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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 20:11

Il y aurait encore plein de choses à faire pour aider ceux qui ont besoin, pour peu que chacun offre ce qu'il peut...

J'ai proposé ce conte pour enfants à plusieurs éditeurs au profit des restos du coeur...

Mais ils ne semblent pas très réactifs... Ca fait deux ans que je cherche l'oiseau rare, soucieux de faire une bonne action...

 

dragon.jpg

 

Il était une fois un petit garçon qui se trouvait dans la forêt en quête de quelques bouts de bois morts qu'il collectait dans une petite charrette afin de les ramener à sa famille pour se chauffer ou faire cuire le repas.

Immédiatement vous allez penser que mon histoire remonte loin dans le temps, peut-être même jusqu'au moyen-age ?

Pas du tout ! Cela se passe bien ici et aujourd'hui dans une région de France.
Seulement les parents de ce petit garçon ont eu bien des soucis : son papa et sa maman ont perdu leur travail n'eurent plus assez d'argent pour payer le loyer de la maison dans laquelle ils habitaient.  Mais bien qu'ils aient tout perdu, il leur restait malgré tout leur fierté, et sans rien dire à personne, après avoir vendu leur voiture, leurs meubles et le peu qu'ils possédaient, ils ont décidé d'aller vivre dans un bois sous une tente avec leur fils.

Dans ce bois-là ils étaient une dizaine de tentes éparpillées ça et là pour se préserver un minimum d'intimité.

Yann était le seul petit garçon SDF, puisqu'il faut bien appeler ces malheureux par ce qu'ils sont : des Sans Domicile Fixe. Si leur "cachette" devait être découverte, il leur faudrait certainement partir et le gamin serait sans aucun doute enlevé à ses parents et placé dans un foyer appelé la DASS.

Yann n'était pas trop perturbé par son mode de vie. Il aimait le contact avec la nature. Curieux de tout, il y avait tant ici à découvrir sur les arbres, les insectes, les oiseaux, les animaux. Il pouvait rester des heures entières face à une fourmilière.

Ce jour-là il était très étonné de se trouver à l'embouchure d'une grotte qu'il n'avait encore jusque là, jamais découverte.
Il se tint un peu à l'écart de peur qu'elle ne soit le repère de quelque sanglier solitaire qui aurait pu le charger. Il jeta quelques cailloux à l'intérieur, attendit pour voir ce qui se passerait, et comme rien ne se produisit il se risqua à entrer.
Mais il y faisait noir comme dans un four. Il en remit donc l'exploration au lendemain, non sans emporter une lampe de poche.

Yann était partagé entre son goût de la découverte et l'appréhension de faire une vilaine rencontre. Les parois rocheuses suintaient légèrement et quelques chauve-souris pendues au plafond, se mirent à battre des ailes, dérangées par le  faisceau de la torche de l'enfant.
C'était un peu comme un couloir qui parut très long, puis qui sembla déboucher sur une grande "salle", que le faible filet de lumière ne pouvait éclairer.
Yann stoppa alors sa progression, très intrigué par deux petites loupiottes rouges qui brillaient, face à lui. Il voulait avancer mais son petit cœur se mit à battre la chamade… Il se sentait observé.
Il avança quand encore de deux pas en dirigeant sa lampe vers ces points rouges et c'est alors qu'une grosse voix résonna dans la caverne :
- "S'il te plaît ne crie pas !"

Yann hurla et détala à toutes jambes en remontant tout le couloir en direction de la sortie, persuadé d'être poursuivi par un monstre sanguinaire.
Il courut jusqu'à perdre haleine puis finit par s'arrêter à bout de souffle, en se cachant derrière un tronc d'arbre pour observer son poursuivant, mais rien ni personne n'était à ses trousses.
Sa grosse frayeur passée il décidé de rebrousser vaillamment chemin pour élucider ce mystère. Il se plaqua sur la paroi à l'embouchure de la grotte et écouta.
Il entendit très distinctement pleure à l'intérieur de l'antre.
Il y avait un tel désespoir dans ces sanglots qu'il prit la décision de progresser à nouveau muni de sa torche.
- "N'avance plus… tu vas encore hurler" bégaya le pleurnicheur
- Qui es-tu ? osa demander yann
- Un monstre hideux qui fait peur à tout le monde… Je n'ai pas un seul ami, reprit "la chose" en éclatant en larmes à nouveau
- Je… Je ne te vois pas, insista le gamin ému par un tel aveu… Je veux bien moi être ton ami… mais ma lampe n'est pas assez puissante pour éclairer ta grotte…
- Je peux l'éclairer moi, mais tu vas encore crier et t'enfuir
- Je te promets que non, je ne me sauverai pas, balbutia le petit garçon, partagé entre la peur qui commençait à lui nouer le ventre et la curiosité.
- Je… je suis une dragon… alors pour éclairer la salle, je vais souffler du feu… je ne te ferai pas de mal. Tu me crois ? je veux juste être ton ami.

