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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 20:03

Je ne risque que quelques sourires moqueurs...

 

Je soumets donc à vos commentaires, conseils et surtout critiques, le dessin d'entrée en matière de mon conte pour enfants.

 

Voilà c'est le château du Romelaëre, où naquit la princesse, héroïne de mon histoire qui se passe dans mes chers marais.

 

Beaucoup d'entre vous sont de vrais artistes je compte sur vous pour m'indiquer les erreurs grossières de perspectives par exemple.

 

Personnellement j'en ai relevé une énorme... mais je ne vous le dirai pas Na !

 

Moi je m'en vais dessiner la suite...

 

Clo

 

 

 Chateau du Romelaere    chateau du Romelaere

 

 

 AVANT......                                                                               APRES  VOS REMARQUES

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 16:54

 

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Qu'est-ce que tu as mon cœur ?

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Mais… Tu es amoureux ?

 

C'est vrai qu'il est mignon,

C'est un gentil garçon,

Quand il me prend la main,

Soudain je suis si bien.

 
Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Mais arrête mon cœur !

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Oui… Tu es amoureux.

 
Même si on est petit

On aime nous aussi…

Pour la Saint-Valentin,

Je lui donne un dessin.

 
Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Mais quel est donc ce bruit ?

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Mais… C'est son cœur à lui !

 

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Alors c'est ça l'amour ?

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Deux cœurs qui battent à l'unisson comme un tambour ?

  

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 16:33

noel.jpg

 

Depuis quelques temps le Père Noël se sent un peu boudiné dans ses habits.

 

Et puis quand il va en vacances au bord de l'Océan Pacifique, il n'ose plus se mettre en maillot de bain. Il a un peu honte de son gros ventre qu'il cache du mieux qu'il peu derrière sa barbe.

 

"Mais non Père Noël, vous êtes très bien comme ça" le rassurent les lutins, mais c'est une idée fixe pour le Père Noël : "Je suis trop gros".

 

Alors il  supprime le bon chocolat qu'il aime tant, les bonnes gaufres de la Mère Noëlle. Il ne fait plus de petit lac de sauce dans sa purée. Il ne met plus de gruyère ni de ketchup dans ses coquillettes. Il ne mange plus de bonbons. Le soir il se contente de soupe ou de salade et le midi de légumes cuits à la vapeur,  de viande et de poisson grillés.

 

Et il a même repris une activité physique en faisant de longues marches en raquettes dans la neige de son Pôle Nord.

 

Au bout de quelques semaines, ses efforts finissent par être récompensés et la Mère Noëlle est obligée de reprendre toutes les coutures de ses pantalons et chemises.

 

Le Père Noël est très satisfait. Il se sent moins essoufflé et plus jeune.

 

S'en vient Noël, le jour de la Grande Distribution.

 

Or, pour cette occasion il lui faut revêtir son bel habit rouge de gala et catastrophe !

La Mère Noëlle a complètement oublié d'en réduire la taille.

Quelle panique ! Comme il est trop tard pour le faire,  La Mère Noëlle dispose des épingles ici et là pour que le Père Noël ne soit pas gêné par son costume et elle coud vite fait bien fait un élastique plus court à la taille pour faire tenir le pantalon.

 

Et Hop le voilà parti !

 

Pendant ce temps,  en France, un petit garçon est inquiet : il a peur de ne pas recevoir tous les cadeaux de sa liste. Ce n'est pas qu'il soit moins sage que les autres petits garçons mais… il dit beaucoup de gros mots et sa maman, qui le gronde à chaque fois qu'elle l'entend, lui a dit : "Cette année c'est  le Père Fouettard qui va venir et tu auras un martinet au lieu des jouets que tu attends."

 

Il est bien décidé à plaider sa cause auprès de celui qui descendra de la cheminée, en expliquant que ce n'est pas de faute ; qu'à force d'entendre pleins de gros mots à la télé et dans les rues, certains lui sortent automatiquement de la bouche sans qu'il ait le temps de les retenir. Mais il sait que ce n'est pas beau et qu'il fera des efforts pour n'en plus dire.

