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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 23:00




Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum !

Le son tonitruant de la musique techno jaillit des deux énormes baffes qui remplissent le coffre du véhicule.

Il l'a fait peindre couleur ciel de nuit, métallisé, pailleté, déchiré d'une multitude d'éclairs blancs.

Une rutilante merveille de technologie et d'esthétisme, reine du Tuning.

Voiture du diable ou des dieux ?

Le chrome des jantes et du pot d'échappement brille de mille feux : voiture des dieux.

Vrombissement du moteur dans un bruit d'enfer : voiture du diable.


Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum !

Le son tonitruant de la musique techno jaillit de toutes les baffes disposées aux quatre coins de la piste de danse.

Il est là aux platines, le casque sur les oreilles.

Il vit toutes les nuits son rêve, pailleté, déchiré d'une multitude d'éclairs sortant des stroboscopes.

Il règle la musique aux commandes de la table de mixage, merveille de la technologie.

Passion du diable où des dieux ?

Visages d'anges, plaisir de vivre : passion des dieux

Vapeurs d'alcool, neige en été : passion du diable


 
Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum !

Le son tonitruant des battements de mon coeur...

- "Maman, tu ne m'écoutes pas !

- Mais si mon fils : tu seras DJ et tu auras une magnifique voiture !"



Claudie BECQUES (30/06/2005)

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 23:00





A la porte de mes lèvres….

 

Il y a tous ces "je vous aime", "j'ai besoin de vous" et "je pense tellement à vous" qui ne veulent pas sortir….

 

-         "Dîtes ! Vous souvenez-vous de nos chamailleries incessantes, nos injures, nos "Dégage !" et les "Bon débarras !" qui exaspéraient tant Maman ? Pourtant dès que l'un manquait, les autres tournaient comme des lions en cage !"

 

A la porte de mes cils…

 

Il y a toutes ces larmes que je verse pour vous quand je vous sais tristes, malades ou dans la détresse, mais… vous n'en savez rien !

 

-         "Dîtes! Vous ............

 

Désolée par respect pour ceux qui l'ont acheté pour lire la suite cliquer sur :Trace recto
 

 Claudie Becques (28/02/2006)

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 23:00





Cela faisait bien longtemps que je n'étais allée danser.

 

Le temps de faire des enfants.
D'avoir vieilli.
D'avoir perdu l'habitude de penser à moi.

Le temps de douter de ma féminité.

 

Assise à une table au bord de la piste, j'observe les autres femmes l'esprit critique, comparatif. 

Celle-ci est trop mince.

Elle, par contre devrait faire un régime.

Cette autre n'a pas très bon goût pour s'habiller.

Quant à celle-ci elle est drôlement jolie… mais aussi drôlement "bêcheuse".

Oh ! Là, c'est vraiment trop ! On se doit quand même de respecter son âge !

 

Diagnostic final, je suis dans la moyenne : ni un top-modèle, ni un boudin.

"Je passe mon chemin", selon l'expression favorite de mon père.

 

Ca me fait drôle d'être là, tout comme il y a plus de vingt ans.

En ces lieux, rien n'a vraiment changé….

Sauf moi !

 

Suis-je seulement encore capable de danser ?

Mon mari me prend la main.

Je me blottis contre lui.

Apparemment c'est comme le vélo : ça ne s'oublie pas.

 

Je tangue sur un slow, les yeux clos.

 

Le temps s'est arrêté.

 

J'ouvre les yeux.

Un homme me regarde.

Je me détourne gênée, mais je continue de le sentir me dévisager.

 

La musique reprend.

 

J'ondule à nouveau et son regard de braise continue à me détailler effrontément.

Je vois ses mains presser et caresser le dos de sa cavalière, tandis que je me serre un peu plus contre l'homme de ma vie.

 

Nos yeux sont aimantés, mais nos corps séparés par nos vies respectives.

 

La musique s'éteint.

La lumière s'allume.

Je reprends contact avec la réalité.

 

J'ai un peu honte de ce flirt du bout des yeux, mais…

 

Je me sens belle.

Je me sens femme.

Je me sens en vie.

 

 

Claudie Becques (24/02/2007)

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 22:00


 

-         "Je t'aime !

-         Moi aussi, je t'aime.

-         Tu m'aimes comment ?

-         Je t'aime comme ça !

-         Seulement comme ça ? demande la maman en faisant une moue

-         Non, commmmme ça ! lui répond l'enfant en ouvrant grand les bras

-         Et papa… Tu l'aimes ?

-         Oui je l'aime

-         Comment tu l'aimes, lui ? insiste la maman

-         Commmmmmmmmme ça !

-         Plus que moi alors, en conclut la maman en faisant mine d'être triste

-         Non… Pareil… Je t'aime pareil !

