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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 11:22

J'ai écrit cette fiction dans le cadre du concours de "Ecriture et Partage" clos le 31/10/06.
La seule contrainte était qu'il devait obligatoirement commencer par :
"Quand elle s'aperçut de sa maladresse..."

"L'enfer noir" a obtenu la 25ème place sur  242 textes.

 

L'enfer noir


Quand elle s'aperçut de sa maladresse, elle comprit que la vie ne serait plus jamais un jeu, et que son ami emportait avec lui, dans sa chute, son enfance.

 

Pour ses sept ans, Alexandrine, gagna le droit de descendre, elle aussi, "au fond".


La mine c'était de toute façon, sa seule destinée.
Et puis, ce qui la rassurait c'était de savoir qu'elle ferait équipe avec Antoine, neuf ans, son petit voisin, avec qui elle faisait souvent  les quatre cents coups en se laissant dévaler du haut du terril.


A eux-deux ils seraient demi-hercheurs.
C'étaient en effet ainsi que l'on appelait ces gosses mâles et femelles, qu'on envoyait faire, pour un demi-salaire, le travail qu'un adulte ne peut accomplir dans ces galeries trop étroites.


Elle eut un moment de panique quand la cage  se mit en branle pour descendre dans la fosse. Mais Antoine lui tint la main, alors elle se calma. Il la guida ensuite, à travers les bowettes, lui fit grimper l'échelle, et lui expliqua ce qu'on attendait d'eux. Il fallait traîner l'esclitte, cette espèce de traîneau, chargé de quelques centaines de kilos de menu, c'est à dire du charbon en petits morceaux et l'amener jusqu'au puits pour être remonté. Lui tirerait,  arc-bouté dans le harnais, à quatre pattes, s'accrochant des pieds et des mains et elle, pousserait de toutes ses forces.


Mais la petite, oppressée dans cet endroit exigu, se mit à crier et à pleurer.
Il comprenait ce qu'elle ressentait.

 

Désolée par respect pour ceux qui l'ont acheté pour lire la suite cliquer sur :Trace recto
Claudie Becques

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 12:07





- "Mamie ! Pourquoi tu restes seule ?
- J'écoute les murmures de la forêt.
- Mais, tu es dans la … bibliothèque !
- Non, je ne perds pas la tête. Ferme les yeux. Donne moi ta main. Effleure doucement les tranches des livres. Certaines sont rugueuses, d'autres lisses comme les écorces des arbres, et regarde ici, gravés à l'or fin, les noms...........

Désolée par respect pour ceux qui l'ont acheté pour lire la suite cliquer sur :Trace recto
 

 

Claudie Becques

 

Livres.jpg

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 06:00

 

 

 

- "C'est de sa faute aussi... 

- De qui ? 

- De Patrick ! On s'est connu à l'école... On s'aimait... Du moins... je croyais qu'il m'aimait... J'ai tout plaqué pour le suivre. Et puis, quand je lui ai dit pour le bébé, il s'est mis à gueuler que j'étais folle et que je ne pouvais pas le garder... Comme si je l'avais fait toute seule ! Et puis il a claqué la porte avec un "démerde-toi". 

- Et alors ? 

- Je l'ai gardé... et je me suis débrouillée. Je faisais des ménages le jour, et le soir, j'étais serveuse dans un fast-food. Je m'en sortais plutôt bien. Je partageais le loyer de l'appartement avec une étudiante qui soignait  mon gamin les soirs où je travaillais... 

- Alors qu'est-ce qui vous a poussée à un tel acte ? 

- Mais quel acte ? C'est un accident !... J'étais crevée... Je savais pas... Mon Jimmy c'était tout ce qui me restait... Je l'aimais tant !…Je voulais seulement qu'il arrête de pleurer... J'avais tellement besoin de dormir... Je l'ai secoué juste un peu !"


Claudie Becques ( 23/08/2005)

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 23:00

Une pensée pour Ariane et Adrien...




Quelques soient ses origines, sa taille, ses particularités, son intelligence, sa condition sociale, chacun d’entre nous ne sera toujours que Petit Poucet.


Il devra à chaque seconde de son existence, évaluer ses chances, ruser, échafauder des plans pour survivre dans ce monde cruel dans lequel il sera obligé d’évoluer sans avoir rien demandé.