Alors quand toute la maison est endormie, Jonathan – c'est son nom – descend à pieds nus l’escalier pour aller s’asseoir derrière un des deux gros fauteuils  de la salle à manger avec son doudou dans les  bras,  pour attendre le visiteur.

 

Il s’était d’ailleurs quelque peu assoupi lorsqu’un bruit  en provenance de la cheminée le réveilla et lui révéla un spectacle des plus étonnants : alors que deux bottes noires apparaissaient, l’élastique du pantalon rouge lâcha, dévoilant les deux jambes et le caleçon à fleurs du Père-Noël qui posa les pieds par terre ainsi que  sa hotte tout en énumérant toute une collection de jurons.

 

Jonathan, bouche bée  qui avait assisté à la scène sans en perdre une miette vit le Père Noël remonter son pantalon, et le maintenant d’une main, sortir de l’autre des cadeaux de sa hotte grommelant toujours entre ses dents.

 

Le gamin, soudain hilare en réalisant le ridicule de la situation se cacha derrière le fauteuil en étouffant son fou-rire dans son doudou, mais le Père Noël qui avait l’ouïe fine l’entendit et s’approcha tout doucement de lui.

 

-       « Tu ne dors pas Jonathan ? Ce n’est pas bien de désobéir : ta maman ne t’avait-elle pas demandé de faire un gros dodo ? »

 

Le petit garçon cessa immédiatement de rire et sa lèvre se mit à trembler comme pour pleurer en acquiesçant de la tête…

 

-       « Non, ce n’est pas grave, le rassura la Père Noël… D’ailleurs je suis plutôt content de te voir parce que tu vois j’ai un petit problème et ça m’aiderait bien si tu pouvais me trouver une épingle ou un bout de ficelle pour faire tenir mon pantalon, parce que ça va me ralentir dans ma distribution… »

 

Jonathan alla doucement chercher la ceinture de son papa et l’apporta au Père Noël qui put ainsi remettre en place son pantalon.

 

-       « Merci mon grand !  Ne t’inquiète pas, je la redéposerai dès que j’aurai terminé ma tournée. Mais tu dois aller te coucher maintenant, et me promettre de n’ouvrir tes cadeaux que demain matin…

-       Oui Père Noël… Euh, tu n’es pas en colère pour les gros mots ?

-       Eh bien… C’est vrai que ce n’est pas très joli, et qu’il faut essayer de ne plus dire mais… quelquefois… ils sortent tous seuls n’est-ce pas ? dit-il en souriant. Moi-même quelquefois… Alors on va faire des efforts tous les deux, d’accord ?

 

Jonathan fit oui de la tête et gravissant les marches de l’escalier, son doudou dans les bras, en faisant signe au revoir de la main au Père Noël qui remonta par la cheminée.

 

Le lendemain matin, quand le petit garçon ouvrit ses paquets, il ne savait plus s’il avait rêvé ce Père Noël en caleçon ou s’il l’avait vraiment entendu aussi dire des gros mots…

 

Toujours est-il que la ceinture de son père était posée sur le fauteuil.



Claudie Becques (17/01/2010)

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 16:41


pere_noel2.jpg      3617_balance-de-la-justice.jpg     pere-fouettard.jpg


De la même façon qu'il y a, parmi les enfants, des petits anges et des petits diables, il y a le Père-Noël et le Père Fouettard.

Il est vrai que l'on entend beaucoup moins parler aujourd'hui du Père Fouettard.


Néanmoins les Anciens vous diront que jadis, au pied du sapin, le Père-Noël y déposait des friandises pour les enfants sages et le Père Fouettard un martinet (une espèce de petit fouet) pour les petits garnements, afin de permettre aux parents de leur donner une bonne correction après chaque bêtise.


Mais -et fort heureusement- depuis qu'une loi a été votée pour protéger les enfants de toute cruauté, c'est désormais en privant de télévision ou de jeux vidéo que les parents punissent leurs enfants, ce qui, au moins ne leur fait pas de mal et leur permet de réfléchir à ce qui leur est reproché.