-         Tu es sûr que tu ne m'aimes pas un tout petit peu plus que Papa ? Réfléchis-bien …

-         Non, c'est pas vrai, je t'aime tout pareil.

-         Tu peux me le dire, tu sais, ce sera notre secret… Je ne dirai pas à papa que m'aimes un tout petit plus que lui…. chuchote encore la maman à l'oreille de l'enfant

-         Non, tout pareil… Je vous aime TOUS-LES-DEUX-PAREILLLLL !" crie presque l'enfant excédé.

 

Eclat de rire des parents.

 

-         Rien à faire : on est ex-aequo ! capitule la maman

-         C'est bien mon bébé, tu es un amour ! On ne choisit pas entre son papa et sa maman ! dit le père en prenant l'enfant dans ses bras et en l'embrassant.

 

 

Cinq ans plus tard…

 

-         "On t'aime tu sais, ça n'a rien à voir avec toi… C'est la vie ! Il arrive que les parents cessent de s'aimer…

-         Mais, moi je vous aime tout pareil….

-         Nous le savons mon chéri, et malgré tout  on ne veut que ton bonheur… C'est pour ça qu'on aimerait savoir, et que c'est à toi de choisir… Alors, qu'est-ce que tu préfères ? Vivre avec papa ou avec maman ?"

 

 

Claudie Becques (06/02/2007)

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 22:00

 





Ils avaient tous rendez-vous sur le parking.


Au départ, quelques petits groupes éparts, par timidité sans doute ou par peur de "gaffer", gardaient leurs distances.


Puis, entraînés par les anciens, ils se prirent peu à peu au jeu du "qui est qui ?".

Ca faisait bien vingt ans au moins qu'ils s'étaient perdus de vue.

Les chevelus avaient ....


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Claudie Becques (16/12/2005)

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 08:22



  

Il regardait souvent ses mains avec mépris en disant : "Je ne sais rien faire de mes dix doigts".
Moi je les trouve belles ses mains. Elles sont fines, douces, bien blanches et soignées.
C'est important les mains. C'est si sensuel. 
J'aime quand elles enserrent mes épaules ou ma taille, quand elles deviennent baladeuses et qu'elles caressent ma peau...

-  "Arrête, tu n'es jamais sérieuse !
-  Mais, si...
-  Je ne suis même pas fichu d'en faire quelque chose de bien.
-  Elles sont économiques tes mains.
-  Economiques, pouffa t-il, alors qu'elles sont incapables de réparer, fabriquer ou plonger dans un moteur, et que je suis toujours obligé de faire appel à quelqu'un pour le faire à ma place. Elles ne me servent qu'à signer les chèques de mon incompétence.
-  Je te le disais : elles font tourner l'économie.
-  Tu vois, tu n'es jamais sérieuse."


Moi dans ses mains, je sais qu'il y bat un cœur gros comme çà. 
Jamais je ne les ai vues levées sur qui que ce soit. 
Leur mission semble être de cajoler, bercer, éponger les fronts fiévreux, tenir le coude du faible pour avancer, porter les cabas des personnes âgées, plonger dans sa poche pour y trouver une pièce pour le mendiant, prévenir des dangers ceux à leur portée... 
Et puis, elles ne sont pas fières ses mains, elles se tendent volontiers vers celles manucurées et parées de bijoux, autant que vers celles calleuses aux ongles noirs. 

- "Alors tu sais, mon Amour, je dis que des mains comme ça : elles sont en or !".
 
Claudie BECQUES (2005)

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 08:59

Elfe.jpg

J'ai rencontré une Elfe, une Elfe de lune, perdue dans la forêt noire de l'adolescence

Elle est pâle, légèrement bleutée sous les yeux. Elle parait si grande ! Mais sans doute est-ce dû à sa silhouette si fine.

Elle virevolte sans cesse, comme pour prouver qu'elle va bien, mais on la sait enchevêtrée dans la broussaille de ses idées incohérentes.

Pourtant si frêle, elle semble portée par .....