Il sèmera tout au long de son parcours, par le biais de photographies, films, peintures, écrits ou tout autre moyen propre à sa sensibilité, à ses capacités, ces petits cailloux blancs que sont les souvenirs.


Ces derniers lui permettront de rebrousser chemin comme autant de repères, lorsqu’il aura froid ou peur.


A la lumière de ces moments heureux ou de ces victoires sur lui-même et autres loups, ses souffrances s’en trouveront allégées et lui redonneront espoir et force d’avancer dans cette immense forêt dense et pleine de dangers qu’est la vie.


Mais il n’en restera pas moins poursuivi, chaque jour passant, par le temps qui, sans pitié, le pourchassera avec ses bottes de sept lieues.


Et puis, il craindra aussi cette maladie, qui planant au dessus de sa tête comme un vautour, menacera de lui changer ses petits cailloux en miettes de pain, que picoreront les oiseaux de la folie et le perdront à tout jamais.


L’histoire de l’Homme n’est pas un conte, et la méchante, drapée de noire et portant faux, gagne malheureusement, un peu plus tôt... un peu plus tard... mais à tous les coups.

Claudie Becques (07/12/07)

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:09

Ce texte est la suite de la trêve de Noël.
Félix est également un des héros du film "Joyeux Noël"



Il s'appelait Félix, du moins côté français, parce que pour ceux d'en face c'était Hanz ou Friedich.

Pour lui, la couleur de l'uniforme n'avait aucune importance, parce que d'un côté comme de l'autre, ces gosses qui pataugeaient dans la gadoue de leur tranchée le caressaient de la même manière, et leurs mots, français ou allemands avaient la même douceur.

Il passait ainsi d'un camp à un autre leur réchauffant les mains et le coeur en échange d'un peu de nourriture.

Chaque fois qu'il leur rendait visite, ils oubliaient pendant quelques secondes que les prochaines seraient peut-être les dernières.

Depuis la trêve de Noël où ils avaient pendant quelques heures fraternisé avec l'ennemi, ils avaient pris l'habitude de glisser dans son collier des petits mots de sympathie à l'attention de l'adversaire, qui ne l'était que parce que les chefs, tout là-haut, dans leurs bureaux l'avaient décidé.

C'est à cause de ces petits messages que Félix a été jugé coupable de haute trahison en cour martiale, et... fusillé.

En temps de guerre on tue tout.

Même un petit chat.


Claudie Becques (01/11/05)

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 18:47

Rien d'inventé dans ce texte.
Je vous recommande même de vous repasser ce magnifique  film :



24 décembre 1914.


A Neuville Saint-Vaast, dans le Nord de la France, au fin fond des tranchées froides et humides, des gosses et des moins jeunes se demandent ce qu'ils font là ce soir de Noël.

Certains pleurent une photo dans la main, d'autres prient, d'autres plus résignés attendent...

Soudain de la tranchée ennemie montent des chants de Noël.

S'agit-il d'un piège ?

Quelques jeunes allemands se montrent, sans arme.

Les français, puis les anglais comprennent que ce n'est pas une ruse, et s'avancent à leur rencontre.

La scène est surréaliste : les soldats échangent des cadeaux, partagent leurs vivres.

Un air de fête flotte sur le champ de bataille durant tout la nuit.

Une trêve est observée pour la fête de Noël.

Le lendemain chaque camp restitue ses morts pour les enterrer dans la dignité.

Puis soudain, s'improvise  un match de football sur ce terrain troué d'impacts d'obus.

Il n'y a plus de soldats... simplement des hommes qui jouent en toute fraternité.

C'est le miracle de Noël !

Le jour suivant, aux premières lueurs sur ordre des hauts-officiers, "les poilus" baïonnette au fusil montent au front et se battent à nouveau contre "les boches".

Sur le terrain de football, gisent les cadavres de pauvres soldats. 



Claudie Becques le 17/01/05





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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 18:24


Pour ceux qui ont de l'humour et la nostalgie des films un tantinet argotiques du style Cinéma d'Audiard imaginez Bernard Blier tout petiot entrain d'écrire sa lettre au Père Noël.


Ce texte répondait au défi d'un site d'écriture  en 2006.



Cher pater Noël.