 
"Ouf ! pensent  les enfants, le Père Fouettard est donc hors service ! A nous les cadeaux, que nous soyons sages ou méchants !"


Pas du tout !


Il a seulement changé sa méthode. Il continue d'ailleurs toujours avec autant de plaisir à dénoncer chaque mauvaise action des gamins comme le prévoit le Contrat de Noël : l'homme à la barbe blanche et l'homme à la barbe noire sont obligés de tenir des listes, l'un des enfants sages et l'autre des vilains.


Quelques jours avant Noël, au Tribunal du Pôle Nord, chaque barbu défend la cause de ses petits "protégés".


Le lutin Président de la Cour du Pôle Nord énumère alors les bêtises de chaque enfant.


Le Père-Noël essaie alors d'expliquer les raisons qui ont pu pousser le bambin à faire cette mauvaise action, quand au Père Fouettard, il démontre les conséquences de l'acte, s'il y a eu éventuellement préméditation et même plaisir à le faire.


Un jury composé de lutins, vote à main levée pour exprimer selon leur intime conviction, si la faute est grave ou sans grand importance.

Si la majorité, c'est à dire le plus grand nombre de mains levées, pense que  c'est une grosse bêtise, le Président du Tribunal du Pôle Nord barre alors l'un des cadeaux de la liste de l'enfant qui se trouve ainsi puni.


Comment savent-ils ce que les enfants font de bien ou de mal ?


Hé, hé… Il arrive que quelques parents ou professeurs des écoles signalent parfois le manque de respect ou de travail, mais c'est plutôt rare… parce que ce n'est pas beau de "rapporter" et que ce n'est vraiment pas montrer le bon exemple aux plus petits.


Mais, n'oublions pas que nous sommes au XXIème  siècle, celui de la haute technologie et le méchant Père Fouettard a fait poser partout, bien cachées, des petites caméras qui enregistrent les bonnes et mauvaises actions de tous, à partir desquelles un lutin-vigile peut établir les fameuses listes de bêtises.


Soyez sages et souriez les enfants, vous êtes filmés !

Non, non  ! Inutile de chercher : vous ne verrez pas les caméras.


Ah ! Petite précision : le Père-Noël est un excellent avocat de la défense qui démonte presque très  facilement les accusations et les arguments du Père Fouettard.

Il gagne presque toujours en riant doucement dans sa barbe.


N'empêche que de temps en temps, au pied du sapin, il peut manquer un cadeau… alors méfiance !

 

Claudie Becques (05/01/2010)

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 16:42

p-re-noel.gif



C’était un mois de juillet. Le Père-Noël, allongé dans un transat, sirotait un jus de fruit frais face à l’Océan Pacifique où il prenait quelques vacances bien méritées. Ses doigts de pieds en éventail battaient la mesure de la musique qu’il écoutait à travers le casque posé sur ses oreilles afin de ne pas déranger les autres vacanciers.

Tout à coup : le flash-info. « Deux chercheurs écossais ont réussi une expérience génétique absolument incroyable : le clonage d’une brebis. » Le journaliste expliquait qu’à partir des cellules d’une brebis les scientifiques avaient créé dans des éprouvettes une autre brebis absolument identique appelée Dolly.

Le Père-Noël qui est, comme on le sait un monsieur très âgé, était fort intéressé par la nouvelle. Il était en effet chaque année un peu plus fatigué par tout le travail qu’il lui fallait accomplir afin de faire plaisir aux enfants du monde entier. Bien sûr, les lutins l’aidaient énormément pour la fabrication des jouets, faire les paquets cadeaux et charger le traîneau, mais c’était à lui seul que revenaient certaines tâches en plus de la Grande Distribution, notamment aller à la rencontre des enfants. Oh ! Il adorait ces instants où ses yeux croisaient enfin ceux des petits où brillaient mille étoiles, mais ça le désolait de savoir que plein d’autres enfants n’avaient pas pu lui dire eux-mêmes dans le creux de l’oreille les cadeaux dont ils rêvaient ou n’avaient pas pu faire une photo assis sur ses genoux dans les galeries marchandes.

