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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 05:20
Voici le mois de mai

Voici le mois de mai
Un des mois le plus gai
Où tous les gens aimés
Reçoivent du muguet.

Voici le mois le mai
Où l’on fait ce qui plaît
On oublie les « jamais »
Et l’on panse ses plaies.

On y croit, on renaît
On refait des projets,
C’est le mois de l’année
Où l’on se sent léger.

Voici le mois de mai
Et son premier férié,
De senteurs, embaumé…
Allez, quoi ! Souriez !

 

Claudie Becques

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:41

(Fable d’après une histoire originaire du Kenya)

elephant003.jpg


Il y a très longtemps, en des contrées lointaines,
Messire l’éléphant dit au Dieu de la pluie :
- "Vous êtes satisfait, face à ces beaux domaines
Tous couverts de verdure et de feuillus garnis,
Mais je puis arracher cette herbe si je veux,
Les arbres et buissons ne résisteront pas.
Que pourriez-vous y faire ?" défia-t-il belliqueux
- "Je stopperai les pluies, plus rien ne poussera,
La famine viendra pour toi et pour les tiens."
Au lieu de réfléchir et de capituler,
Le pachyderme eut des manières de vaurien,
Détruisant de sa trompe la jolie vallée.
Vexé, le Dieu des pluies s’en fut, très courroucé.
Plus une goutte d’eau. S’en vint la sécheresse,
Et l’éléphant bientôt de mourir assoiffé.
Il creusa tant en vain, accroissant sa faiblesse,
Qu’il dut se résigner à demander pardon.
Mais on n’offense point un Dieu impunément,
Qui fit la sourde oreille et demeura bougon.
Et plus les jours passèrent, plus grand fut le tourment.
Un coq fut envoyé jouer le diplomate.
De sa belle éloquence, il obtint du divin,
Une petite averse, et gagna ses pénates.
Une mare se forma où vivait le crétin,
Qui les interdit tous, de pouvoir s’abreuver.
Il chargea la tortue de veiller sur "son bien".
Mais le pauvre animal fut vite dépassé :
Face au lion et aux autres, que faire sinon rien ?
Quand l’éléphant revint face au sol asséché,
De rage il essaya d’écraser la tortue,
Qui essayait pourtant de se justifier.
Sa dure carapace permit son salut,
Mais elle resta plate en dessous, pour toujours.
Alors le Dieu des pluies jugea qu’il était temps,
A tous les animaux, de faire son discours :
- "Gardez-vous de défier les plus que vous puissants,
Ne détruisez jamais ce qui vous est vital,
Ne laissez pas un faible défendre vos biens,
Ne punissez jamais un serviteur loyal,
Rangez votre arrogance et offrez-vous soutien."
Que les hommes méditent bien sur ces leçons,
Cessent de guerroyer et dévaster la terre,
Qu’ils l’aiment, la protègent tous à l’unisson,
Afin de ne connaître sa grande colère.

 

Claudie Becques

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 07:00

(acrostiche)






Souvenez-vous qu'à l'heure de l'appel charnel,
Omettre de se protéger est inconscience ;
Rien ne peut réparer la moindre négligence.
Tueurs sont les dogmatiques prêcheurs
Effroyablement hors du temps, qui par
Zèle ou bêtise, condamnent des innocents.

Chacun d'entre nous est à la même enseigne
Oubliez ces paroles culpabilisantes.
Unanimes sont les voix de nos médecins,
Votre vie en dépend, surtout préservez-vous !
Et seulement, à l'heure où viendra la sagesse, que de
Rester fidèles sera une évidence, après un
Test vous pourrez alors, délivrés de toute peur,
Savourer votre amour sans le préservatif.


Claudie Becques (20/03/09)



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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 22:00



 



Avril
(Poème à contrainte : pas de A)


Il est, de tous les mois, celui que je préfère.

Le premier, il frétille et se montre moqueur

Envers les offensives qu'ose encor l'hiver

De son dépôt de brumes et gelées, tueur.

   

Si le soleil frileux reste toujours timide

C'est comme un doux sourire qu'il envoie sur terre

Et incite l'éveil même en sol très humide

D'un bouquet de jonquilles ou de primevères.

 

De joyeux pépiements montent des petits nids,

Qui bientôt sont rejoints du tintement des cloches

Pour inonder de joie, de bonheur et de vie

Ceux qui pleurent et qui trouvent l'existence moche.

 

 

Claudie Becques (02/04/09)

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 22:28

marais-audo.jpg

 

 

Quand l'hiver s'évapore aux rayons du printemps
Il flotte sur les jours un doux parfum de vie
Eclosent dans les cœurs les bourgeons de l'envie,
L'espoir remonte enfin la pendule du temps.

Les arbres et les toits se font soudain chantants,
De notre âme s'enfuit toute mélancolie
Pour vivre intensément une douce folie
Qui hibernait en nous depuis bien trop longtemps.

On délaisse au placard sa mine renfrognée,
On accorde à son corps une attention soignée,
On s'aère l'esprit et vire le cafard.

On rêve d'avancer et de plaisir fugace,
De poser ses soucis, faire preuve d'audace,
En offrant au soleil son pauvre teint blafard.

 

Claudie Becques

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 01:34

 

printemps des poetes 2011

 

A l'occasion du Printemps des Poètes, j'ai décidé de mettre en ligne des extraits de la vidéo de l'après-midi poétique qui a eu lieu à l'occasion de ART'SPORT à l'hôtel de ville de SAINT-OMER.