 

Je sais bien que t'en as rien à battre de moi, mais si des fois on m'a pas bourré le mou et que tu existes vraiment, j'aimerais bien que tu passes chez moi la nuit du 24 décembre pendant que j'en écraserai dans mon pieu.

 

Si c'est pas trop te demander, je kifferais grave d'avoir un baladeur pour me mettre, quand je cafarde, un peu de musique dans les cages à miel.

 

Comme dans mon HLM y a pas de cheminée, je mettrai mes grolles près de la lourde. T'auras qu'à larguer là le pacsif pour mézigue.

 

Pour te remercier je te laisserai le kroutchev de mon vieux sur la carante, mais vas-y molo, ne le siffle pas tout d'un coup parce que si tu te prends une mufflée, tu risques de te mélanger les guitares et de te vautrer dans les escadrins de mon bloc en mettant les adjas.

 

S'agit pas de faire du barouf dans la taule parce que la bignolle serait capable de bigophoner les flics pour te mettre au placard.

 

Voilà, fais comme tu veux, mais si à Noël j'ai que dalle, c'est sûr, j'en aurais sec.

 

Merci à l'avance,

 

Titi.

 

 

Claudie Becques (10/12/2006)

 

 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 18:34

 

 

 

     

 

L'enfance nous appelle de Daniel JOUX

 

 

 

 

Il était une fois, une petite fille rêveuse, qui se sentait souvent quelque peu perdue dans ce monde qui l'entourait.

Elle imaginait alors avoir des ailes virtuelles qui l'emportaient rien qu'en fermant les paupières dans un pays magique, où la vie lui paraissait plus douce et plus facile à supporter.

Ce monde imaginaire n'était composé que de choses qu'elle aimait et de personnes qui aimaient les mêmes choses qu'elle.

Comme rien n'est jamais parfait il fallait accepter cette petite restriction de ne pouvoir ni les voir, ni les toucher : seules leurs âmes se connectaient.

Un peu terre à terre elle eut beaucoup de mal au début à se faire à cette étrange relation, et se surprit même à dessiner mentalement une apparence à ces ombres lumineuses.

Dès que la réalité était triste et morose, elle clignait des yeux et hop ! elle se retrouvait dans cet univers de douceur, de poésie, de chants et de rires.

De temps en temps parfois ils abordaient des sujets très sérieux mais le débat qui s'ouvrait, restait toujours courtois et respectueux et lorsqu'elle redescendait de son petit nuage elle se sentait plus forte des conseils de ses amis virtuels.

Bien sûr quelques ombres noires tentèrent de court-circuiter la relation de ces âmes en phase mais un simple battement d'ailes les faisaient disparaître rapidement.

Plus le temps passait et plus la petite fille ressentait le besoin de cette communion mais aussi celui de la matérialiser.

Elle emprunta donc la petite porte interdite qui la mènerait à un contact direct avec ses compagnons de rêves.

Malgré tous les panneaux de prévention contre la désillusion elle poursuivit le petit chemin qui la mènerait jusqu'à la réalité.

Elle devint alors adulte.

 

 

 

Claudie Becques (2007)

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 12:19

 

 

Les égarées de Daniel JOUX

 

On faisait la queue, les unes derrière les autres.
A côté de nous les hommes défilaient sourire aux lèvres.
On voyait bien qu'ils se fichaient de nous. Mais on tenait bon dansant d'un pied sur l'autre, en attendant notre tour.
On aurait préféré faire dans nos culottes plutôt que de se risquer d'utiliser les toilettes libres des mâles.
C'est qu'on a notre fierté, nous les femmes !

Et puis on l'a vue arriver avec ses pulls troués superposés, ses grosses chaussettes et ses charentaises. Elle s'est installée au lavabo.....

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 Claudie Becques (20/11/08)

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 12:24



- "Allez, viens… Cesse de pleurer… C'est le cycle de la vie, tu sais bien.

-  Je ne la reconnais même plus… C'est laquelle tu crois ?

-  Quelle importance ? C'est une d'entre elles. C'est sûr que là maintenant elle n'a plus de quoi se vanter, elle est bien identique aux autres, dans le même état de décomposition…

-  Arrête, tu es ignoble, c'était ma copine…

-   Oui, bon disons qu'elle aimait se servir de toi pour .............

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Claudie Becques (20/11/08)

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