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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 19:53

 

 

 fete-maman.jpg

 

Bien sûr la vie m’entraîne

Sur ses chemins tordus,

J’avance et me démène

Dans sa course éperdue…

Mais c’est toujours vers toi

Que mon cœur me ramène,

Pour te confier mes joies,

Faire éponger mes peines.

 

Le temps perd son pouvoir

Face à tant de tendresse :

Mon âme a la mémoire

De ta voix, ta caresse…

L’espace d’un instant

Je ne suis plus adulte,

Mais juste ton enfant,

Et j’oublie le tumulte.

 

Je dépose à tes pieds

Le fardeau qui me pèse,

Tu le prends volontiers,

Allégeant mon malaise.

Au soleil de tes yeux,

La vie redevient belle,

Réchauffée, je vais mieux,

Repars à tire-d’aile.

 

Maman, pardonne-moi

Les longs jours de silence,

Car tout au fond de moi,

Même aux instants d’absence,

Le fil de notre amour

Tisse nos existences,

Et nous unit toujours

En toutes circonstances.

 

 

Claudie Becques (23/05/2012)

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 23:01


 

Jeu Voeu


Un vœu ! Un vœu !

Comme vous y allez !

Si l’intention, c’est vrai part d’un bon sentiment,
Avouez que pourtant elle peut donner tourment.
C’est que la chose est grave et requiert réflexion,
Il convient d’y répondre sans précipitation.

Voyons, voyons,

que puis-je demander ?

La fortune ? L’idée est alléchante et me tenterait bien.
M’offrir ce qui me plaît et pouvoir faire le bien
Doit être jouissif et changerait ma vie.
Et combien cette aubaine, me donnerait d’amis !

Oui, mais... Oui, mais...

Est-ce ça l’amitié ?

A bien y réfléchir un seul me suffirait,
Pourvu qu’il soit loyal et son intérêt vrai.
Mais comme le besoin fait s’enfuir les amis,
Avec quelque richesse je serais prémunie.

Alors, les sous ?

Que vous êtes pressés !

Je ne suis pas vénale et n’avoir point souffrance
Me paraît de tous souhaits meilleure prévenance.
Mais Dieu n’a sur ce point pas le moindre pouvoir,
Alors vous en prier serait un fol espoir.

L’amour ! L’amour !

Ne suis-je pas comblée ?

J’ai déjà cette chance d’aimer et d’être aimée,
Dîtes-moi quel désir je pourrais exprimer ?
Il serait incongru d’en vouloir davantage
Et pire de gâcher, en vils batifolages.

Alors... Ce vœu...

Le laisses-tu filer ?

Que nenni, loin de là ! Et il vous coûtera
Pour me plaire l’an prochain à vous tous d’être là.
C’est en effet le mieux qu’il puisse m’arriver,
Que chacun à sa place vienne encor m’entourer.


Claudie Becques



Santé, bonheur, prospérité et espoir à tous à l'occasion de cette nouvelle année 2013.

 

Jeu Voeu


Un vœu ! Un vœu !

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 21:18

sdf.jpg 

 

 

Une pause, un petit temps mort…

  

 

J’ai pas toujours été comme ça, vous savez…

J’étais comme vous, regard fuyant, le pas pressé,

Le cœur et les poches à sec,

Juste… un portable, une carte bleue…

 

Je travaillais seize heures par jour,

J’étais écouté, respecté…

Dans ma villa, quand je rentrais,

Mon épouse, mes enfants dormaient.

 

J’entrais doucement dans leurs chambres

J’écoutais leur respiration,

J’aimais cet instant de bonheur,

Cette pause,

Ce petit temps mort.

 

Le jour où ça m’est arrivé,

Ça m’a bien un peu contrarié,

Mais c’était sûr ce n’était rien

Qu’une pause,

Un petit temps mort.

 

Je n’ai rien dit, j’ai rien changé

Pour quoi faire ? 

Puisque c’était sûr, ce ne serait rien…

Qu’une pause,

Un petit temps mort.

 

Les jours, les mois et les années

Se sont doucement succédés,

Pour tous, j’étais trop qualifié,

Trop cher, trop vieux…

Et c’était… trop tard pour parler.

 

Mes réserves se sont épuisées,

Ma confiance s’est effilochée,

Plus la force de faire semblant,

D’affronter le regard des miens.

 

Alors au fond du caniveau,

Dans quelques squats ou sous les ponts,

Mon amour-propre et moi, on est allés rouler…

Juste le temps d’une pause,

D’un petit temps mort.

 

De la vie ou la connerie,

 Laquelle des deux a permis au temps mort

De tuer en moi l’homme,

Pour ne laisser que l’animal que vous voyez,

Qui n’attend

Plus rien

D’autre

Que

La mort ?

  

 

  

 © Claudie Becques (16/09/12)

 

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 08:48

 

P1050931

 

 

Je les vois toutes autour de toi

Te sourire et papillonner

Et toi, tu as l’air d’aimer ça

C’est sûr que tu te sens flatté.

 

Elles voudraient se jeter sur toi,

Pour t’embrasser, te caresser,

Et je ne suis pas sûre tu vois,

Que tu n’es pas intéressé.

 

Moi aussi, je t’aime

Mais je ne dis rien

Moi aussi, je t’aime

Mais je ne fais rien.

 

Dans mon coin, à l’écart de toi

Je me limite à observer

Toutes ces fans sans foi ni loi,

Qui tentent de t’accaparer.

 

J’aimerais me ruer sur toi

Et très loin d’elles t’emporter

Pour que tu ne sois rien qu’à moi

Mais… je sais rester de côté.

 

Même si je t’aime

Moi, je ne dis rien

Même si je t’aime

Moi, je ne fais rien.