Yann était tremblant de peur à l'idée d'être face à un dragon. Il n'avait plus la moindre goutte de salive dans la bouche et ses jambes semblaient devenir en coton.

Un jet de flammes sortit alors de la gueule du monstre qui illumina toute la caverne. Yann, les yeux écarquillés était incapable de faire le moindre mouvement ; pourtant si l'animal était immense, l'enfant comprit néanmoins qu'il ne risquait rien.
- "Waouh ! Un dragon ! murmura-t-il plus émerveillé que terrifié.

Quelques flamiches continuaient à se consumer sur le sol et éclairaient encore la salle, tandis que le monstre, penaud, s'enfonçait tout au fond en disant :
- "Tu as vu ? Merci de ne pas avoir hurlé… je ne supporte plus d'effrayer tout le monde depuis des millénaires, alors je me terre ici… Ca m'a fait plaisir d'avoir fait ta connaissance… oublie-moi maintenant…
- T'oublier ? Mais… On est ami tu te rappelles s'enhardit le garçon
- Vrai ? Tu veux bien ? Tu viendras encore me voir quelquefois alors ? J'aimerais tellement avoir à attendre quelqu'un, demanda le dragon avec une intonation joyeuse dans sa voix rauque
- Oui, je reviendrai. Promis ! Souvent même.

Un grand silence suivit puis un long reniflement.

- Tu pleures encore ? demanda Yann
- Oui… J'ignorais qu'on pouvait aussi pleurer de bonheur, répondit le monstre.
- A bientôt ?
- Oui, à bientôt… Dis ! Comment t'appelles-tu ?
- Yann ! Et toi…
- Euh ! On ne m'appelle pas, répondit la bête après réflexion… Tous ceux qui m'ont vu ont fui sans prendre le temps d'y réfléchir
- Moi, je vais y réfléchir.
- D'accord ! A bientôt Yann, mon ami.

L'enfant rejoignit le campement de ses parents, tout en gardant au fond de son cœur son beau secret.
Le lendemain il retourna à la grotte où il était attendu impatiemment, mais la bête n'osait toujours pas s'approcher de l'enfant.

- "Tu es obligé de rester toujours dans le noir ? demanda le gamin
- Non mais je fais tellement peur que je reste caché…
- Tu pourrais sortir alors ? insista Yann
- Oui, je vole tu sais… Mais je ne le fais que la nuit pour ne pas être vu
- Tu pourrais m'emmener sur ton dos ? continua encore l'enfant
- Je pourrais, oui, si tu t'accroches bien à mon cou, hésita  l'animal
- Waouh ! Géniaaaaaaaal ! se pâma le gosse, viens dehors s'il te plaît le pria-t-il encore
- J'ai peur que si tu me vois en plein jour tu hurles à nouveau…
- Non je te promets ! Viens, qu'on fasse davantage connaissance et que je te baptise dit l'enfant en reculant jusque dehors."

Le dragon le suivit timidement. Il passa craintivement sa tête à l'embouchure de la grotte, puis soutenu par les encouragements de l'enfant, se retrouva lui aussi à l'air libre.
- " Waouh ! Que tu es beau ! s'émerveilla le gamin
- Arrête, tu me gènes, balbutia le monstre, ne te moque pas s'il te plaît
- Non c'est vrai que tu es beau ! confirma Yann
- Toi aussi, tu sais… Tu es si mignon, si… fragile !
- Théo !
- Ben oui… C'est sûr que je suis beaucoup plus grand que toi…
- Non ! Pas "tu es haut" mais Théo, c'est comme ça que tu t'appelles, décréta solennellement le petit garçon
- Théo, répéta le dragon ému jusqu'aux larmes
- Ah non, tu ne vas pas encore pleurer, lui reprocha Yann, allez on s'amuse…
- Oui, on s'amuse répéta le monstre, et sous les yeux médusés du gamin il improvisa soudains une danse en chatonnant de sa grosse voix : Théo, je m'appelle Théo et j'ai un ami qui s'appelle Yann… Théo… Théo"

Il sembla soudain très énervé et de la fumée puis quelques flammes se mirent à jaillir de ses naseaux qui firent reculer l'enfant.
- "Oh, pardon Yann, je te fais peur, stoppa net le dragon, je… je n'ai jamais été aussi heureux depuis des milliers d'années
- Ah ! Des milliers d'années ! Tu dois connaître des tas d'histoires alors ?
- Quelques-unes.
- Tu me les raconteras ?
- Oui, bien sûr, tout ce que tu veux mon ami. Et toi, tu me raconteras aussi la ville, et ce que tu fais ici ?
- Oui, Théo… On se racontera tout ça…"

Mais le temps passe toujours trop vite quand on est en bonne compagnie et Yann dût se décider à retourner auprès de ses parents, et Théo à regagner sa grotte.   

