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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 17:48

chaumiere-huile-de-Jukes-Dupre.jpg

 

J’étais tranquille, peinard

Dans ma maisonnette

Lieu-dit « Le Bout »

Le bout de quoi ?

Le bout du hameau…

Tout au bout de la petite commune rurale.

 

Et puis ils sont venus

Dans leur automobile

Ils ont voulu des écoles

Ils ont ouvert une épicerie

Ils ont goudronné l’allée de terre…

On est devenu un village.

 

Ils ont construit des usines,

Une zone commerciale,

Ils ont  creusé nos champs,

Rebouché nos fossés

Pour faire des rocades,

Des buildings où ils nous ont agglomérés…

On est devenu une ville.

 

J’aimerais être tranquille, peinard !

Mais ils ont rasé ma maisonnette

Et maintenant je suis à bout…  au bout.

Au bout de quoi ?

Au bout de ma vie…

Si seul dans ma chambre…

De la maison de retraite.

 

 

Claudie Becques (19/08/2011)

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:42

cap-d-agde.jpg

 

Ah ! Les vacances !

Enfin se dépayser !

 

Déchirer la monotonie de la vie

Chiffonner le calme.

Démonter les habitudes.

 

Cap d’Agde j’arrive !

 

Ton port

Où mes rêves sont arrimés,

Tes plages bondées

De vacanciers bruyants,

Tes allées grouillantes

De restaurants et commerces.

 

Ca chante

Ca gueule

Ca joue,

Ca rit.

 

Et moi,

Dans ce brouhaha-là,

Je vis.

 

 

Claudie Becques (19/08/2011)

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:08

 

larguer-amarres.jpg

 

@ bientôt !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Clo

 

 

 

 

Au bord de la piscine,
Alanguie au soleil,
Je me sentais encline
A un demi-sommeil.



Un petit trait d’argent
Surgit d’une crevasse,
De mon somme m’émergeant,
Comme un éclair fugace.


Où trouves-tu l’énergie
Petite bestiole
Pour te mouvoir ainsi
A cette vitesse folle ?

 


Au climat du midi
Mon courage se lézarde,
Ma force s’affaiblit,
Et je deviens flemmarde.



Bercée par les cigales
Mon esprit s’engourdit
A la vue des pétales
Des lauriers fleuris.



Je n’ai même pas honte
Je me sens si bien,
Je n’ai même pas honte
Je me sens si ...


Tsi, tsi, tsi, tsi, tsi, tsi,
Zzz, Zzz, Zzz, Zzz, Zzz, Zzz,
Tsi, tsi, tsi, tsi, tsi, tsi,
Zzz, Zzz, Zzz, Zzz, Zzz, bien !
   
Claudie Becques (11/07/06)
 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 19:52

 geddes1-1-.jpg

 

Petite graine d’ange,

Petit bourgeon d’amour,

Petite forme étrange,

Aux délicieux contours,

 

Sept petits centimètres

Qui chavirent nos cœurs,

Délicieux petit spectre,

Image du bonheur.

 

Photo en noir et blanc

Lumineuse d’espoir,

Qu’on regarde en tremblant

En n’osant trop y croire.

 

Du ventre de ta mère,

Prends le temps de venir…

Conserve ton mystère,

Tu as tout l’avenir !

 

Merveille de la Vie,

Merveille de l’Amour,

Première échographie…

Comme il est beau ce jour !

 

 

Claudie Becques

(jeudi 26 mai 2011)

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:20

 

    Vivre à nouveau à deux... Saint%20Valentin peynet 1

 

Image du Blog petitemimine.centerblog.net
Plus d'images sur petitemimine.centerblog.net.

 

 

La maison peu à peu sombre dans le silence.

Les choses bien rangées guettent notre retour.

Tous les deux  nous traînons notre propre indolence,

A l’affût d’un appel ou d’un bruit dans la cour.

 

Nous pourrions entamer une conversation,

Echanger, partager, passer du temps ensemble,

Sans avoir à subir la moindre interruption…

Mais le vide en nos cœurs résonne, insoutenable.

 

Vivre à nouveau à deux, oublier les enfants,

Accepter qu’ils s’en aillent emprunter d’autres routes

Et la main dans la main, notre amour triomphant,

Repartir à zéro en oubliant nos doutes.

 

Puisqu’on a su mener à bien notre mission,

Amoureux et comblés, poursuivons notre vie,

Ensemble, nourrissons la très belle ambition

Que d’être un jour tous deux, toi papi, moi mamie.

 

Et la maison alors, manquera de silence,

Tout ce remue-ménage nous prendra de court,

En refermant la porte on comprendra la chance

De n’être plus qu’à deux pour bercer nos vieux jours.

