Moments de rêves et d'émotions en prose ou poésie pour petits et grands.

(Solitude de JLT7)
Goutte après goutte, sans avoir l’air de rien,
Le petit verre plaisir est devenu besoin.
De pots entre copains pris au bar d’un café,
A l’apéro-relax pris face à la télé,
L’alcool insidieusement devient ta raison d’être,
Sans même t’en rendre compte. C’est pour çà que l’admettre
A pris beaucoup de temps, énormément de temps !
Verre après verre, la boisson t’entraîne doucement
Dans un enchaînement tellement redoutable.
Et le vide s’installe. Et tu te sens coupable.
Tu ne sais même plus, si c’est parce que tu bois
Que tes proches, tes amis, se détachent de toi,
Où si cet alibi, te pousse vers l’alcool.
Et plus tu en bois, plus ton corps en raffole !
Et sournoisement ce traître que tu ne maîtrises plus
Te lâche et se dérobe sous l’assaut des abus.
Cure après cure, on comprend qu’il n’y aura pas
De remède-miracle pour te sortir de là.
C’est pire que le suicide, cette auto-destruction.
Comment réagir ? Colère ou compassion ?
Ton physique se dégrade et affluent les problèmes.
On ne peut plus t’aider. C’est un supplice extrême.
On en deviendrait lâche à un point que parfois,
On aimerait presque, ne plus entendre parler de toi.
Oh ! On n’en est pas fiers, mais c’est si insoutenable
De
voir celui qu’on aime face à ce mal incurable.
Claudie Becques (02/10/2004)