Les deux amis se retrouvèrent ainsi chaque jour.
Ils parlaient longuement, se racontaient leurs joies, leurs peines, ils chantaient, ils riaient, ils pleuraient parfois aussi ou Théo emmenait encore Yann survoler les arbres de la forêt.
Ils étaient heureux ensemble et pour l'être plus encore, quand l'enfant n'était pas là, le dragon collectait des brindilles de bois mort qu'il entassait dans un coin de sa grotte afin de pouvoir remplir plus rapidement la petite charrette du gamin et avoir ainsi plus de temps devant eux pour leurs jeux et leurs discussions.

Un jour, pourtant, la pluie se mit à tomber. Les parents de Yann le maintinrent dans leur tente, il en fallait pas qu'il tombe malade !

Le gamin prit son mal en patience et pensait à son ami, qui, lui aussi devait être bien triste.
Mais le ciel ne semblait jamais vouloir tarir son gros chagrin, comme s'il pleurait sur toute la misère du monde… Plus de deux semaines déjà et la pluie ne cessait pas ! Le sol était complètement détrempé, et dans les différents campements des sans-abris tout était humide et boueux. La vie dans les bois devenait insupportable, et tous envisagèrent d'aller se réfugier dans quelques associations.
Yann supplia ses parents de le laisser sortir une dernière fois quelques instants.
Ils finirent par accepter non sans l'emmitoufler de sacs plastiques. Cela faisait si longtemps qu'il était prisonnier de cette tente qui maintenant perçait ! Ils profiteraient de rassembler toutes leurs affaires pour regagner la ville.

Yann avait rejoint Théo pour lui expliquer que la pluie rendait leurs vies à tous insupportables dans les bois, et qu'ils devraient partir.
Le dragon dit alors :
- "Amène-les ici ! Ma grotte est grande !
- Mais… Ils vont te voir… Ils auront peur, m'empêcheront de revenir ou pire encore ils préviendront des gens qui te pourchasseront… te tueront peut-être…
- Explique-leur qu'on est ami, et que finalement je suis comme eux, que je ne fais que me cacher pour survivre… Tu trouveras les mots…
- Ecoute je ne sais si c'est une bonne idée… Je verrai…"

Et Yann partit songeur non sans s'être blotti contre son ami qu'il craignait de ne plus revoir avant très longtemps.
Quand l'enfant eut rejoint ses parents, tout était démonté et entassé dans des sacs, dégoulinant et sale. Les autres compagnons d'infortune en avaient fait tout autant. Tous avaient pris la décision, la mort dans l'âme, de gagner quelques bonnes œuvres qui les hébergeraient.
Yann leur dit alors :
- "J'ai une autre solution, mais il faut me faire confiance…
- Mon fils dit son père, nous n'avons plus le choix, nous serons bientôt tous malades et nous perdrons la seule chose qui nous reste : la santé !
- Non… je connais une grotte où nous nous pourrons nous abriter et sécher nos affaires mais…
- Mais ?
- Elle est habitée par… par un ami…
- Un ami ? Tu nous en as jamais parlé dit sa maman
- C'est qu'il est… spécial…
- Spécial ?
- Oui, c'est… c'est un dragon, mais il est très gentil !" s'empressa-t-il d'ajouter.

Tous se mirent à rire. Yann avait la réputation d'être un rêveur.
- "Mon chéri…
- Si maman, je t'assure. C'est lui qui m'a dit de vous amener dans sa caverne, mais c'est un secret, il ne faut pas le dire à personne, il est comme nous, il se cache…
- Les dragons n'existent pas mon fils, dit son père attendri et je n'ai jamais vu de grotte dans cette forêt…
- Moi si, papa ! Je peux vous y conduire si vous me promettez de ne pas avoir peur de lui, ni lui faire du mal."

Tous souriaient. L'enfant avaient une telle imagination ! Mais l'idée qu'une grotte puisse les abriter quelques jours encore, les tentait malgré tout, aussi décidèrent-ils de suivre le gamin.
En arrivant à proximité, il demanda aux adultes de bien vouloir attendre en peu pour lui laisser le temps de prévenir Théo.
L'animal, heureux de retrouver son ami, en oublia sa crainte des hommes et accepta bien volontiers de se montrer à l'extérieur. Pour bien montrer qu'il n'y avait aucun danger Yann était monté sur son dos et se cramponnait à son cou.
Quand ils sortirent, tous se mirent à hurler et à détaler comme des lapins laissant leurs affaires éparpillées dans la gadoue, mais l'enfant leur criait :
- "Revenez, c'est mon ami ! Il veut nous aider… Regardez, il est gentil… Revenez s'il vous plaît"… ajouta-t-il une dernière fois en éclatant en sanglots

Alors, ils s'arrêtèrent de courir et se retournèrent pour voir le dragon se coucher pour permettre à l'enfant de descendre, et éberlués, ils entendirent le mastodonte leur dire d'une grosse mais douce voix :
- "Je sais que je vous fais peur, mais je veux vous aider… Ma grotte est assez grande pour tous. Vous pourrez étaler et sécher vos affaires autour d'un feu… Théo… C'est mon nom… Je suis l'ami de Yann, et je suis comme vous, je me cache pour rester libre."
Les adultes sont toujours beaucoup plus méfiants que les enfants, aussi hésitèrent-ils à avancer.
Ils se concertèrent et conclurent qu'ils n'avaient pas beaucoup le choix que de faire confiance à ce monstre qui maintenant pleurait lui aussi.
- "Pleure pas Théo… le gronda gentiment Yann
- Non mon ami, c'est la pluie… tenta de justifier le dragon
- C'est ça oui… railla l'enfant, puis se tournant vers ses congénères, allez venez tous à l'intérieur !"

