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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 21:30
Marie Grouette... d’Arques
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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 07:28
légende des Hauts de France - Fable - Claudie Becques

légende des Hauts de France - Fable - Claudie Becques

(Adaptation de la légende)

Remontons au premier jour de la création,

Lorsque Dieu sépara, et le Ciel, et la Terre.

Au jour deux, il créa océans et poissons.

Au troisième enfin des montagnes s’élevèrent,

Il creusa des vallées, fit pousser des forêts.

En quatre il égaya le tout de volatiles.

Tout un tas d’animaux naquirent au jour d’après.

L’Eternel, au sixième, avéré plus habile,

Façonna son chef d’œuvre indubitablement.

Un bouvier plein de poils, doux, fidèle et joyeux,

Bref, un chien, mais ça vous le saviez sûrement,

Avec tant de bonté dans le fond de ses yeux,

Que Dieu-même, dit-on, s’y serait laissé prendre.

Mais vu son caractère toutefois bien trempé,

Il posa l’animal sur la région de Flandres,

“Exprès faite pour lui, je ne peux me tromper”.

Sur ces bonnes paroles, se sentant éreinté,

Le Seigneur décida, quand vint le septième jour,

De s’offrir une pause, un repos mérité.

Mais notre gros toutou, seul, dépourvu d’amour,

De courir la campagne, fut vite lassé.

Il réveilla donc Dieu, et lui fit les yeux doux,

Pour avoir un ami. Ce dernier harassé,

Refusa tout de go : « Ce serait bien trop fou !

Créer en cet état, n’augure qu’un fiasco ! »

Il faiblit toutefois, devant son insistance.

Il prit un peu de terre, y ajouta de l’eau

Et quelque autre ingrédient de sa divine science,

Pour confectionner l’Homme qu’il jeta au sol.

L’autre se releva en jurant et criant.

« Tu vois, il est raté, cette idée était folle !

Je te l’avais prédit. » dit Dieu tout larmoyant.

Mais le chien néanmoins lui fut reconnaissant.

Et heureux, prit pour maître cet Humain grossier.

Courir la Flandre à deux, est plus intéressant.

Même avec un râleur, se dit notre bouvier.

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 07:09
Poème - Claudie Becques - Arques - Hauts de France

Poème - Claudie Becques - Arques - Hauts de France

C’est un coin de verdure en plein cœur de la ville,

Un îlot de bien être où se pose le temps,

Ceinturé par l’Aa clapotante et tranquille,

Qu’enjambe un pont de bois qui conduit à l’étang.

Ils s’avancent vers nous, en maîtres de ces lieux,

Quémandant du pain sec comme un droit de passage,

Les oies et les canards très irrévérencieux,

Bruyamment se chamaillent pour ce nourrissage.

Sur un banc face au kiosque, un vieux couple, amoureux

Comme aux tout premiers jours, évoque leurs mémoires

En écoutant les cris et les rires joyeux,

Des enfants qui s’amusent sur les balançoires.

Protégés par des haies, juste un peu à l’écart,

Ils ne plaisantent pas, la gageure est sérieuse

Au terrain des boulistes. Mais c’est toujours au bar,

Du café du Bon Coin que la der est joyeuse.

L’âne appelle en brayant le visiteur hautain.

Il partage un enclos avec chèvres et poules,

Qui mendient au grillage une feuille de plantain,

Tandis qu’en leur volière les pigeons roucoulent.

Le seigneur de ce square, le paon de la Cité,

Pavane son plumage d’un bleu électrique

Il faudra cependant sagement patienter,

Pour voir l’iridescence de sa roue magique.

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 08:05

Il est paru ce 2 novembre 2017 chez Ravet Anceau !

http://edition.ravet-anceau.fr/produit/peur-bleue-aux-fontinnettes/

 

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 04:03

 

 

Il pleure le canal...

 

Neuffossé se lamente

Que tout parte à vau-l'eau 

Son clapotis déchante 

En tristes trémolos 

 

Il pleure le canal...

 

Il dévale la Lys

Avec mélancolie 

Et dans l'Aa se glisse

Empreint de nostalgie.

 

Il pleure le canal...

 

Il traverse la ville,

L'âme et le cœur bien lourds,

Il se sent inutile,

Un peu plus chaque jour...

 

Il pleure le canal...

 

Plus de lourdes péniches 

Q'allégeaient les grutiers...

Les emplois sont en friches,

Verriers et papetiers. 

 

Il pleure le canal...

 

Il traine sa mémoire

Et celle des Arquois,

Les années de déboire

Lui ont volé sa joie.

 

Il pleure le canal...

 

Mais il cache sa peine

Aux assidus pêcheurs

À ceux qui se promènent,

Ou courageux jogger.

 

Il pleure le canal... 

 

Et je pleure avec lui, 

Sur les fastes années,

Sur la jeunesse enfuie

Et l'essor envolé...