Il se dit alors que s’il pouvait avoir plein de frères en tous points identiques à lui-même, il pourrait faire  plaisir à plus de petits garçons et de petites filles.

Il délaissa donc son bermuda, le soleil et la plage pour rentrer immédiatement au Pôle Nord et convoquer Messieurs Wilmut et Campbell. Il demanda donc aux « papas » de Dolly de bien vouloir créer des clones de Père-Noël.

Les chercheurs n’étaient pas du tout d’accord parce qu’il était hors de question de faire ce genre d’expérience sur des hommes, mais comment résister au Père-Noël et à cet argument « faire le bonheur des enfants ».

Ils prélevèrent donc quelques poils de sa barbe et repartirent dans leur pays pour essayer, dans leurs éprouvettes de copier-coller le Père-Noël.

Le premier n’était pas franchement une réussite : il était trop maigre. C’est normal on ne peut pas réussir du premier coup. Le second était mieux, mais faisait un peu trop jeune. Le troisième était parfait, mais… beaucoup plus petit que le vrai. Bref, ils en fabriquèrent plusieurs centaines avant de se rendre compte que jamais ils ne parviendraient à en faire un seul qui fut la copie exactement conforme à l’original. Normal : le Père-Noël est unique !

Les scientifiques appelèrent le Père-Noël pour lui avouer que leur mission avait échoué et qu’ils se demandaient bien ce qu’ils allaient bien pouvoir faire de tous ces Pères-Noël un peu bizarres. L’homme en rouge leur dit que puisque c’est lui qui en avait fait la demande,  il s’occuperait de ces drôles de petits frères. Quand il les vit, il comprit immédiatement que les enfants, qui sont très très futés, ne seraient pas dupes de ces ridicules copies.

Pourtant maintenant qu’ils étaient là, autant qu’ils l’aident quand même. Il donna donc quelques conseils aux uns et aux autres pour qu’ils aient un peu plus d’allure, et à tous des paquets de bonbons à distribuer et les envoya dans les rues des villes, les galeries marchandes, les « arbres de Noël » des comités d’entreprises et les fêtes d’écoles pour aller à la rencontre des enfants du monde entier.

C’est pour cette raison que quelquefois, on peut croiser plusieurs Pères-Noël très différents presque au même endroit et en même temps,  parce qu’en plus ils ne sont pas très malins.

Les enfants ne disent rien, mais ils ont tout compris : il n’y a qu’un seul vrai Père-Noël qui travaille dur pour combler leurs attentes et les gâter le 25 décembre, alors ils lui pardonnent de leur envoyer ces rigolos bonshommes en rouge qui se font passer pour lui.


 

perenoel-et-clone.gif


 

Claudie Becques (02/01/2010)

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:44


Assis face au lac gelé, Baroudeur observait les reflets de la lune faire étinceler cette espèce de miroir comme si les étoiles elles-mêmes s’y miraient.

Il revendiquait haut et fort depuis tant d’années le bonheur de rester un chat libre et de pouvoir aller et venir à sa guise ! Pourtant, là, en ce soir de Noël, il aurait bien volontiers échangé cette vue merveilleuse pour celle d’un sapin illuminé dans une maison ou crépiterait un bon feu dans la cheminée.

Il tourna la tête à gauche et à droite comme pour s’assurer que personne n’ait pu l’entendre penser. C’est qu’il a sa fierté le tigré des rues !

Mais il était bien seul.  Il poussa un soupir de soulagement –ou de résignation- et se leva pour aller dormir dans le vieux tonneau où il avait élu domicile depuis le début de l’hiver. Il pensa à Pimprenelle, la jolie siamoise qui habitait à quelques mètres de là et qui devait dormir bien au chaud dans son petit panier de mousse.