 

Cet évènement où se côtoyaient toutes les formes d'art (peinture, sculptures,créations diverses et... sport) était organisé par Marc LEMAIRE, qui m'avait offert la possibilité de faire découvrir ma poésie aux audomarois (habitants de Saint-Omer 62500) en novembre 2008.

 

Je me sentais incapable de les lire moi-même, aussi demanda-t-il à Benoît MEENS et surtout Bruno FOUCAUT, de le faire à ma place.

 

Néanmoins certains ne pouvant être dits que par une femme, il m'a semblé indispensable de prendre sur moi.

 

C'est donc la voix brisée par l'émotion et le trac que j'ai relevé le défi, et je dois bien l'avouer ce fut une expérience inoubliable.

 

Je ne remercierai jamais assez Marc, Benoît et Bruno, de m'avoir fait cet honneur.

 

Claudie.

 

 

Voici le premier : Fille du Nord.

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:25

Réédition...



Cinq heures du matin

Première lueurs du jour

Entendre dans le lointain

D’un coucou, le bonjour

 

Et rêver de forêts,

Dans une douce torpeur,

De lacs et de marais,

Paysages enchanteurs.

 

Cinq heures trente du matin

Piaillement des mouettes

Survolant le bassin,

De poissonnaille en quête

 

Et rêver de la mer

Dans le creux de mes draps

De sable et de grand air,

De vacances et de Râ.

 

Six heures du matin

Roucoule une tourterelle ;

L’esprit se fait mutin,

C’est l’amour qui appelle

 

M’envoler dans tes bras,

Vers d’autres paysages,

A bord du matelas

S’en aller en voyage.

 

Six heures trente du matin

Hurlement du réveil

Revient l’esprit chagrin

Et l’envie de sommeil.

 

 

Claudie Becques (Juillet 2005)

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 23:59

Une petite anadiplose ? 

 

  

  

l-espoir-decu-de-Daniel-JOUX.jpg

 

L'espoir déçu de Daniel JOUX

 

 

 

Je me souviens de tout
Tous ces moments passés,
C'était tellement bien !
Bienheureux nous étions...
On se foutait de tout,
Tout n'était que bonheur,
Heures de douce insouciance,
Se dire qu'on s'aimait...
Mais puisque rien ne dure,
Dure réalité,
T'es parti(e) me laissant
Sans un cri, sans un mot.
Maudit soit ce jour où,
Où tu m'as mis(e) hors jeu.

 

 

Claudie Becques (mai 2008)

 

(L'anadiplose (substantif féminin), du grec ana ("de nouveau") et diploos ("double") est une figure de style consistant en la reprise du dernier mot d'une proposition à l'initiale de la proposition qui suit, afin de marquer la liaison entre les deux. La répétition du mot forme un enchaînement qui permet d'accentuer l'idée ou le mot - Définition wikipédia) 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 23:35

 

 

105-Antalya.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand le ciel est serein, on oublie trop souvent

Que les nuages noirs arrivent en cortège.

L’attaque du premier par un vil sortilège

N’est que broutille face à chacun des suivants.

 

Choisissant sa victime aléatoirement,

Le destin souffle sur cet infâme équipage,

Qui déferle sur elle pour un odieux lynchage,

Avant de repartir tout aussi brusquement.

 

Se relever alors, meurtri, brinquebalant.

Constater les dégâts et s’armer de courage.

Reconstruire en plus dur, pour le prochain orage…

Et sourire à la vie, encore, bon an, mal an.

 

 

Claudie Becques (12/02/2011)

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 06:00

   

 

   

            berck8.jpg     

                   Fille du Nord


 

Je suis fille du Nord, une Ch’ti comme on dit,
La tête dans les nuages et le cœur sur la main ;
J’ai en moi la fierté des gens de mon pays,
La force des gueules noires et des vaillants marins.

A quelques enjambées du plat pays de Brel,
Seulement quelques brasses des côtes anglaises,
Je vis près des marais et espaces naturels,
Entourée de forêts, étangs, mers et falaises.

Et si quelques blockhaus parsèment le paysage,
C’est pour que la mémoire se rappelle les blessures
Infligées par les guerres qui firent grand ravage,
Laissant dans les familles tant de meurtrissures.

Alors pour oublier, la bière coule à flot,
On fait des carnavals et on sort les géants,
Chantant d’une seule voix on se croit tous égaux,
Chez nous pour faire la fête on est toujours partant.

De grandes braderies investissent les villes
Jour et nuit ça marchande et c’est même cohue,
Et cette tradition qu’on n’observe qu’à Lille
Des coquilles de moules, empilées dans les rues.

Bien sûr que notre accent écrase le français,
Mais si l’on parle vite et qu’on mange nos mots,
C’est pour vous en dire plus et vous faire renoncer,
Avant de nous connaître, à repartir trop tôt.

Le vent du Nord qui souffle, fait tourner les moulins
Et les éoliennes de notre littoral,
Mais qui sait écouter entend dans le lointain
Que les gouttes de pluie font tinter le cristal.

Je suis fille du Nord, l’Aa coule dans mes veines
L’amour de ma région fait palpiter mon cœur,
Tant pis si les nuages déploient leur longue traîne,
Le soleil chaque jour brille dans mes yeux rêveurs.

 

 

 Claudie Becques.

 

Vous pouvez retrouver ce poème dans :Trace recto



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