Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 20:39

"Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l’est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien" (J. BREL)

------------------------------------


 
 Une réédition d'une petite prose poétique pour vous faire découvrir
que la mer du Nord a aussi beaucoup de charme...

------------------------------------

 
Le ciel et la mer, la plus belle de toutes les histoires d’amour.

Trait d’horizon. Trait d’union.

berck1.jpg (Berck sur mer)


Et moi, minuscule grain de sable face à cette merveilleuse idylle entre deux immensités.

 

Il l’habille de rayons d’or et elle, radieuse, scintille de mille feux.

Il la caresse d’une douce brise et elle,
frissonne et s’abandonne dans un incessant va-et-vient.

Et moi, minuscule grain de sable j’écoute leurs voluptueux soupirs.



berck2.jpg (Berck sur mer)


A la fin de la journée, il dépose le soleil au pied de son aimée,
faute de ne pouvoir lui décrocher la lune,
puis il tire sur leur intimité le voile de la nuit.

 



berck3.jpg (Berck sur mer)


Pourtant, il arrive qu’entre eux, le ton monte soudain.

 

Il fait souffler sur elle comme un vent de reproches qui la fait se hérisser.

Il fait rouler au-dessus d’elle ses gros nuages et se met à gronder.



berck4.jpg (Berck sur mer)


Rebelle, elle le repousse alors, de toutes ses vagues.

 

Quand il laisse pour de bon, libre cours à son foudroyant courroux,
de colère elle aussi, se jette sur les rochers, en écumant de rage.




berck5.jpg  (Berck sur mer)


Et moi, minuscule grain de sable je me dis qu’un jour, le paroxysme de leur passion emportera définitivement tout, sur son passage.

 

Enfin calmé, tandis qu’il se répand en longs sanglots, elle, épuisée, rejette sur le rivage les débris issus de leur querelle.


berck6.jpg (Berck sur mer)

 

Quand il s’éclaire à nouveau d’un timide sourire, elle se laisse bercer par sa douce chaleur, et se remet à clapoter joyeusement.

 

Trait d’horizon. Trait d’union. 


 (Berck sur mer)


Et moi, minuscule grain de sable, ne suis que le témoin de la plus belle et grande histoire d’amour de tous les temps.

 

 

berck7.jpg (Berck sur mer)



Claudie Becques
Repost 0
Published by Claudie Becques - dans Textes courts
commenter cet article
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 02:24

 

ailleurs_ou_nulle_part.jpg

 Ailleurs ou nulle part (Oeuvre de Daniel joux) 

 

Sur le quai de la vie, deux compères partagent un même banc.

L’un est calme. Trop. Non ! Pas calme : résigné.

L’autre, plein de tiques, agité : nerveux.

Ce dernier jette régulièrement un regard vers son voisin.

Il est évident qu’il éprouve le besoin d’engager la conversation.

L’autre, perdu dans ses pensées, ne bouge pas. Il regarde fixement le sol, sans se soucier de ce qui l’entoure.

Le paquet de nerf, regarde sa montre, la voie, et n’y résistant plus se tourne vers son voisin :

-          « C’est bien pour « de l’avant » ?

Sortant de sa torpeur le calme répond :

-          « Oui… Enfin je crois… Je ne sais plus… 

-          Mais enfin, si vous attendez-là, c’est que vous y allez, il n’y a pas d’autre destination…

-          Vous avez raison… Je devais y aller…

-          Et vous ne le souhaitez plus ?

-          C’est que, je devais prendre le précédent, j’ai trop réfléchi, trop attendu, je l’ai loupé…

-          Ah ! Zut c’est bête… Mais  pas si grave finalement… Prenez le suivant…

-          Pour quoi faire ? Plus personne ne m’attendra plus quand j’arriverai… C’était celui-ci que j’aurais du prendre…

-          Hum… Hum… Je vois… Moi au moins ça ne m’arrivera pas, c’est le suivant que je devrais prendre, mais je préfère arriver plus tôt, prendre les devants,... Vous comprenez ?