 

 

© Claudie Becques (02/05/2011)

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 05:26

1er mai 5

 

 

Ce ne sont que quelques clochettes

Que j’ai cueillies dans mon jardin,

Rien que quelques simples fleurettes

Fraîchement coupées ce matin ;

 

Elles n’ont nulle autre valeur

Que l’affection que je te porte,

Que le symbole du bonheur

Que j’espère qu’elles t’apportent.

 

Je n’ai trouvé que cet emblème

D’un modeste brin de muguet,

Pour te dire combien je t’aime

Et que tu rends ma vie plus gaie.

 

 

© Claudie Becques (29/04/2011)

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 05:20
Voici le mois de mai

Voici le mois de mai
Un des mois le plus gai
Où tous les gens aimés
Reçoivent du muguet.

Voici le mois le mai
Où l’on fait ce qui plaît
On oublie les « jamais »
Et l’on panse ses plaies.

On y croit, on renaît
On refait des projets,
C’est le mois de l’année
Où l’on se sent léger.

Voici le mois de mai
Et son premier férié,
De senteurs, embaumé…
Allez, quoi ! Souriez !

 

Claudie Becques

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:41

(Fable d’après une histoire originaire du Kenya)

elephant003.jpg


Il y a très longtemps, en des contrées lointaines,
Messire l’éléphant dit au Dieu de la pluie :
- "Vous êtes satisfait, face à ces beaux domaines
Tous couverts de verdure et de feuillus garnis,
Mais je puis arracher cette herbe si je veux,
Les arbres et buissons ne résisteront pas.
Que pourriez-vous y faire ?" défia-t-il belliqueux
- "Je stopperai les pluies, plus rien ne poussera,
La famine viendra pour toi et pour les tiens."
Au lieu de réfléchir et de capituler,
Le pachyderme eut des manières de vaurien,
Détruisant de sa trompe la jolie vallée.
Vexé, le Dieu des pluies s’en fut, très courroucé.
Plus une goutte d’eau. S’en vint la sécheresse,
Et l’éléphant bientôt de mourir assoiffé.
Il creusa tant en vain, accroissant sa faiblesse,
Qu’il dut se résigner à demander pardon.
Mais on n’offense point un Dieu impunément,
Qui fit la sourde oreille et demeura bougon.
Et plus les jours passèrent, plus grand fut le tourment.
Un coq fut envoyé jouer le diplomate.
De sa belle éloquence, il obtint du divin,
Une petite averse, et gagna ses pénates.
Une mare se forma où vivait le crétin,
Qui les interdit tous, de pouvoir s’abreuver.
Il chargea la tortue de veiller sur "son bien".
Mais le pauvre animal fut vite dépassé :
Face au lion et aux autres, que faire sinon rien ?
Quand l’éléphant revint face au sol asséché,
De rage il essaya d’écraser la tortue,
Qui essayait pourtant de se justifier.
Sa dure carapace permit son salut,
Mais elle resta plate en dessous, pour toujours.
Alors le Dieu des pluies jugea qu’il était temps,
A tous les animaux, de faire son discours :
- "Gardez-vous de défier les plus que vous puissants,
Ne détruisez jamais ce qui vous est vital,
Ne laissez pas un faible défendre vos biens,
Ne punissez jamais un serviteur loyal,
Rangez votre arrogance et offrez-vous soutien."
Que les hommes méditent bien sur ces leçons,
Cessent de guerroyer et dévaster la terre,
Qu’ils l’aiment, la protègent tous à l’unisson,
Afin de ne connaître sa grande colère.

 

Claudie Becques

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 07:00

(acrostiche)






Souvenez-vous qu'à l'heure de l'appel charnel,
Omettre de se protéger est inconscience ;
Rien ne peut réparer la moindre négligence.
Tueurs sont les dogmatiques prêcheurs
Effroyablement hors du temps, qui par
Zèle ou bêtise, condamnent des innocents.

Chacun d'entre nous est à la même enseigne
Oubliez ces paroles culpabilisantes.
Unanimes sont les voix de nos médecins,
Votre vie en dépend, surtout préservez-vous !
Et seulement, à l'heure où viendra la sagesse, que de
Rester fidèles sera une évidence, après un
Test vous pourrez alors, délivrés de toute peur,
Savourer votre amour sans le préservatif.


Claudie Becques (20/03/09)



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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 22:00



 



Avril
(Poème à contrainte : pas de A)


Il est, de tous les mois, celui que je préfère.

Le premier, il frétille et se montre moqueur

Envers les offensives qu'ose encor l'hiver

De son dépôt de brumes et gelées, tueur.

   

Si le soleil frileux reste toujours timide

C'est comme un doux sourire qu'il envoie sur terre

Et incite l'éveil même en sol très humide

D'un bouquet de jonquilles ou de primevères.

 

De joyeux pépiements montent des petits nids,

Qui bientôt sont rejoints du tintement des cloches

Pour inonder de joie, de bonheur et de vie

Ceux qui pleurent et qui trouvent l'existence moche.

 

 

Claudie Becques (02/04/09)

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