais comment avez-vous fait cela ? demande-t-il en serrant la main tendue,

-       Je vous en prie Père Noël, continuez de me tutoyer et appelez-moi Marie… Tout simplement Marie.

-        Comme tu veux Marie, répond l’homme sous le charme, puis se souvenant soudain de sa mission, mais j’aimerais que tu expliques exactement pourquoi tu t’en prends  aux enfants…

-       Je vais tout vous raconter Père Noël, mais avant, que diriez-vous d’une petite promenade en ma compagnie ?

 

Et sans attendre la réponse, elle glisse son bras sous celui du vieil homme et le guide à travers  les pâturages et cultures traversés de watergangs fleuris de nénuphars, les  bosquets broussailleux, les arbustes et églantiers ; elle lui montre aussi le ballet des cygnes, des grèbes et colverts sur l’eau, le vol des cormorans et des hérons, le chant des oiseaux, lui explique le coassement des grenouilles, le bourdonnement des insectes…

Le Père Noël est sous le charme et s’émerveille de tout…

 

Tout à coup, le voilà qui lâche le bras de Marie pour cueillir un iris sauvage pour le lui offrir galamment, mais à peine a-t-il posé le pied sur ce qu’il prend pour un tapis d’herbe verte, que le sol se dérobe sous ses pieds et qu’il bascule dans l’eau trouble du marais. Marie, lui tend alors son grouet qu’elle avait toujours dans la main et remonte le vieil homme ruisselant et couvert de lentilles.

 

-          Charmant ! maugrée-t-il ! Moi qui commençais à trouver le coin sympathique !

-          Mais il est sympathique, le reprend doucement Marie, il faut juste rester sur les chemins tracés et balisés…

-          Il faut juste rester sur les chemins balisés, répète Père Noël irrité et vexé en imitant la voix de Marie.

-          Maintenant, je sais que vous comprendrez-mieux ma mission, dit tristement Marie, venez chez moi vous nettoyer et vous sécher…

-          Inutile, je suis le Père Noël et j’ai quelques pouvoirs, tu te souviens ? »

 

 Il claque alors des doigts furieusement et le voilà à nouveau propre et sec.

Puis sa colère retombe enfin et semble alors prendre conscience des paroles de la femme :

 

-      De quelle mission parles-tu ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

-          C’est MON histoire, soupire Marie. Asseyons-nous voulez-vous ? Nous serons plus à l’aise pour parler. 

 

Assis sur un vrai tapis de mousse cette fois, le Père Noël écoute sans l’interrompre la voix douce de la femme lui raconter l’histoire de Marie Grouette…

 

-          J’ai été moi aussi une enfant, il y a bien des années. J’adorais venir avec mes parents me promener dans ces marais. Je leur ai lâché la main, couru en avant, puis en suivant une libellule pour l’attraper, j’ai moi aussi posé le pied sur un tapis de lentilles vertes que j’ai confondu avec la berge… J’ai du m’enliser… Mes parents ne m’ont jamais retrouvée… Comme tant d’enfants je fus déclarée « disparue » dans les marais. En fait j’ai eu beaucoup de chance, j’ai été sauvée par les elfes des marais qui m’ont soignée, élevée et élue reine de cette contrée.  S’ils sont devenus ma nouvelle famille, je garde pourtant en moi cette indéfinissable souffrance que d’avoir été séparée de ma vraie famille : mon papa et ma maman, et je n’ose imaginer celle que mes parents ont du ressentir en me perdant. Pour que cela ne se reproduise plus, j’ai décidé de devenir Marie Grouette, créature hideuse pour effrayer les enfants et les inciter à bien garder la main de leurs parents, pour les protéger. Mon grouet n’est pas, comme le dit la légende pour les tirer au fond de l’eau mais pour les en sortir, si malgré mes efforts un garnement venait à y glisser quand même. Père Noël… Vous et moi aimons les enfants de la même façon…

 

Le vieil homme très ému, passe son bras autour des épaules de Marie pour la réconforter.

 

-          Je comprends Marie… Elle est formidable ta mission, et ô combien ingrate ! Il faut en effet beaucoup d’amour pour accepter tel sacrifice…

-          Vous savez Père Noël, mon sacrifice n’est rien… Ma vie est ici, et j’y suis bien au milieu de mes marais, de sa faune et sa flore et le monde magique des elfes… Bien davantage que vous et moi, les seuls qui sont vraiment à plaindre ou à féliciter, ce sont les parents des enfants…

-          Comment ça ?

-          Quand les enfants sont gentils, vous, à Noël les comblez de cadeaux, s’ils lâchent la main moi je leur fais peur et surgissant hors de la vase c’est notre mission un jour dans l’année ou comme ça en passant, mais les parents, eux, à chaque instant de la journée, ils doivent les couvrir de bisous par amour, ou les gronder aussi par amour, pour les protéger de tous les dangers de la vie…

-          Bon sang ! Mais tu as raison Marie… je n’avais jamais envisagé l’amour sous cet angle. C’est ma foi vrai que la mission des papas et des mamans et de loin la plus compliquée qui soit ! Mais comment le faire comprendre aux enfants ? demande le Père Noël

-          Je crois qu’ils le savent Père Noël, les enfants sont si intelligents ! dit Marie

-           Sur ces belles paroles, il est temps pour moi de remonter sur mon scooter du ciel, dit le vieil homme, j’ai été très heureux de faire ta connaissance Marie ! Me permets-tu de faire une photo de toi ?