-          Non !

-          On n’a qu’une vie, faut profiter, ne pas perdre de temps, foncer…

-          Mais vous n’avez pas peur d’aller trop vite, de faire le mauvais choix ?

-          On verra bien, j’aviserai… 

-          Quelqu’un vous attend là-bas ?

-          Evidemment non, puisque je suis en avance…

-          Alors… Vous aussi…

-          Moi aussi quoi ?

-          Vous êtes… seul ! »

 

 

Claudie Becques le 5 juillet 2011.

Repost 0
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 08:00

 

 

 chat1.jpg

 

A mes enfants...

 

Des petits pas feutrés...

Je l’entends qui rentre.
Sa démarche est souple et légère.
Je vais pouvoir dormir tranquille : le petit chat est rentré.

Je ressens pourtant une irrésistible envie d’aller m’assurer qu’il va bien, lui caresser la tête, lui déposer un léger baiser sur le bout du museau...
Je ne trouverai le repos que lorsque j’aurai pu accomplir ce rituel.
Mais je ne bouge pas.

Pas encore.
Je suis à l’affût de chacun de ses mouvements, jusqu’à ce qu’il retrouve sa place, ses habitudes, son "chez lui".
J’attends que le sommeil l’enveloppe et que ses rêves l’emmènent là d’où il vient, vers ses escapades loin de la maison, loin de moi.
Demain il viendra se blottir contre moi et se faire câliner avec dans le regard une douce expression de regret pour l’inquiétude causée.
Comment pourrais-je en vouloir à cet irrésistible petit animal fragile ?
Comment ne pas craquer quand il viendra se frotter contre moi jusqu’à ce que je le laisse se blottir et ronronner dans mon cou, en quête de tendresse ?

Il sait combien j’en crève lorsqu’il s’absente ainsi plusieurs jours ; alors par respect de mon tourment il repasse vite fait à la maison le temps d’un miaulement, d’un repas, d’une toilette, d’un frôlement, de se réchauffer auprès du foyer aimant et rassurant qu’il n’oublie jamais.

On ne peut pas priver un petit chat de liberté et le maintenir auprès de soi par la chaîne de l’amour.
C’est pourquoi je lui laisserai toujours et à jamais entrebâillés, ma porte et mon cœur de…  maman.

 

 

Claudie Becques

 

Repost 0
Published by Claudie Becques - dans Textes courts
commenter cet article
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 11:19

 

 

Les égarées de Daniel JOUX

 

On faisait la queue, les unes derrière les autres.

A côté de nous les hommes défilaient sourire aux lèvres.

On voyait bien qu'ils se fichaient de nous. Mais on tenait bon dansant d'un pied sur l'autre, en attendant notre tour.

On aurait préféré faire dans nos culottes plutôt que de se risquer d'utiliser les toilettes libres des mâles.

C'est qu'on a notre fierté, nous les femmes !

 

Et puis on l'a vue arriver avec ses pulls troués superposés, ses grosses chaussettes et ses charentaises. Elle s'est installée au lavabo, a sorti du sac en plastique qu'elle tenait dans ses mains bleuies par le froid un « pousse-mousse » de savon d’une marque économique de supermarché  et elle a commencé à se faire une toilette minutieuse par en-dessous de ses frusques du mieux qu'elle pouvait pour ne pas nous mettre mal à l'aise.

Nous on s'appliquait à vérifier si le carrelage était bien collé au sol et si les dalles en polystyrène tenaient bien au plafond, tout en supervisant du coin de l'œil  jusqu'au coup de peigne final.

On l'a vit ranger le savon et sortir un fond de tube de pommade « Dermophil- indien » qu'elle appliqua soigneusement sur son visage et ses mains.

Il y avait une dignité dans ses gestes !