 

Je me contente de ta voix

Qui doucement vient me bercer

Et tes mots agissent sur moi

Comme une caresse, comme un baiser.

 

Certains jours quand ça ne va pas

Il me suffit de t’écouter

Pour qu’en la vie, encore je crois,

Qu’à nouveau, je veuille avancer.

 

Parce que je t’aime,

Même si tu es loin,

Car lorsque l’on aime

On est toujours bien.

 

Moi aussi je t’aime

Même si t’en sais rien

Pour toujours je t’aime

Personne n’y peut rien.

 

 

© Claudie Becques (10/11/2012)

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 14:43

 marais audo

(Clairmais = village audomarois)

 

Assister à l’union de la terre et de l’eau...
Aux premières lueurs du petit jour frileux,
Des lambeaux de brumes accrochés aux roseaux
Habillent de leurs voiles les deux amoureux.

Sous les yeux vigilants de grandes demoiselles,
La faune est affairée sous le rideau des saules.
Les araignées tissent mille et une dentelles
Et les nénuphars jaunes étirent leurs corolles.

Se rassemblent hérons, foulques, grèbes et râles,
Et grands cormorans noirs pour une haie d’honneur,
Et que les grenouilles coassent en chorale.

Très religieusement se recueille chacun,
Quand le soleil enfin vient bénir ce bonheur
Et que sur le marais se lève le matin.

 

Claudie Becques

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 12:00

 

25092010-025.JPG      25092010-023.JPG

 

C’est un endroit tranquille

A l’écart de la ville.

On n’imagine pas

Paris, presque à deux pas…

 

D’abord l’entrée pavée,

Le portail délavé

Au creux de grands murs blancs

Et quelques fleurs devant.

 

Passer alors la porte,

Les platanes en escorte,

Prendre l’allée centrale

En face du mémorial.

 

Quelques petits oiseaux

Veillent sur le repos

De tous les pensionnaires

Du petit cimetière.

 

Ma mémoire est intacte :

Je sais l’endroit exact

De cette sépulture

Qui rouvre ma blessure.

 

Sur le marbre, en doré,

Ton nom me fait pleurer…

Pour nous tu n’es pas mort ;

En nous tu vis encore.

 

 ©  Claudie Becques (15/10/2010)

_______________________________ 

 

Il s'appelait José, c'était mon frère, il aurait eu demain 58 ans

jose11_2001.jpg 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 03:09

Photo de Robert Doisneau


Il est bien loin le temps des pupitres d'école...
D'un côté les garçons et de l'autre les filles,
En classe ou en récré, c'était le protocole ;
Les tabliers cachaient habits chics ou guenilles.

Je me souviens encor de l'odeur de la craie,
De la carte de France suspendue au mur...
Côte à côte on s'échangeait nos petits secrets
Penché sur son voisin dans un bruyant murmure.

Puis la règle claquait et le maître criait :
"Vous copierez cent fois : je dois me taire en cours !"
Rouge aux joues on plongeait la plume en l'encrier,
Impatients de finir l'histoire dans la cour.

Nos yeux suivaient alors la mouche sur la vitre
Dans sa danse infernale pour la liberté.
Il est bien loin le temps où l'on faisait le pitre...
Celui de l'insouciance et la fraternité.

 


Claudie Becques (17/04/09)

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 19:06

 

ete2012.jpg

 

On dirait qu’il le fait exprès

Maintenant que c’est la rentrée

Que tous les enfants sont en classe

Il les nargue derrière les glaces.

 

Où était-il aux journées longues

Quand en bermuda et en tongs

Grelottant sous un pull-over

Ils guettaient le retardataire ?

 

« Soleil ! Mets ta pendule à l’heure

Réajuste un peu tes compteurs,

Retrouve toute ta raison :

Redonne-nous quatre saisons ! »

 

 

Claudie Becques (12/09/2012)

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 20:04

 

pontdarc_ardeche.jpg

 

Vêtu de ses habits chers à la tradition

Il s’installe aux marchés de toute la région.

Son accent chantonnant nous ramène à la source

A la nature qui nous offre ses ressources.

 

Et ses mains sillonnées par l’amour de la terre

Désignent chacune des plantes salutaires

Qui dispensaient jadis d’aller chez le docteur,

Trop éloigné, beaucoup trop cher et trop… d’ailleurs.

 

Piqûres de moustiques ou crochets de vipère,

Foulure ou simplement érythème solaire,

Un simple oignon dit-il, peut guérir tous ces maux :

Un garrot, un couteau, son jus et du repos.

 

En cercle autour de lui, citadins en vacances

Nous écoutons dans un respectueux silence

Comment soigner les stress, migraines et déprime.

C’est tellement si simple, évident et sublime !

 

Notre vie a repris sa cadence infernale

Loin des sages conseils de ce vieux provençal.

Bien sûr qu’il a raison, l’homme au chapeau de paille…

Mais comment faire dans toute cette pagaille ?

 

 

Claudie Becques (04/11/09)

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 05:35





Certains sujets tabous restent dans le silence
  
C
omme si d'en parler apportait le malheur.
Envisager la mort quand la vie est en fleur
C'est défier le destin presque avec insolence. 


Quand arrive pourtant la bien triste évidence

Et que la question vient troubler votre douleur,
C'est seul et démuni qu'il faut à contrecœur 
Au nom du cher défunt  soumettre sa conscience.


Si demain pareil cas se pose pour les miens,

Qu'ils puissent illico face à tous chirurgiens
Dire sans hésiter des deux options la mienne : 


Si dans mon pauvre corps il se trouve un fragment

Qui peut guérir autrui par un prélèvement
De quitter l'existence aura sauvé la sienne.




Claudie Becques (20/06/08)

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