Yann disposa ça et là quelques fétus de brindilles sur lesquels Théo souffla quelques flammes et chacun put alors étaler ses affaires pour les faire sécher autour de tous ces petits feux qui leur rendirent à tous quelques couleurs et quelque espoir.

Théo s'était couché dans un coin et yann s'était blotti contre lui, heureux de ne plus avoir à mentir à ses parents et surtout de pouvoir les aider ainsi que leurs compagnons de misère.
Chacun partagea le peu de victuailles qui leur restait  et improvisèrent un repas autour d'un bon foyer qui leur réchauffait le cœur et l'âme.
La bonne humeur  revint enfin au sein de la petite communauté des S.D.F. qui, après avoir mangé, se mirent à chanter les uns après les autres.
- "A toi ! dit enfin Yann à son ami
- Mais non, voyons… balbutia le dragon gêné
- Si, une chanson s'il te plaît" insista le gamin.

Et les adultes maintenant rassurés, acquiescèrent
- "Il n'y a pas de raison Théo, à toi, puisque nous avons tous chanté :"

Et dans la caverne , la voix du monstre commença timidement  :
Moi je file un rancart à ceux qui n'ont plus rien,
Sans idéologie, discours ou baratin
Je ne vous promets pas tous les jours le grand soir,
Mais juste quand il pleut ma caverne et du feu !

Aujourd'hui, on n'a plus le droit,
D'avoir faim, ni d'avoir froid,
Dépassé, les "chacun pour soi",
Je pense à toi, je pense à moi,
Je ne vous promets pas le grand jeu,
Mais juste un toit et puis du feu
Dans le foyer, le foyer du cœur.

Et tous de reprendre en chœur : Dans le foyer, le foyer du cœur…


Désormais Théo ne sera plus jamais seul et ne se sentira plus inutile, parce que tous les "en-forêt" savent qu'il existe au pays du rêve et de l'espoir un merveilleux foyer du cœur, qui leur permettra d'attendre des jours meilleurs dans la vie réelle.

 

Claudie BECQUES

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:53

 

Ouille ! Ouille ! Ouille !

C'est le jour des citrouilles

Et les petites fripouilles

Partent toutes en vadrouille

Peinture sur la bouille,

Pour vous flanquer la  trouille.

 

 

 

 

"Des bonbons ou un sort ?"

Demandent-ils bien fort.

"Non, non, non, pas de sorts !

Servez-vous mes trésors !"

Répondent les seniors

Pour conjurer le sort.

  

 

 


"Tiens voilà du nougat

Petite Cruella,

 

 


Quelques caramels mous

Pour toi le Loup-Garou.

 

 


Veux-tu une sucette,

Pauvre petit squelette ?

 

 

 

 

Voici du chewing-gum

Que pour toi le fantôme !

 

 

 

Quelques pâtes de fruits

Drôle de petit Yéti ?

 

 

 

Des dragées, en veux-tu

Sorcière au nez crochu ?

 

 

 

Prends-donc de la réglisse

Epouvantail tout triste !

 

 

 

 

Cette pâte à mâcher

L'Alien, t'est destinée.

 

 

 

Des nounours en  guimauve

Vampire à l'habit mauve ?

 

 

 

 

Et tous ces chocolats

Sont pour ces démons-là !

 

 

 
Merci pour les bonbons

Miam, miam comme ils sont bons !"

Tous les petits fripons

Rentrent dans leurs maisons ;

Il n'a plus de démons,

Juste filles et garçons.

 

 

 

Terminée la vadrouille

Tout le monde se débarbouille

Une, deux ou trois chatouilles

Encore quelques papouilles

Au dodo les fripouilles !

Adieu jour des citrouilles !

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 22:00

 

 

Bonne et Joyeuse Fête

 

 à tous les PAPAS !

________________________________________

 

 

 

 

.

 

 

 

 

Mon papa est grand

Grand comme un géant,

Mais moi j'ai pas peur

Tout contre son coeur...

 

Mon papa est fort,

Fort comme un Musclor,

Mais douce est sa main,

Et ses gros câlins...

 

Mon papa est beau,

Beau comme un cadeau.

Oh ! Mais c'est sa fête ....

  

Mon papa : Bonne fête !!!!