 

Quand ce fut mon tour de soulager ma vessie, je profitai de l'intimité de l'endroit pour prélever un billet dans mon sac.

Tandis que je me lavai les mains je sentis son regard fier me toiser.

Alors je m'éclipsai, l'argent coincé dans mon bracelet montre…

C'est qu'on a notre fierté, nous les femmes !

 

 

 

 

 Claudie Becques (20/11/08)

 

Repost 0
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 17:43



 

J'ai rêvé pour toi une vie paradisiaque.

J'ai construit pour toi un environnement pastel, tout en douceur.

J'ai calmé tes peines en te chantonnant des berceuses.

J'ai anticipé tes gestes pour que tu ne te blesses pas.

Je t'ai tenu la main pour traverser la route.

Je t'ai appris la tolérance et le respect de l'autre.

J'ai zappé les infos pour tu n'aies pas connaissance des horreurs de notre monde,

Et je prie chaque jour pour que tu ne connaisses jamais la guerre que m'ont racontée les Anciens.

J'ai voulu que l'Amour soit la seule force qui t'habite.

 

Et je te regarde…

Et je ne te reconnais pas.

 

Tu fais hurler ta musique qui ne se chante pas.

Tu parles un langage que je ne comprends pas.

Et je te vois sourire, armé jusqu'aux dents,

Et achever ce type que tu poursuivais avec acharnement, que tu avais blessé et qui te suppliait de le laisser en vie.

Et tu regardes blasé, ce corps qui gît par terre dans une mare de sang, avec un "yesss !" de satisfaction, qui me glace jusqu'aux os…

 

-  "Mais, M'man… C'est qu'un jeu vidéo !"

 


Claudie Becques (15/01/06)

Repost 0
13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:30




Dans le cadre du jeu organisé par Enriqueta dans sa communauté "Les mots offerts",

 voici ma contribution sur

 

le thème "L"horloge tourne"  

 

 

 

A l’horloge de la vie

Les heures passent plus lentement

Suivant l’âge de celui

Qui en suit le mouvement.

 

 

Le petit Lulu, assis au fond de la classe, près du radiateur, mâchonne son crayon.

Il suit attentivement des yeux la danse folle de la mouche  qui voudrait jouer les passe-murailles avec la vitre, pour rejoindre le ciel.

Les minutes qui le séparent de la récréation sont interminables.

Le rêve de Lulu ? Grandir... Pour faire ce qui lui  plaira.

                                                                                                                                       

 

A l’horloge de la vie

Les heures passent plus lentement

Suivant l’âge de celui

Qui en suit le mouvement.

 

 

Sophie rentre du travail, les bras chargés de commissions achetées en vitesse.

Un coup d'œil sur sa montre... Déjà ! Vite, passer prendre les petits chez la voisine, vérifier leurs devoirs, préparer le repas, mettre une lessive en route, manger, donner le bain et coucher les enfants. Pour se détendre un peu, elle pourra, devant la télévision, repasser les quelques habits secs du séchoir de la salle de bains. Elle aurait encore tant à faire... La journée est trop courte.

 

 

A l’horloge de la vie

Les heures passent plus lentement

Suivant l’âge de celui

Qui en suit le mouvement.

 

 

Aline et Eugène sont assis côte à côte sur la banquette.

Après le journal de 13 heures, ils se sont concentrés sur leurs mots croisés en écoutant un petit air d'accordéon.

17 heures. Aline se lève pour aller chercher le café et les petits gâteaux.

C'est l'heure "Des chiffres et des lettres". Ensuite, ce sera "Questions pour un champion".

En vieillissant, il faut cultiver sa mémoire !

Les enfants n'ont pas téléphoné. Ils ne passeront donc pas ce soir.

Alors, ils iront se coucher, comme d'habitude à 20h30.

 

 

A l’horloge de la vie

Les heures passent plus lentement

Suivant l’âge de celui

Qui en suit le mouvement.