Il revoyait sa jolie robe noire bien lustrée et son élégant petit collier rouge autour du cou où brillait une petite clochette…  Elle si gracieuse, si élégante et racée…  Qu’elle lui ait un jour permis une galante aventure ! Il n’en revenait toujours pas. Bien sûr qu’il avait un certain succès auprès des femelles, mais qu’une splendeur de cette classe lui ait permis à lui, le vagabond, l’honneur d’une cour et même de quelques étreintes ! Rien que d’y penser son petit cœur bondissait encore dans son corps.  Tout à coup, il lui apparut comme une évidence que l’amour  était vraiment la seule chose qui vaille la peine d’être vécue,  dut-il pour cela faire le sacrifice de sa liberté.

Mais elle… Partageait-elle ses tendres sentiments ou n’avait-elle éprouvé que le besoin de s’encanailler ou de répondre simplement à l’appel des sens ? 

Baroudeur tournait et retournait dans son abri sans trouver le sommeil et fut pris soudain d’une irrésistible envie de la revoir une fois encore. Il regarda le ciel constellé en une muette prière « Juste la voir quelques secondes en cette nuit de Noël ». Il lui sembla apercevoir une étoile filante, mais sans doute n’était-ce que le fruit de son imagination…

Il avança de sa démarche souple jusqu’à la cité voisine et le cœur battant, il s’approcha du carré de lumière de la porte-fenêtre qui, par chance n’avait pas la persienne baissée et il put alors la voir.

Elle était couchée sur les jambes de son maître qui la caressait, face à l’âtre flamboyant. Le chat des rues imaginait son doux ronronnement…

Un sapin décoré de paillettes et de boules multicolores étincelait à côté du fauteuil.

Mais la rêverie lui avait fait baisser sa garde habituelle et Baroudeur n’entendit pas arriver le chien du voisin dont les crocs se refermèrent tel un étau sur ses flancs avec un grognement d’enfer. 

Le pauvre chat hurla de douleur sans pouvoir se dégager et attendit le coup de grâce. Il entendit des cris d’hommes, il crut aussi percevoir un miaulement de chatte…  de Pimprenelle lui sembla-t-il, mais sans doute n’était-ce qu’un leurre de la mort qui voulait l’emporter, puis il se sentit soulever …  et plus rien. 

Une grande lueur blanche… Ainsi donc existait-t-il un paradis pour les chats, et même pour un vulgaire félin des rues ?

Une grosse voix… si douce…

Une grosse main… si câline, sur sa petite tête…

Une chaleur…

Un sentiment de  sécurité, de bien-être malgré quelques douleurs un peu partout qui l’empêchait de bouger encore…

Un bandage autour du corps…

Et là… deux yeux topaze, inquiets qui le scrutaient, une petite clochette dorée sur un petit collier rouge, et une robe noire et lustrée… Pimprenelle… l’amour de sa vie.

-          « Eh bien tu nous as fait une belle peur  petit garnement, grondait doucement une voix humaine. Hein Pimprenelle qu’il nous a fait peur ? Mais te voilà sauvé maintenant et si  le cœur t’en dit tu pourras rester aussi longtemps que tu le souhaiteras… Je t’appellerai Pimpin ! Pimpin et Pimprenelle… Ca sonne bien tu ne trouves pas ? »

« Oui le maître… ça sonne bien !  Ah ! Je sens que je vais me plaire ici, même si je dois abandonner ma liberté et mon nom », pensa Baroudeur.

Un sapin, un bon feu dans une cheminée, une main qui caresse et le regard amoureux de sa bien-aimée…

N’est-ce pas la magie de Noël ?

 

Claudie Becques (23/12/2009)

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 22:26

Un petit conte pour petits et grands...

chat-cassis.gif


Assis face au lac gelé, Baroudeur observait les reflets de la lune faire étinceler cette espèce de miroir comme si les étoiles elles-mêmes s’y miraient.

Il revendiquait haut et fort depuis tant d’années le bonheur de rester un chat libre et de pouvoir aller et venir à sa guise ! Pourtant, là, en ce soir de Noël, il aurait bien volontiers échangé cette vue merveilleuse pour celle d’un sapin illuminé dans une maison ou crépiterait un bon feu dans la cheminée.

Il tourna la tête à gauche et à droite comme pour s’assurer que personne n’ait pu l’entendre penser. C’est qu’il a sa fierté le tigré des rues !