 

 

  

Claudie Becques (17/06/2010)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 18:08

Je vous présente aujourd'hui  le personnage principal de mon conte , La Princesse Roberta :roberta couleur     

 

Si vous la trouvez jolie, c'est une vraie petite peste, d'ailleurs regardez, le Prince se fait la malle : econduit-couleur-copie-1.jpg

  

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 20:03

Je ne risque que quelques sourires moqueurs...

 

Je soumets donc à vos commentaires, conseils et surtout critiques, le dessin d'entrée en matière de mon conte pour enfants.

 

Voilà c'est le château du Romelaëre, où naquit la princesse, héroïne de mon histoire qui se passe dans mes chers marais.

 

Beaucoup d'entre vous sont de vrais artistes je compte sur vous pour m'indiquer les erreurs grossières de perspectives par exemple.

 

Personnellement j'en ai relevé une énorme... mais je ne vous le dirai pas Na !

 

Moi je m'en vais dessiner la suite...

 

Clo

 

 

 Chateau du Romelaere    chateau du Romelaere

 

 

 AVANT......                                                                               APRES  VOS REMARQUES

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 16:54

 

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Qu'est-ce que tu as mon cœur ?

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Mais… Tu es amoureux ?

 

C'est vrai qu'il est mignon,

C'est un gentil garçon,

Quand il me prend la main,

Soudain je suis si bien.

 
Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Mais arrête mon cœur !

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Oui… Tu es amoureux.

 
Même si on est petit

On aime nous aussi…

Pour la Saint-Valentin,

Je lui donne un dessin.

 
Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Mais quel est donc ce bruit ?

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Mais… C'est son cœur à lui !

 

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Alors c'est ça l'amour ?

Badaboum ! Badaboum ! Badaboum !

Deux cœurs qui battent à l'unisson comme un tambour ?

  

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 16:33

noel.jpg

 

Depuis quelques temps le Père Noël se sent un peu boudiné dans ses habits.

 

Et puis quand il va en vacances au bord de l'Océan Pacifique, il n'ose plus se mettre en maillot de bain. Il a un peu honte de son gros ventre qu'il cache du mieux qu'il peu derrière sa barbe.

 

"Mais non Père Noël, vous êtes très bien comme ça" le rassurent les lutins, mais c'est une idée fixe pour le Père Noël : "Je suis trop gros".

 

Alors il  supprime le bon chocolat qu'il aime tant, les bonnes gaufres de la Mère Noëlle. Il ne fait plus de petit lac de sauce dans sa purée. Il ne met plus de gruyère ni de ketchup dans ses coquillettes. Il ne mange plus de bonbons. Le soir il se contente de soupe ou de salade et le midi de légumes cuits à la vapeur,  de viande et de poisson grillés.

 

Et il a même repris une activité physique en faisant de longues marches en raquettes dans la neige de son Pôle Nord.

 

Au bout de quelques semaines, ses efforts finissent par être récompensés et la Mère Noëlle est obligée de reprendre toutes les coutures de ses pantalons et chemises.

 

Le Père Noël est très satisfait. Il se sent moins essoufflé et plus jeune.

 

S'en vient Noël, le jour de la Grande Distribution.

 

Or, pour cette occasion il lui faut revêtir son bel habit rouge de gala et catastrophe !

La Mère Noëlle a complètement oublié d'en réduire la taille.

Quelle panique ! Comme il est trop tard pour le faire,  La Mère Noëlle dispose des épingles ici et là pour que le Père Noël ne soit pas gêné par son costume et elle coud vite fait bien fait un élastique plus court à la taille pour faire tenir le pantalon.

 

Et Hop le voilà parti !

 

Pendant ce temps,  en France, un petit garçon est inquiet : il a peur de ne pas recevoir tous les cadeaux de sa liste. Ce n'est pas qu'il soit moins sage que les autres petits garçons mais… il dit beaucoup de gros mots et sa maman, qui le gronde à chaque fois qu'elle l'entend, lui a dit : "Cette année c'est  le Père Fouettard qui va venir et tu auras un martinet au lieu des jouets que tu attends."

 

Il est bien décidé à plaider sa cause auprès de celui qui descendra de la cheminée, en expliquant que ce n'est pas de faute ; qu'à force d'entendre pleins de gros mots à la télé et dans les rues, certains lui sortent automatiquement de la bouche sans qu'il ait le temps de les retenir. Mais il sait que ce n'est pas beau et qu'il fera des efforts pour n'en plus dire.

Alors quand toute la maison est endormie, Jonathan – c'est son nom – descend à pieds nus l’escalier pour aller s’asseoir derrière un des deux gros fauteuils  de la salle à manger avec son doudou dans les  bras,  pour attendre le visiteur.

 

Il s’était d’ailleurs quelque peu assoupi lorsqu’un bruit  en provenance de la cheminée le réveilla et lui révéla un spectacle des plus étonnants : alors que deux bottes noires apparaissaient, l’élastique du pantalon rouge lâcha, dévoilant les deux jambes et le caleçon à fleurs du Père-Noël qui posa les pieds par terre ainsi que  sa hotte tout en énumérant toute une collection de jurons.