 

 

 

Repost 0
Published by Claudie Becques - dans Textes courts
commenter cet article
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 11:40
Pour palier le manque d'inspiration voici quelques rééditions de textes qui, mine de rien, commencent à dater...
 Eminem



L’ado, pour aller à l’école, il met son uniforme d’ado : son jean extra large, un baggi ça s’appelle, qu’il laisse descendre un peu, pour qu’on puisse voir l’élastique de son caleçon, parce que c’est comme ça que ça se porte un baggi.

Et puis par dessus, un sweat, à capuche, parce que sans, çà ne le fait pas, et pour finir, les chaussures, des grosses, sur lesquelles dévale le baggi. Les lacets, on les rentre à l’intérieur, ça sert à rien les lacets, c’est garniture.

Ah oui, surtout ne pas oublier : le baladeur  
toujours à fond la caisse sur les oreilles et le portable dans la main.

 

L’ado, on le dépose un peu plus loin que le collège, parce qu’on ne sait jamais, un copain pourrait entendre sa mère lui dire avant de descendre : "Bonne journée mon Chéri !" Alors là, la honte !

 

Les ados, quand ils sont rassemblés, ils ne parlent pas comme nous, ils ont le langage "zone", avec la même intonation et ils inversent les syllabes parce que c’est relou de bien parler.

 

Les meufs, ils les laissent de côté parce qu’elles ne font que de parler de la Star’Ac, et qu’elles ne connaissent rien de Eminem ou de Benassi Bros.

 

 

Mais le soir, l’ado, quand il a enlevé son uniforme et qu’il a mis son pyjama, il se blottit contre sa maman comme un tout petit bébé et il raconte sa journée, ses notes, ses profs, ses potes, et là il parle bien l’ado et je comprends tout.

 

Pendant qu’il raconte je lui gratouille la tête et je lui fais des bisous, et il aime ça l’ado.

 

Et moi cet ado là, je le kiffe grave !



Claudie Becques (12/10/2004)

Repost 0
Published by Claudie Becques - dans Textes courts
commenter cet article
24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 08:34

 

 

 

     

 

L'enfance nous appelle de Daniel JOUX

 

 

 

 

Il était une fois, une petite fille rêveuse, qui se sentait souvent quelque peu perdue dans ce monde qui l'entourait.

Elle imaginait alors avoir des ailes virtuelles qui l'emportaient rien qu'en fermant les paupières dans un pays magique, où la vie lui paraissait plus douce et plus facile à supporter.

Ce monde imaginaire n'était composé que de choses qu'elle aimait et de personnes qui aimaient les mêmes choses qu'elle.

Comme rien n'est jamais parfait il fallait accepter cette petite restriction de ne pouvoir ni les voir, ni les toucher : seules leurs âmes se connectaient.

Un peu terre à terre elle eut beaucoup de mal au début à se faire à cette étrange relation, et se surprit même à dessiner mentalement une apparence à ces ombres lumineuses.

Dès que la réalité était triste et morose, elle clignait des yeux et hop ! elle se retrouvait dans cet univers de douceur, de poésie, de chants et de rires.

De temps en temps parfois ils abordaient des sujets très sérieux mais le débat qui s'ouvrait, restait toujours courtois et respectueux et lorsqu'elle redescendait de son petit nuage elle se sentait plus forte des conseils de ses amis virtuels.

Bien sûr quelques ombres noires tentèrent de court-circuiter la relation de ces âmes en phase mais un simple battement d'ailes les faisaient disparaître rapidement.

Plus le temps passait et plus la petite fille ressentait le besoin de cette communion mais aussi celui de la matérialiser.

Elle emprunta donc la petite porte interdite qui la mènerait à un contact direct avec ses compagnons de rêves.

Malgré tous les panneaux de prévention contre la désillusion elle poursuivit le petit chemin qui la mènerait jusqu'à la réalité.

Elle devint alors adulte.