Mais il était bien seul.  Il poussa un soupir de soulagement –ou de résignation- et se leva pour aller dormir dans le vieux tonneau où il avait élu domicile depuis le début de l’hiver. Il pensa à Pimprenelle, la jolie siamoise qui habitait à quelques mètres de là et qui devait dormir bien au chaud dans son petit panier de mousse.

Il revoyait sa jolie robe noire bien lustrée et son élégant petit collier rouge autour du cou où brillait une petite clochette…  Elle si gracieuse, si élégante et racée…  Qu’elle lui ait un jour permis une galante aventure ! Il n’en revenait toujours pas. Bien sûr qu’il avait un certain succès auprès des femelles, mais qu’une splendeur de cette classe lui ait permis à lui, le vagabond, l’honneur d’une cour et même de quelques étreintes ! Rien que d’y penser son petit cœur bondissait encore dans son corps.  Tout à coup, il lui apparut comme une évidence que l’amour  était vraiment la seule chose qui vaille la peine d’être vécue,  dut-il pour cela faire le sacrifice de sa liberté.

Mais elle… Partageait-elle ses tendres sentiments ou n’avait-elle éprouvé que le besoin de s’encanailler ou de répondre simplement à l’appel des sens ? 

Baroudeur tournait et retournait dans son abri sans trouver le sommeil et fut pris soudain d’une irrésistible envie de la revoir une fois encore. Il regarda le ciel constellé en une muette prière « Juste la voir quelques secondes en cette nuit de Noël ». Il lui sembla apercevoir une étoile filante, mais sans doute n’était-ce que le fruit de son imagination…

Il avança de sa démarche souple jusqu’à la cité voisine et le cœur battant, il s’approcha du carré de lumière de la porte-fenêtre qui, par chance n’avait pas la persienne baissée et il put alors la voir.

Elle était couchée sur les jambes de son maître qui la caressait, face à l’âtre flamboyant. Le chat des rues imaginait son doux ronronnement…

Un sapin décoré de paillettes et de boules multicolores étincelait à côté du fauteuil.

Mais la rêverie lui avait fait baisser sa garde habituelle et Baroudeur n’entendit pas arriver le chien du voisin dont les crocs se refermèrent tel un étau sur ses flancs avec un grognement d’enfer.  

Le pauvre chat hurla de douleur sans pouvoir se dégager et attendit le coup de grâce. Il entendit des cris d’hommes, il crut aussi percevoir un miaulement de chatte…  de Pimprenelle lui sembla-t-il, mais sans doute n’était-ce qu’un leurre de la mort qui voulait l’emporter, puis il se sentit soulever …  et plus rien. 

Une grande lueur blanche… Ainsi donc existait-t-il un paradis pour les chats, et même pour un vulgaire félin des rues ?

Une grosse voix… si douce…

Une grosse main… si câline, sur sa petite tête…

Une chaleur…

Un sentiment de  sécurité, de bien-être malgré quelques douleurs un peu partout qui l’empêchait de bouger encore…

Un bandage autour du corps…

Et là… deux yeux topaze, inquiets qui le scrutaient, une petite clochette dorée sur un petit collier rouge, et une robe noire et lustrée… Pimprenelle… l’amour de sa vie.

-          « Eh bien tu nous as fait une belle peur  petit garnement, grondait doucement une voix humaine. Hein Pimprenelle qu’il nous a fait peur ? Mais te voilà sauvé maintenant et si  le cœur t’en dit tu pourras rester aussi longtemps que tu le souhaiteras… Je t’appellerai Pimpin ! Pimpin et Pimprenelle… Ca sonne bien tu ne trouves pas ? »

« Oui le maître… ça sonne bien !  Ah ! Je sens que je vais me plaire ici, même si je dois abandonner ma liberté et mon nom », pensa Baroudeur.

Un sapin, un bon feu dans une cheminée, une main qui caresse et le regard amoureux de sa bien-aimée…

N’est-ce pas la magie de Noël ?

