Moments de rêves et d'émotions en prose ou poésie pour petits et grands.
Hier, dimanche 10 mai 2009, j'ai profité du beau soleil qui inondait nos
plaines,
pour aller me promener derrière la frontière,
à Ypres en Belgique.
Je j'ignorais mais c'était précisément le jour de la fête des Chats.

En voici l'Histoire :
Au pied de la chaîne des monts de Flandre,
les marchands empruntaient jadis une route du commerce depuis Arras jusque Bruges, en passant par Ypres, ville belge prospère, protégé par de solides
murailles.
De la haute tour qui dominait le marché,
les échevins s'adressaient de temps à autres aux Yprois.
Durant les foires et les marchés,
les chats étaient très recherchés pour garder les grains et les aliments
entreposés dans les greniers, des nuisances des rongeurs.

C'est qu'en ce temps-là, l'espèce animale se devait de se rendre utile à l'homme !
(et la SPA n'existait pas !)
Une fois les négociations commerciales achevées et les denrées vendues et distribuées, les gentils félins devenaient alors inutiles, voire nuisibles.
Les employés communaux traquaient alors les pauvres
bêtes,
qui, pour service rendu, étaient enrubannées et fleuris

avant d'être confiées aux membres de
l'échevinage,
qui les jetaient alors du haut de la tour sur le pavé de la grand-place,
ou à la foule en délire qui en disposait comme elle l'entendait.
Cette sordide coutume a été, je vous rassure, définitivement abolie au XIXè
siècle.
Néanmoins hier, quand je suis arrivée sur la Place d'Ypres
une espèce de polichinelle rouge et blanc
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jetait depuis le balcon de l'Hôtel de ville multitude de chats... en peluche !

Clo le 11/05/09