 

31/01/2017

(Claudie Becques - Une Plume pour mon Arques et les Hauts de France)

 

 

 

 

 

 

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 13:17

 

 

Le mardi 24 septembre 2013, j'étais conviée par Opal'tv sur le marché d'ARQUES (62510) pour l'enregistrement de leur émission "Midi chez vous" afin de leur parler de MARIE GROUETTE, la sorcière des marais. D'autres arquois ont également été interviewés sur d'autres sujets.

Vous pouvez visualiser tout le reportage à cette adresse :


Midi Chez Vous - Arques par opaltv

J'étais très fière d'ouvrir l'émission du 8 octobre 2013 consacrée à ma ville d'ARQUES à laquelle je suis vraiment très attachée.

J'espère qu'après avoir vu le reportage, vous aurez envie de venir la découvrir

et de lire mon livre : "Avez-vous peur de Marie Grouette" publiée aux Editions AIRVEY.

 

Claudie Becques

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 22:00

Le Plat Pays

de Jacques BREL  


Découvrez Jacques Brel!



Illustré par les oeuvres de Dominique Van den BROECK
  





Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues




Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse



Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien




Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages





Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir






Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien




Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu





Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien






Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai




Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire, quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud, écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.



Clo - Litterrances le 15/10/08.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 23:01

Que l'on aime ou pas, à cette époque de l'année, il fait partie de notre tradition du Nord de la France : Le carnaval de Dunkerque.

Tous les "carnavaleux" savent que le rigodon final se termine par "La cantate à Jean Bart" face à la statue de bronze érigée sur la place de ville en l'honneur de ce corsaire qui leur conquit jadis plusieurs bateaux hollandais remplis de blé, alors que tous souffraient de la disette.

 

 

Pour plus de compréhension sachez que  les paroles sont de Joseph Fontemoing et la musique de David Riefenstahl.

Jean Bart, salut, salut à ta mémoire
De tes exploits, tu remplis l'univers ;
Ton seul aspect commandait la victoire,
Et sans rival tu régnas sur les mers.
Jusqu'au tombeau France Mère adorée,
Jaloux et fiers d'imiter sa valeur,
Nous défendrons ta bannière sacrée,
Sur l'océan qui fut son champ d'honneur. (bis)

 

Jean Bart, Jean Bart, la voix de la patrie
Redit ta gloire et ton nom immortel
Et la cité qui te donna la vie
Erigera ta statue en autel (bis)

 

Enfant du peuple, il conquit sa noblesse
Par son épée… ô glorieux destin.
Et cette épée, aux jours de la détresse,
Sauva la France, en lui donnant du pain.
Un feu sublime, embrasait son courage ;
La hache au poing, affrontant le trépas,
Il s'élançait, terrible à l'abordage,
Tel un lion au milieu des combats. (bis)

 

Découvrons-nous, sculpté par le génie
Jean Bart revit dans ce bronze éloquent.
Et toi qui fus l'idole de sa vie,
Son glaive encore, ô France ! te défend
Si l'ennemi qui pâlit à sa vue,
Dans son délire osait nous outrager,
Du piédestal, qui porte sa statue
Il descendrait armé pour nous venger. (bis

_________________________________________________

 

Je suis entrain de rassembler  et adapter pour les plus jeunes (prochain livre peut-être ???)  quelques légendes et traditions de mon pays, et dans un registre beaucoup plus modeste voici, pour eux,  cette comptine :

 

 

JeanBart.jpg

Petit, Jean a pris la mer

A peine âgé de douze ans.

Petit mousse téméraire

Devint un jour commandant.

Valeureux jeune corsaire

Il vainquit au nom du Roi

Et sauva de la misère,

Ses frères, les Dunkerquois.

Bien sûr les années passèrent,

Mais Jean reste en leurs mémoires ;

Quand ils chantent la dernière,

Leur cantate est à sa gloire :

Jean BART !

 

 

Claudie Becques (01/03/2011)

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 17:19

 
Roberta de Vival33

Deborah
du blog
Oiseau  Lyre  

lance un jeu poétique :
A partir de
l'oeuvre d'art
à gauche


"La métamorphose
 de Roberta" de Vival33,

. Soit un poème en vers ou en prose

. Soit un conte qui commence
impérativement 
par "il était une fois"


Marie Grouette 



Il était une fois Le Roi et La reine du Romelaëre, qui vivaient dans le Nord de la France dans un château entouré de marais.

De leur union naquit Roberta, une très jolie princesse, mais au caractère très antipathique.

Elle se moquait de tous les prétendants qui se pressaient autour d’elle et la couvraient de cadeaux. Celui-ci avait un nez trop long, cet autre était trop petit, lui trop gros, celui-là avait des oreilles d’éléphant, bref aucun d’entre eux n’était, disait-elle, « digne de sa beauté ».

Un jour qu’elle se gaussait encore d’un malheureux qui, parait-il, possédait « les gros yeux globuleux d’un crapaud », l’éconduit se mit à crier haut et fort que la jeune fille regretterait ses sarcasmes.

Il fut aussitôt arrêté par les gardes royaux, mais lorsqu’ils l’enfermèrent dans une des geôles du château, il se transforma en batracien, qui sauta et se jeta.....