-          Bien sûr Père Noël ! 

 

La jolie reine à la robe iris sauvage, prend la pose avant de repartir dans son royaume et le vieil homme son Pôle Nord.

 

-          Alors Père Noël, cette Marie Grouette ? lui demande Jojo le lutin à son retour

-          Quelle créature exquise, lui répond rêveusement Père Noël, tiens regarde dans la poche de mon gilet, je l’ai photographiée…

-          Heu… Exquise, n’est pas le mot qui me vient immédiatement à l’esprit face à cette… chose…

-          Comment cette chose… Elle est si… 

 

 Mais le Père Noël perd la voix en regardant la forme hideuse et dégoulinante de vase de l’image.

-          Ah ! Marie ! Jusqu’au bout tu accompliras ta mission, murmure-t-il pour lui seul, puis plus haut à l’attention du lutin, il faut savoir voir au-delà des apparences mon Jojo. L’amour et la beauté peuvent parfois prendre de bien curieuses formes… Elle est exquise, je t’assure… Tu sais bien que le Père Noël ne ment jamais !

 

 © Claudie Becques

 

Si vous vous demandez  "pourquoi écrire  et vouloir être éditée ?"

je vous répondrai "rien que pour ça" : 

http://94.198.162.142/editions_web/ipdc/vendredi30d%C3%A9cembre2011/20.pdf

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 20:53

 

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bisou.jpg  

UN petit bisou

Sur le nez, au bout

C’est mignon comme tout.

 

bisou.jpg 

UN petit bisou

Posé sur la joue

C’est chaud et c’est doux.

 

bisou.jpg 

Mais UN p’tit bisou

Dans le creux du cou

Ca chatouille beaucoup !

 

 

 

 

 

© Claudie Becques (16/12/2011)

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 20:41

anne-geddes.jpg

 

Faut pas tirer la queue du chat,

Sinon les griffes, il sortira.

 

Non ! Non ! Non ! Non !

On fait pas ça !

 

Faut pas tirer la queue du chien,

Sinon mordre, il le pourrait bien.

 

Non ! Non ! Non ! Non !

Ce n’est pas bien !

 

Il faut pas tirer les cheveux

Ni mettre les doigts dans les yeux.

 

Non ! Non ! Non ! Non !

C’est pas sérieux !

 

Faut pas manger avec les mains

Ni crier dans les magasins.

 

Non ! Non ! Non ! Non !

C’est trop vilain !

 

On tire pas la langue aux gens,

On répond pas à ses parents.

 

Non ! Non ! Non ! Non !

C’est pas marrant !

 

Mais si tu es sage toujours,

On dira de toi, tous les jours :

 

Ah ! Lalala !

Mais quel amour !

 

 

 

© Claudie Becques 16/12/2011


 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 20:37

 

3.jpg

 

 

 

 

Trois,

C’est papa, maman

Et moi.

 

.

 

Et qu’est ce qu’on

Est bien tous

Les trois.

 

.

 

Mais quand je suis

Plus dans leurs

Bras.

 

.

 

Dans mon lit,

On est encore

Trois :

 

.

 

Mon doudou,

Ma tétine

Et moi.

 

 

 

 

 

© Claudie Becques (16/12/2011)

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 20:25

 

2.jpg

 

 

J’ai deux petits yeux

Avec ou sans

Lunette.

 

Deux petites oreilles

Aux côtés

De ma tête.

  

J’ai deux petites mains

Pour faire

Les marionnettes.

 

Et deux petits pieds

Pour faire

Des claquettes.

 

Un plus un font deux

Et ça c’est vraiment

Chouette !

 

 

 

 

 

 

© Claudie Becques (16/12/2011)

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 22:00

 

 

geddes1[1]

 

Il était une fois une petite graine d’amour qui poussait dans le ventre d’une maman.

Plus la petite graine poussait, plus le ventre de la maman grossissait.

Au début la petite graine avait l’impression de flotter.
Et elle aimait ça la petite graine.

Elle était bien dans son petit cocon d’amour.

Il était si confortable ce petit nid douillet et chaud !

La petite graine se laissait pousser sans se poser de question.

Elle ne se préoccupait pas non plus des petits bruits lointains qu’elle entendait vaguement grâce à la petite tête qu’elle avait désormais avec un petit nez, une petite bouche, mais surtout deux petites oreilles sur les côtés..

 

Plus les jours passaient et plus la petite graine d’amour entendait mieux ces bruits.

Mais il en était un, surtout, qu’elle préférait aux autres : celui que faisait la voix douce de la maman. SA maman !