 

 

 

Claudie Becques (2007)

Repost 0
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 13:03

Réédition....

undefined



Par un jour de grand vent, je suis tombée amoureuse d’un cerf-volant.


J’ai bien essayé de le retenir par le fil de mon cœur, mais le volage ne demandait qu’à s’envoyer en l’air, toujours plus haut et loin de moi.


Je me suis dit : "Si Rocco est ainsi, soyons dans le vent et lâchons du lest, bientôt j’aurai le Mistral gagnant."


Mais le vent ne tournait jamais en ma faveur et lui, alors de se la jouer freestyle, de virevolter, de tourbillonner et d’enchaîner les figures porté par les courants d’air, tandis que moi, au sol, je maintenais tant bien que mal l’infime fil de ma patience.


Un amour si Blizzard, Aquilon ne peut se fier était Autan dire voué à l’échec.
Fallait-il à ce point avoir le cerveau lent ou pire un Grain pour ne pas s’en rendre compte !


Bourrasquement j’ai fini par lâcher le lien avant qu’il ne me Brise, et je l’ai vu monter très haut dans le ciel, aux vents mauvais, pour ne plus devenir qu’un tout petit point que j’ai perdu de vue.


Curieusement, mon chagrin que j’avais envisagé Cyclone ne fut que Zéphyr et je me suis enfin sentie libre comme l’air.


Claudie Becques

Repost 0
Published by Claudie Becques - dans Textes courts
commenter cet article
7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 21:39

"Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l’est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien" (J. BREL)

------------------------------------


 
 Une réédition d'une petite prose poétique pour vous faire découvrir
que la mer du Nord a aussi beaucoup de charme...

et puis l'union... en ce moment... c'est ma seule préoccupation.
------------------------------------

 
Le ciel et la mer, la plus belle de toutes les histoires d’amour.

Trait d’horizon. Trait d’union.

berck1.jpg (Berck sur mer)


Et moi, minuscule grain de sable face à cette merveilleuse idylle entre deux immensités.

 

Il l’habille de rayons d’or et elle, radieuse, scintille de mille feux.

Il la caresse d’une douce brise et elle,
frissonne et s’abandonne dans un incessant va-et-vient.

Et moi, minuscule grain de sable j’écoute leurs voluptueux soupirs.



berck2.jpg (Berck sur mer)


A la fin de la journée, il dépose le soleil au pied de son aimée,
faute de ne pouvoir lui décrocher la lune,
puis il tire sur leur intimité le voile de la nuit.

 



berck3.jpg (Berck sur mer)


Pourtant, il arrive qu’entre eux, le ton monte soudain.

 

Il fait souffler sur elle comme un vent de reproches qui la fait se hérisser.

Il fait rouler au-dessus d’elle ses gros nuages et se met à gronder.



berck4.jpg (Berck sur mer)


Rebelle, elle le repousse alors, de toutes ses vagues.

 

Quand il laisse pour de bon, libre cours à son foudroyant courroux,
de colère elle aussi, se jette sur les rochers, en écumant de rage.




berck5.jpg  (Berck sur mer)


Et moi, minuscule grain de sable je me dis qu’un jour, le paroxysme de leur passion emportera définitivement tout, sur son passage.

 

Enfin calmé, tandis qu’il se répand en longs sanglots, elle, épuisée, rejette sur le rivage les débris issus de leur querelle.


berck6.jpg (Berck sur mer)

 

Quand il s’éclaire à nouveau d’un timide sourire, elle se laisse bercer par sa douce chaleur, et se remet à clapoter joyeusement.

 

Trait d’horizon. Trait d’union. 


 (Berck sur mer)


Et moi, minuscule grain de sable, ne suis que le témoin de la plus belle et grande histoire d’amour de tous les temps.

 

 

berck7.jpg (Berck sur mer)



Claudie Becques
Repost 0
Published by Claudie Becques - dans Textes courts
commenter cet article