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 08:50

foret.jpg

- "Mamie ! Pourquoi tu restes seule ?
- J'écoute les murmures de la forêt.
- Mais, tu es dans la … bibliothèque !
- Non, je ne perds pas la tête. Ferme les yeux. Donne moi ta main. Effleure doucement les tranches des livres. Certaines sont rugueuses, d'autres lisses comme les écorces des arbres, et regarde ici, gravés à l'or fin, les noms des amoureux de l'écriture défient le temps qui passe. Tu vois là ? Ce sont les chênes, les maîtres, qui ont bravé toutes les époques. De ce côté, les exotiques qui sentent le large pour emporter ton imagination. Par là, en rangs serrés ce sont les grands sapins qui cachent de sombres histoires sanglantes. Cette partie recèle les fruitiers, pour te nourrir l'esprit, là, tu as les précieux, gorgés de poésies.
- Et çà c'est quoi ?
- C'est mon petit arbrisseau. Il peut paraître chétif avec ces deux bouts de carton en guise de couverture, et trois bouts de ficelle pour la reliure, mais il coule en son cœur tant de sève, qu'un jour, il aura sa place dans une forêt. Lorsque je ne serai plus là, accepteras-tu de t'occuper de lui ?
- Et comment on s'occupe de ton petit arbrisseau Mamie ?
- En lui apportant un peu d'oxygène en le feuilletant, en l'arrosant d'une larme, en lui apportant le rayon d'un éclat de rire. Nourrit de tes attentions, il deviendra alors si grand que ses branches toucheront un jour le ciel et je m'y poserai pour te regarder lire mon enfant. L'homme que tu seras alors, m'entendra lui murmurer mon amour et ma fierté.

Claudie Becques

Livres.jpg

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 05:00


(Pixel Coccinelle de JLT7)

Tiens, tu es là toi ?
Attends...
Je te pose là.
J’ai pas envie qu’il t’arrive quelque chose et d’avoir la poisse, moi !
Tu vas retourner le voir après ?

Alors dis-lui bien , que je ne suis pas très contente, et que je lui en veux un petit peu :

 

Quand on fait des enfants, on doit bien s’occuper d’eux.
C’est quoi cette mentalité de les laisser se débrouiller comme çà, tout seuls.
Bien sûr, qu’il faut qu’ils se prennent en charge, mais quand ils n’en sont pas capables c’est le rôle du père d’arranger çà, non ?

Je sais bien, qu’il les aime.
Mais moi, j’aime mes enfants, j’essaie de les laisser  vivre leur vie, mais quand ils font des bêtises... je suis là pour les sortir de l’embarras.

Ah, et puis autre chose…
Un père ne doit pas faire de différence entre ses enfants, pourquoi faire plus pour l’un que pour l’autre ?
Tu trouves çà normal toi ?
Reconnais que certains sont plus gâtés que d’autres !
Et puis, règle numéro un : un père ne doit pas laisser ses enfants, se battre entre eux.
C’est n’importe quoi !
Entre frères !
Belle éducation !

C’est vrai : il a fait des trucs supers, d’ailleurs je ne sais pas comment il a fait, pour tout penser aussi bien, c’est vraiment un génie ! 


Je sais, c’est facile de critiquer !
Mais, le spectacle est tellement pitoyable quelquefois... qu’on en vient à douter.

 

Bon, c’est pas de tout çà, j’ai pas fini mon jardinage moi !

Tiens regarde, un rayon de soleil… Il te rappelle auprès de lui.

Va petite coccinelle, va lui dire çà pour moi.


Claudie Becques (13/10/2004)

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 05:00




(L'amour selon l'être humain de D.JOUX)

Le papier peint, elle l'a choisi jaune orangé  : "comme ça il fera tous les jours soleil" m'a t-elle dit.
Les doubles rideaux et le couvre-lit assorti, bariolés orange, vert, jaune et rouge.
Des couleurs chaudes qui font penser aux vacances, au midi.
Elle aime le Sud.
C'est coloré.
C'est gai.
C'est vivant.

 

Et puis il y a ce pan de mur qu'elle a voulu en lambris, parce que c'est chaud le bois, çà fait chalet.
Ca lui rappelle quand elle était toute petite et qu'on allait passer le mois de juillet en montagne.
La montagne, elle l'aime aussi.
C'est autre chose.
C'est le calme.
 
La sérénité.
Le plein air qu'on respire à plein poumon.
Et puis c'est les vaches dans les vallées.

 

Elle adore les vaches.
Alors sur l'étagère elle en a posé plein de petites.
Toutes, l'œil qui frise, la vachette moqueuse, coquine, celle qui semble vous dire "Allez, viens, court après moi, viens m'attraper la marguerite que je tiens dans le museau".
Elles sont drôles, et elle sourit rien qu'en les regardant.

 

Face au gang des vaches il y a celui des nounours aux coussins cœur.
Fantaisie contre douceur.
Ca lui ressemble.

 

Et puis là, posé sur la table de chevet, il y a ce cœur qui bat, seconde après seconde, un titi accroché à la grande aiguille.
Et ça résonne dans la toute la chambre.
Lourdement.
Tic.
Tac.
Tic.
Tac.
A côté, il y a son portable qui ne sonne plus, avec son petit gyrophare pour attester qu'il est quand même en état de marche.

 

Et puis sur le lit, il y a une poupée cassée.

 

 Claudie Becques (27/10/2004) 

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