De temps en temps pourtant, au fil du temps, la petite graine s’ennuyait.

Alors elle se mettait à tambouriner avec les petits pieds et  les petites mains. qui lui étaient poussés aussi.

- « Ouh ! Ouh ! Je suis là ! Faudrait voir à ne pas m’oublier… » semblait-elle dire.

Elle entendait alors la voix douce de SA maman rire, lui parler ou chantonner tandis que sa main caressait doucement son ventre tout rond.

Quelquefois, une voix plus grosse se mêlait à celle de SA maman.

La petite graine n’avait pas peur de cette grosse voix parce qu’elle lui parlait doucement aussi et parce que la petite graine avait compris que c’était la voix du papa. SON papa !

Par contre lorsque le papa posait aussi sa grosse main sur le ventre de la SA maman, la petite graine cessait de gigoter.

Parce que même si c’était SON papa, la petite graine préférait garder le plus longtemps possible comme un doux secret, tout le mystère de sa présence dans le ventre de SA maman.

Nourrie abondamment de l’amour de SA maman et de SON papa, la petite graine grossissait de plus en plus, et se sentait du coup,  de plus en plus à l’étroit, dans le ventre de maman.

Alors, un jour, la petite graine d’amour décida d’abandonner son petit nid douillet pour vivre la grande aventure.

C’était le lundi 5 décembre 2011 à 23 heures.

 

- « Y en a marre ! se mit-elle en colère, je veux sortir !!! Laissez-moi sortir ! Je veux sort… »

Et elle se débattit tellement fort, qu’elle se sentit emportée dans un immense tourbillon.

- « Au secours ! hurla la petite graine d’amour, je vais tomber… »

Mais alors qu’elle se sentait glisser dans un grand vide glacé, des mains l’attrapèrent et la placèrent sur la peau douce et chaude de la maman. SA maman ! Elle l’aurait reconnue entre mille. Et la grosse voix était là elle aussi, celle du papa. SON papa !

 

- Oh ! Quel joli bébé d’amour ! s’exclamèrent des voix inconnues
- Alors c’est ça que je suis ? Un bébé ? Je ne suis donc plus une simple graine ?
- C’est une adorable petite fille !
- Ah bon ! D’accord ! Si vous le dîtes les blouses blanches… je vous crois.
- Bonjour Léa !  dirent en chœur la voix douce et la grosse voix.
- Bonjour maman ! Bonjour papa !  a crié très fort la petite Léa.

Mais SA maman, et SON papa ont juste entendu :
- Ouin ! Ouin ! Ouin ! Ouin !

 

« Tant pis !  pensa Léa en se laissant tendrement bercer  au creux des bras de SA maman et SON papa qui l’embrassaient sans pouvoir s’arrêter, j’ai toute la vie maintenant pour apprendre à me faire comprendre ainsi que toutes ces choses dont j’ignore tout et dont je n’ai même pas idée ! Mais… même pas peur ! Parce que j’aurai tout l’amour de MA maman et de MON papa pour y arriver. »

 

©  Claudie Becques

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 19:53

Une façon toute personnelle de souhaiter une bonne fête à tous les papas...

  papa.jpg

 

herisson.jpg  Des fois, il pique comme un hérisson,

Il me fait aussi parfois  les gros yeux du crapaud,  crapaud.jpg

Il peut prendre en plus, quand je ne suis vraiment pas sage,

loup-garou.jpg   la grosse voix du loup garou…

 

Mais souvent il frotte son nez contre le mien

comme un petit chat,  chat.jpg

Et il fait des grimaces comme un vrai singe,

singe.jpg   rien que pour me faire rire ;

Il  sait encore jongler avec un ballon comme une otarie,  otarie.jpg

oiseau.jpg  Et  siffler aussi comme un oiseau…

 

Mais pour moi, c’est surtout le gros nounours,

Contre lequel j’aime me blottir…

ours.jpg

Mon papa !

 

Claudie Becques

(17/06/2011)

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 05:06

 

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J'ai cet immense bonheur que de pouvoir cotoyer les enfants

au cours de mes séances de dédicaces en librairies ou aux salons du livre.

Croiser leurs regards, leur parler, les écouter

est vraiment enrichissant et émouvant.

Un jour, très bientôt peut-être, tout ça s'arrêtera...

Alors pour ne pas oublier,

 j'ai décidé de poser ici leurs mots pleins d'innocence

et d'une stupéfiante logique.

 

Claudie Becques

 

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En mars au salon du livre de Bondues (59)...

 

Je demande : "Veux-tu que je marque un petit mot à l'intérieur de ton livre ?

 

La maman : "Veux-tu une dédicace ?"

 

La petite fille : "C'est quoi une dédicace ?"

 

La maman : " La dame va écrire ton nom et un petit mot rien que pour toi...

 

La petite fille : "D'accord, je veux bien qu'elle marque mon nom...

comme ça si je le perds on pourra me le rendre"

 

___________________________________

 

 

  

 

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