 

Claudie Becques (23/12/2009)

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 16:46

p-re-noel.gif

 

Le Père Noël est assis face à son ordinateur où il enregistre toutes les commandes des enfants.

Il entre ainsi toutes les données – noms, prénoms, adresses et vœux – qui figurent dans les lettres qu'il reçoit et qu'il peut ensuite passer dans le destructeur de documents, pour les recycler en poussières d'étoiles qui formeront les queues des comètes.

 

Via intranet, il transmet alors aux lutins magasiniers l'ordre de faire emballer les cadeaux demandés qui ont été fabriqués au cours de l'année. Ces derniers sont ensuite envoyés par tapis roulant au service expédition qui peut alors charger le traîneau magique.

 

Le fait d'être très âgé ne l'empêche pas d'être à la pointe du progrès !

 

Outre un gain de temps très appréciable, l'informatisation du Père Noël lui offre en plus, la possibilité de consulter d'un simple clic le suivi des commandes, le prix de revient de chaque tournée et d'ainsi pouvoir établir des statistiques.

Tout est donc répertorié, enregistré, sauvegardé et archivé, année après année.

 

Il peut aussi par ce biais, en tant que chef de la plus grande entreprise du monde, rendre compte au fisc des cieux et à l'URSSAF. Eh oui ! On ne fait pas travailler autant de lutins sans verser de cotisations !

Très soucieux d'être bien en règle avec l'administration céleste et surtout en totale conformité avec les normes terrestres le Père Noël préfère donc s'acquitter personnellement de ces tâches.

 

Lorsque tout à coup : "ALERTE ! ALERTE ! DETECTION D'UN VIRUS ! ALERTE ! ALERTE !"

 

Le vieux barbu n'avait encore jamais jusqu'à ce jour, été confronté à ce problème.

Son écran devint noir, puis le tableau sur lequel il travaillait réapparut, mais un énorme ver se mit à dévorer ligne après ligne chacune des données qu'il venait d'y intégrer.

 

Le Père Noël bipa immédiatement le lutin ingénieur-informaticien qui accourut aussitôt.

 

-         "Utilise vite une disquette antibiotique, s'impatienta, le vieil homme en s'épongeant le front avec son grand mouchoir à carreaux

-         Voyons Père Noël, vous savez bien que ce n'est pas automatique, et en plus ça sert à rien" gronda le spécialiste en insérant un CD ROM dans l'unité centrale."

 

Le moteur ronronna et comme par magie, le ver cessa de dévorer les éléments du tableau.

Le lutin fit encore diverses manipulations sur le clavier qui désintégra définitivement le monstre.

 

-         "Ouf ! Mais pour les éléments manquants ?

-         Vous n'aviez pas fait de sauvegarde Père Noël ?

-         C'est que je n'en ai pas eu le temps" paniqua l'homme à l'habit rouge en se précipitant sur la corbeille de lettres destinées à la broyeuse."

 

Il recommença à saisir chaque demande dans son tableau.

 

Normalement l'incident n'aura pas été préjudiciable. Je dis bien "NORMALEMENT" !

Mais, si par hasard, votre souhait ne se réalisait pas lors de la nuit au 24 au 25 décembre, ne soyez pas trop sévère avec le Père Noël, et dites-vous que vous n'êtes que la victime d'un malencontreux bug informatique.

 


Claudie Becques   
(12/12/2007)

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 16:49

23 décembre…

 

Sur les hauteurs des montagnes des Alpes, Petit Sapin est tristounet.

Ses branches retombent comme pour toucher le sol. Elles ne sont pourtant que très peu recouvertes de neige puisque protégées par celles des très grands arbres.




Non, quelque chose ne va chez Petit sapin, car bien qu'il fasse partie de cette espèce d'arbres qui garde son feuillage en hiver, quelques épines jonchent quand même le tapis blanc.

Ses parents très inquiets envoient chercher Monsieur Hibou-qui-sait-tout.