Désolée par respect pour ceux qui l'ont acheté pour lire la suite cliquer sur :Trace recto

C’est ainsi que naquit la légende de Marie Grouette, qui fait toujours dresser les cheveux sur la tête de tous les petits enfants du Nord Pas de calais.

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Claudie Becques le 22/06/09






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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 17:44

   (sketch façon Pierre Repp)

Dans le cadre du défi n°7
de l'Abeilles50
de la Communauté
"La Ruche des Beaux Mots"

 

Thème :
PECHES MIGNONS... GOURMANDISES

 


Réédition....


Modeste hommage à cet humoriste et acteur français né le 5 novembre 1909 à Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais) et mort le 1er novembre 1986 au Plessis-Trévise (Val-de-Marne).
Célèbre pour son talent de bégayeur, unique en son genre, Pierre Repp s’est produit au théâtre, à la télévision, mais surtout au music-hall et dans les cabarets, à Paris et en tournée. Il n’avait pas son pareil pour buter sur les mots, en proposer d’autres, aligner des contrepèteries hilarantes parce que toujours surprenantes, le tout avec un sens consommé du gag. Son sketch "Les crêpes" est resté dans la mémoire populaire. Pierre Repp a sa place dans l’histoire du cinéma français grâce à plusieurs troisièmes rôles tenus dans près d’une quarantaine de films.


Originaire du Port/N’a de palais, du Nord/Cas de Palais... enfin du Nord de la France, je suis toujours profondément navrée d’entendre les médias parler de ma région en termes négatifs.

Hier encore, les phares d’au-trou, les fours d’outre-art ... l’affaire d’Outreau et dernièrement les faucheurs de la cour barrée, les coucheurs de la barre fourrée... euh, les chauffeurs de cars bourrés.

Je dis stop ! C’est cas peu ça le Nord ...
C’est pas que ça le Nord !


Alors pour réhabiliter ma région aux yeux de tous, j’ai décidé de vous inviter à ma table et de vous faire déguster un délicieux Palin à la bref lune, un câlin à la belle prune... mais non ! Un lapin à la Leffe brune.

Pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer,
en voici la soeurette ...
la recette, pour 6 personnes :


Ingrédients :
2 palins... lapins achetés chez le boucher, découpé... pas le boucher : les poulains, les lap... si ça se trouve ça marche aussi avec des poulets, faudrait essayer.


De l’huile d’olive
1 litre de Breffe lune... de Leffe brune
1 bouillon cube
Sel, poivre du main loup... du lin mou... du moulin
Du piment d’espelette
2x 1 cuillère à café d’Anelka... de cannelle
Quelques prunes aux agents... pruneaux d’Agen
De l’astrakan ciselé, laisse Gontrand... l’estragon ciselé
2 fauches de seuil... 2 feuilles de sauge


Prévoir aussi pour la peau comptée, pour la ponte côtée... la compotée :
2 oignons rouges et saint met... émincés
De l’huile d’olive
Un pot de... Un dopé... Un peu d’eau
Du vinaigre de cidre
4 sucres roux.


Vous avez tout ? Alors on peut commencer.

Faîtes revenir vos palins... vos bestioles dans 2 poêles.
Réservez dans 2 bigotes et éclater... Réservez dans 2 cocottes et déglacez chacune des poêles avec ¼ de bière (la faîne brûle... la Leffe brune)
Versez le pus gît en ruche... le jus riche en sucs ainsi obtenu sur les morceaux du lapin.
Pour chaque cocotte, à moucher à votre corpulence... ajoutez à votre convenance :
Pruneaux, sel et poivre, piment, estragon. Ainsi qu’Anelka, Willy Sagnol... pardon : la cannelle et feuille de sauge.
Mouillez pitoyablement... équitablement du reste de lierre... bière et de bouillon (1 mitre d’or pour un mètre cube d’eau... 1 litre d’eau pour un cube Or)
Couvrez. Attendez le crémier souillon..., le premier couillon... bouillon ; blessez et salez... baissez et laissez miroiter... mijoter 45 minutes.
Pendant ce temps et si on se faisait un petit peu tripoter ?
Excusez ma fourche qui langue, ma langue qui fourche : et si on se faisait sa petite compotée ?

Vous faites parvenir votre pognon... vous faites revenir vos beaux oignons émincés dans de l’huile d’olive, ajoutez 4 sous de crue... 4 sucres roux, une rasade de vinaigre de cidre, un fond d’eau.

Mélangez et laissez mijoter doucement jusqu’à ce que la texture semble s’épaissir, et prenne une légère caramélisation.

Cette peau comptée... cette marmelade d’oignons finira de fondre dans chacune des cocottes, en liaison intime avec le lapin durant environ encore 10 minutes.

A servir très chaud avec un bon plat de tripes maison... de frites maison.

Un petit morceau de fromage de Bergues ou de Mont des Cats sur un lit de salade pour la dissection, la ... pour digérer, et une bonne glace aux speculoos en dessert.

Claudie Becques

Pierre Repp ?.... Souvenez-vous:



ou encore dans son fameux sketch des crêpes :
 
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