 

Jonathan, bouche bée  qui avait assisté à la scène sans en perdre une miette vit le Père Noël remonter son pantalon, et le maintenant d’une main, sortir de l’autre des cadeaux de sa hotte grommelant toujours entre ses dents.

 

Le gamin, soudain hilare en réalisant le ridicule de la situation se cacha derrière le fauteuil en étouffant son fou-rire dans son doudou, mais le Père Noël qui avait l’ouïe fine l’entendit et s’approcha tout doucement de lui.

 

-       « Tu ne dors pas Jonathan ? Ce n’est pas bien de désobéir : ta maman ne t’avait-elle pas demandé de faire un gros dodo ? »

 

Le petit garçon cessa immédiatement de rire et sa lèvre se mit à trembler comme pour pleurer en acquiesçant de la tête…

 

-       « Non, ce n’est pas grave, le rassura la Père Noël… D’ailleurs je suis plutôt content de te voir parce que tu vois j’ai un petit problème et ça m’aiderait bien si tu pouvais me trouver une épingle ou un bout de ficelle pour faire tenir mon pantalon, parce que ça va me ralentir dans ma distribution… »

 

Jonathan alla doucement chercher la ceinture de son papa et l’apporta au Père Noël qui put ainsi remettre en place son pantalon.

 

-       « Merci mon grand !  Ne t’inquiète pas, je la redéposerai dès que j’aurai terminé ma tournée. Mais tu dois aller te coucher maintenant, et me promettre de n’ouvrir tes cadeaux que demain matin…

-       Oui Père Noël… Euh, tu n’es pas en colère pour les gros mots ?

-       Eh bien… C’est vrai que ce n’est pas très joli, et qu’il faut essayer de ne plus dire mais… quelquefois… ils sortent tous seuls n’est-ce pas ? dit-il en souriant. Moi-même quelquefois… Alors on va faire des efforts tous les deux, d’accord ?

 

Jonathan fit oui de la tête et gravissant les marches de l’escalier, son doudou dans les bras, en faisant signe au revoir de la main au Père Noël qui remonta par la cheminée.

 

Le lendemain matin, quand le petit garçon ouvrit ses paquets, il ne savait plus s’il avait rêvé ce Père Noël en caleçon ou s’il l’avait vraiment entendu aussi dire des gros mots…

 

Toujours est-il que la ceinture de son père était posée sur le fauteuil.



Claudie Becques (17/01/2010)

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 16:41


pere_noel2.jpg      3617_balance-de-la-justice.jpg     pere-fouettard.jpg


De la même façon qu'il y a, parmi les enfants, des petits anges et des petits diables, il y a le Père-Noël et le Père Fouettard.

Il est vrai que l'on entend beaucoup moins parler aujourd'hui du Père Fouettard.


Néanmoins les Anciens vous diront que jadis, au pied du sapin, le Père-Noël y déposait des friandises pour les enfants sages et le Père Fouettard un martinet (une espèce de petit fouet) pour les petits garnements, afin de permettre aux parents de leur donner une bonne correction après chaque bêtise.


Mais -et fort heureusement- depuis qu'une loi a été votée pour protéger les enfants de toute cruauté, c'est désormais en privant de télévision ou de jeux vidéo que les parents punissent leurs enfants, ce qui, au moins ne leur fait pas de mal et leur permet de réfléchir à ce qui leur est reproché.


 
"Ouf ! pensent  les enfants, le Père Fouettard est donc hors service ! A nous les cadeaux, que nous soyons sages ou méchants !"


Pas du tout !


Il a seulement changé sa méthode. Il continue d'ailleurs toujours avec autant de plaisir à dénoncer chaque mauvaise action des gamins comme le prévoit le Contrat de Noël : l'homme à la barbe blanche et l'homme à la barbe noire sont obligés de tenir des listes, l'un des enfants sages et l'autre des vilains.


Quelques jours avant Noël, au Tribunal du Pôle Nord, chaque barbu défend la cause de ses petits "protégés".


Le lutin Président de la Cour du Pôle Nord énumère alors les bêtises de chaque enfant.


Le Père-Noël essaie alors d'expliquer les raisons qui ont pu pousser le bambin à faire cette mauvaise action, quand au Père Fouettard, il démontre les conséquences de l'acte, s'il y a eu éventuellement préméditation et même plaisir à le faire.


Un jury composé de lutins, vote à main levée pour exprimer selon leur intime conviction, si la faute est grave ou sans grand importance.

Si la majorité, c'est à dire le plus grand nombre de mains levées, pense que  c'est une grosse bêtise, le Président du Tribunal du Pôle Nord barre alors l'un des cadeaux de la liste de l'enfant qui se trouve ainsi puni.


Comment savent-ils ce que les enfants font de bien ou de mal ?