 

L'oiseau observe le malade, le questionne et s'en va rassurer Monsieur et Madame Sapin :

 

-    " Votre fils nous fait un petit coup de déprime passager. Il a entendu dire que dans la vallée, les hommes on fait venir des petits sapins pour les garnir de couleurs et de lumières pour les fêtes de fin d'année et il est très déçu de ne pas avoir été choisi lui aussi…

-   Oh, mais heureusement qu'ils ne nous l'ont pas déraciné notre Petit ! s'écrie Maman Sapin, personne ne sait le sort que l'on réserve après la nouvelle année aux petits sapins…

-   Que faire pour lui rendre la joie de vivre ? questionne le Papa

-   De l'attention et de l'amour… je ne vois que ça," soupire Monsieur Hibou.

 

La nouvelle fait le tour de la forêt et chacun, attristé, cherche comment redonner le sourire au Petit sapin.

 


Une assemblée extraordinaire présidée par Dame Lune, est organisée pour définir la stratégie à adopter, et au petit matin du 24 décembre…

 



Les écureuils se mettent à enlever avec leurs petites pattes le peu de neige qui recouvre les branches de Petit Sapin jusqu'à ce que sa parure soit bien verte comme en plein été.

 



Lorsque c'est le cas, des centaines d'araignées grimpent alors sur notre petit arbre et commencent à tisser des guirlandes tout autour de lui. Ce travail d'artiste leur prend quasiment toute la journée, et bientôt, le jour commence à tomber.



 

Petit Sapin ne comprend pas trop ce qui se passe, mais on s'occupe de lui et ça semble lui plaire. De temps en temps il se tortille parce que toutes ces araignées ça le chatouille un petit peu.

 

Lorsque les fileuses ont terminé leurs jolies broderies, les écureuils reviennent alors avec plein de pommes de pin tombées de Papa Sapin qu'ils avaient entassées dans leurs réserves pour l'hiver et les accrochent au tout petit.


 


Quand tout est fait, le vent du Nord vient délicatement souffler sur chaque guirlande et chaque pomme de pin pour les recouvrir d'une fine couche de givre scintillante sous les rayons de la lune.



 

Puis Monsieur Hibou-qui-sait-tout,  donne alors le signal aux milliers de lucioles qu'il a convoquées et toutes se posent ici et là sur Petit Sapin qui se met alors à briller de mille feux.

 

Comme il est fier Petit Sapin lorsque tous les animaux de la forêt venus pour le contempler s'extasient dans un énorme "OHHHHH !" admiratif.



 

Et lorsque les douze coups de minuit retentissent de la petite église tout au fond de la vallée, les voix des amis de toutes plumes et de tous poils qui entourent Petit Sapin, s'unissent en une gigantesque chorale dirigée par Monsieur Hibou-qui-sait-tout pour entonner :

 

"Mon beau sapin
Roi des forêts
Que j'aime ta verdure !
Quand, par l'hiver
Bois et guérets
Sont dépouillés
De leurs attraits
Mon beau sapin
Roi des forêts
Tu gardes ta parure.
Toi que Noël
Planta chez nous
Au saint anniversaire !
Joli sapin
Comme ils sont doux
Et tes bonbons et tes joujoux !
Toi que Noël
Planta chez nous
Tout brillant
De lumière.
Mon beau sapin
Tes verts sommets
Et leur fidèle ombrage
De la foi qui ne ment jamais
De la constance et de la paix,
Mon beau sapin
Tes verts sommets
M'offrent la douce image.
"



 

Lorsque tous se taisent enfin, des petites gouttes de sève sont tombées sur le sol au pied de Petit Sapin :  il pleure de bonheur.

 

Il a compris qu'il n'est pas de plus grand bonheur que de passer Noël entouré et aimé de ses parents et amis.





 

Claudie Becques   (22/12/08)

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 11:29



Les muses continuent de m'abandonner ces jours-ci...

Mais si en cette période de vacances scolaires, vous avez autour de vous enfants ou petits-enfants, peut-être seront-ils contents que vous leur racontiez l'histoire de cette princesse, qui voulait se mirer dans :

Les yeux miroirs. 

pour lire ce nouveau conte cliquer sur cette image :

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