Hé, hé… Il arrive que quelques parents ou professeurs des écoles signalent parfois le manque de respect ou de travail, mais c'est plutôt rare… parce que ce n'est pas beau de "rapporter" et que ce n'est vraiment pas montrer le bon exemple aux plus petits.


Mais, n'oublions pas que nous sommes au XXIème  siècle, celui de la haute technologie et le méchant Père Fouettard a fait poser partout, bien cachées, des petites caméras qui enregistrent les bonnes et mauvaises actions de tous, à partir desquelles un lutin-vigile peut établir les fameuses listes de bêtises.


Soyez sages et souriez les enfants, vous êtes filmés !

Non, non  ! Inutile de chercher : vous ne verrez pas les caméras.


Ah ! Petite précision : le Père-Noël est un excellent avocat de la défense qui démonte presque très  facilement les accusations et les arguments du Père Fouettard.

Il gagne presque toujours en riant doucement dans sa barbe.


N'empêche que de temps en temps, au pied du sapin, il peut manquer un cadeau… alors méfiance !

 

Claudie Becques (05/01/2010)

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 16:42

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C’était un mois de juillet. Le Père-Noël, allongé dans un transat, sirotait un jus de fruit frais face à l’Océan Pacifique où il prenait quelques vacances bien méritées. Ses doigts de pieds en éventail battaient la mesure de la musique qu’il écoutait à travers le casque posé sur ses oreilles afin de ne pas déranger les autres vacanciers.

Tout à coup : le flash-info. « Deux chercheurs écossais ont réussi une expérience génétique absolument incroyable : le clonage d’une brebis. » Le journaliste expliquait qu’à partir des cellules d’une brebis les scientifiques avaient créé dans des éprouvettes une autre brebis absolument identique appelée Dolly.

Le Père-Noël qui est, comme on le sait un monsieur très âgé, était fort intéressé par la nouvelle. Il était en effet chaque année un peu plus fatigué par tout le travail qu’il lui fallait accomplir afin de faire plaisir aux enfants du monde entier. Bien sûr, les lutins l’aidaient énormément pour la fabrication des jouets, faire les paquets cadeaux et charger le traîneau, mais c’était à lui seul que revenaient certaines tâches en plus de la Grande Distribution, notamment aller à la rencontre des enfants. Oh ! Il adorait ces instants où ses yeux croisaient enfin ceux des petits où brillaient mille étoiles, mais ça le désolait de savoir que plein d’autres enfants n’avaient pas pu lui dire eux-mêmes dans le creux de l’oreille les cadeaux dont ils rêvaient ou n’avaient pas pu faire une photo assis sur ses genoux dans les galeries marchandes.

Il se dit alors que s’il pouvait avoir plein de frères en tous points identiques à lui-même, il pourrait faire  plaisir à plus de petits garçons et de petites filles.

Il délaissa donc son bermuda, le soleil et la plage pour rentrer immédiatement au Pôle Nord et convoquer Messieurs Wilmut et Campbell. Il demanda donc aux « papas » de Dolly de bien vouloir créer des clones de Père-Noël.

Les chercheurs n’étaient pas du tout d’accord parce qu’il était hors de question de faire ce genre d’expérience sur des hommes, mais comment résister au Père-Noël et à cet argument « faire le bonheur des enfants ».

Ils prélevèrent donc quelques poils de sa barbe et repartirent dans leur pays pour essayer, dans leurs éprouvettes de copier-coller le Père-Noël.

Le premier n’était pas franchement une réussite : il était trop maigre. C’est normal on ne peut pas réussir du premier coup. Le second était mieux, mais faisait un peu trop jeune. Le troisième était parfait, mais… beaucoup plus petit que le vrai. Bref, ils en fabriquèrent plusieurs centaines avant de se rendre compte que jamais ils ne parviendraient à en faire un seul qui fut la copie exactement conforme à l’original. Normal : le Père-Noël est unique !

Les scientifiques appelèrent le Père-Noël pour lui avouer que leur mission avait échoué et qu’ils se demandaient bien ce qu’ils allaient bien pouvoir faire de tous ces Pères-Noël un peu bizarres. L’homme en rouge leur dit que puisque c’est lui qui en avait fait la demande,  il s’occuperait de ces drôles de petits frères. Quand il les vit, il comprit immédiatement que les enfants, qui sont très très futés, ne seraient pas dupes de ces ridicules copies.

Pourtant maintenant qu’ils étaient là, autant qu’ils l’aident quand même. Il donna donc quelques conseils aux uns et aux autres pour qu’ils aient un peu plus d’allure, et à tous des paquets de bonbons à distribuer et les envoya dans les rues des villes, les galeries marchandes, les « arbres de Noël » des comités d’entreprises et les fêtes d’écoles pour aller à la rencontre des enfants du monde entier.

C’est pour cette raison que quelquefois, on peut croiser plusieurs Pères-Noël très différents presque au même endroit et en même temps,  parce qu’en plus ils ne sont pas très malins.

Les enfants ne disent rien, mais ils ont tout compris : il n’y a qu’un seul vrai Père-Noël qui travaille dur pour combler leurs attentes et les gâter le 25 décembre, alors ils lui pardonnent de leur envoyer ces rigolos bonshommes en rouge qui se font passer pour lui.


 

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Claudie Becques (02/01/2010)

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:44


Assis face au lac gelé, Baroudeur observait les reflets de la lune faire étinceler cette espèce de miroir comme si les étoiles elles-mêmes s’y miraient.

Il revendiquait haut et fort depuis tant d’années le bonheur de rester un chat libre et de pouvoir aller et venir à sa guise ! Pourtant, là, en ce soir de Noël, il aurait bien volontiers échangé cette vue merveilleuse pour celle d’un sapin illuminé dans une maison ou crépiterait un bon feu dans la cheminée.

Il tourna la tête à gauche et à droite comme pour s’assurer que personne n’ait pu l’entendre penser. C’est qu’il a sa fierté le tigré des rues !

Mais il était bien seul.  Il poussa un soupir de soulagement –ou de résignation- et se leva pour aller dormir dans le vieux tonneau où il avait élu domicile depuis le début de l’hiver. Il pensa à Pimprenelle, la jolie siamoise qui habitait à quelques mètres de là et qui devait dormir bien au chaud dans son petit panier de mousse.

Il revoyait sa jolie robe noire bien lustrée et son élégant petit collier rouge autour du cou où brillait une petite clochette…  Elle si gracieuse, si élégante et racée…  Qu’elle lui ait un jour permis une galante aventure ! Il n’en revenait toujours pas. Bien sûr qu’il avait un certain succès auprès des femelles, mais qu’une splendeur de cette classe lui ait permis à lui, le vagabond, l’honneur d’une cour et même de quelques étreintes ! Rien que d’y penser son petit cœur bondissait encore dans son corps.  Tout à coup, il lui apparut comme une évidence que l’amour  était vraiment la seule chose qui vaille la peine d’être vécue,  dut-il pour cela faire le sacrifice de sa liberté.

Mais elle… Partageait-elle ses tendres sentiments ou n’avait-elle éprouvé que le besoin de s’encanailler ou de répondre simplement à l’appel des sens ? 

Baroudeur tournait et retournait dans son abri sans trouver le sommeil et fut pris soudain d’une irrésistible envie de la revoir une fois encore. Il regarda le ciel constellé en une muette prière « Juste la voir quelques secondes en cette nuit de Noël ». Il lui sembla apercevoir une étoile filante, mais sans doute n’était-ce que le fruit de son imagination…

Il avança de sa démarche souple jusqu’à la cité voisine et le cœur battant, il s’approcha du carré de lumière de la porte-fenêtre qui, par chance n’avait pas la persienne baissée et il put alors la voir.

Elle était couchée sur les jambes de son maître qui la caressait, face à l’âtre flamboyant. Le chat des rues imaginait son doux ronronnement…

Un sapin décoré de paillettes et de boules multicolores étincelait à côté du fauteuil.

Mais la rêverie lui avait fait baisser sa garde habituelle et Baroudeur n’entendit pas arriver le chien du voisin dont les crocs se refermèrent tel un étau sur ses flancs avec un grognement d’enfer. 

Le pauvre chat hurla de douleur sans pouvoir se dégager et attendit le coup de grâce. Il entendit des cris d’hommes, il crut aussi percevoir un miaulement de chatte…  de Pimprenelle lui sembla-t-il, mais sans doute n’était-ce qu’un leurre de la mort qui voulait l’emporter, puis il se sentit soulever …  et plus rien. 

Une grande lueur blanche… Ainsi donc existait-t-il un paradis pour les chats, et même pour un vulgaire félin des rues ?

Une grosse voix… si douce…

Une grosse main… si câline, sur sa petite tête…

Une chaleur…

Un sentiment de  sécurité, de bien-être malgré quelques douleurs un peu partout qui l’empêchait de bouger encore…

Un bandage autour du corps…

Et là… deux yeux topaze, inquiets qui le scrutaient, une petite clochette dorée sur un petit collier rouge, et une robe noire et lustrée… Pimprenelle… l’amour de sa vie.

-          « Eh bien tu nous as fait une belle peur  petit garnement, grondait doucement une voix humaine. Hein Pimprenelle qu’il nous a fait peur ? Mais te voilà sauvé maintenant et si  le cœur t’en dit tu pourras rester aussi longtemps que tu le souhaiteras… Je t’appellerai Pimpin ! Pimpin et Pimprenelle… Ca sonne bien tu ne trouves pas ? »

« Oui le maître… ça sonne bien !  Ah ! Je sens que je vais me plaire ici, même si je dois abandonner ma liberté et mon nom », pensa Baroudeur.

Un sapin, un bon feu dans une cheminée, une main qui caresse et le regard amoureux de sa bien-aimée…

N’est-ce pas la magie de Noël ?

 

Claudie Becques (23/12/2009)

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