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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 03:09

Photo de Robert Doisneau


Il est bien loin le temps des pupitres d'école...
D'un côté les garçons et de l'autre les filles,
En classe ou en récré, c'était le protocole ;
Les tabliers cachaient habits chics ou guenilles.

Je me souviens encor de l'odeur de la craie,
De la carte de France suspendue au mur...
Côte à côte on s'échangeait nos petits secrets
Penché sur son voisin dans un bruyant murmure.

Puis la règle claquait et le maître criait :
"Vous copierez cent fois : je dois me taire en cours !"
Rouge aux joues on plongeait la plume en l'encrier,
Impatients de finir l'histoire dans la cour.

Nos yeux suivaient alors la mouche sur la vitre
Dans sa danse infernale pour la liberté.
Il est bien loin le temps où l'on faisait le pitre...
Celui de l'insouciance et la fraternité.

 


Claudie Becques (17/04/09)

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 19:06

 

ete2012.jpg

 

On dirait qu’il le fait exprès

Maintenant que c’est la rentrée

Que tous les enfants sont en classe

Il les nargue derrière les glaces.

 

Où était-il aux journées longues

Quand en bermuda et en tongs

Grelottant sous un pull-over

Ils guettaient le retardataire ?

 

« Soleil ! Mets ta pendule à l’heure

Réajuste un peu tes compteurs,

Retrouve toute ta raison :

Redonne-nous quatre saisons ! »

 

 

Claudie Becques (12/09/2012)

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 20:04

 

pontdarc_ardeche.jpg

 

Vêtu de ses habits chers à la tradition

Il s’installe aux marchés de toute la région.

Son accent chantonnant nous ramène à la source

A la nature qui nous offre ses ressources.

 

Et ses mains sillonnées par l’amour de la terre

Désignent chacune des plantes salutaires

Qui dispensaient jadis d’aller chez le docteur,

Trop éloigné, beaucoup trop cher et trop… d’ailleurs.

 

Piqûres de moustiques ou crochets de vipère,

Foulure ou simplement érythème solaire,

Un simple oignon dit-il, peut guérir tous ces maux :

Un garrot, un couteau, son jus et du repos.

 

En cercle autour de lui, citadins en vacances

Nous écoutons dans un respectueux silence

Comment soigner les stress, migraines et déprime.

C’est tellement si simple, évident et sublime !

 

Notre vie a repris sa cadence infernale

Loin des sages conseils de ce vieux provençal.

Bien sûr qu’il a raison, l’homme au chapeau de paille…

Mais comment faire dans toute cette pagaille ?

 

 

Claudie Becques (04/11/09)

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 05:35





Certains sujets tabous restent dans le silence
  
C
omme si d'en parler apportait le malheur.
Envisager la mort quand la vie est en fleur
C'est défier le destin presque avec insolence. 


Quand arrive pourtant la bien triste évidence

Et que la question vient troubler votre douleur,
C'est seul et démuni qu'il faut à contrecœur 
Au nom du cher défunt  soumettre sa conscience.


Si demain pareil cas se pose pour les miens,

Qu'ils puissent illico face à tous chirurgiens
Dire sans hésiter des deux options la mienne : 


Si dans mon pauvre corps il se trouve un fragment

Qui peut guérir autrui par un prélèvement
De quitter l'existence aura sauvé la sienne.




Claudie Becques (20/06/08)

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:53

 

 

 fete-maman.jpg

 

Bien sûr la vie m’entraîne

Sur ses chemins tordus,

J’avance et me démène

Dans sa course éperdue…

Mais c’est toujours vers toi

Que mon cœur me ramène,

Pour te confier mes joies,

Faire éponger mes peines.

 

Le temps perd son pouvoir

Face à tant de tendresse :

Mon âme a la mémoire

De ta voix, ta caresse…

L’espace d’un instant

Je ne suis plus adulte,

Mais juste ton enfant,

Et j’oublie le tumulte.

 

Je dépose à tes pieds

Le fardeau qui me pèse,

Tu le prends volontiers,

Allégeant mon malaise.

Au soleil de tes yeux,

La vie redevient belle,

Réchauffée, je vais mieux,

Repars à tire-d’aile.

 

Maman, pardonne-moi

Les longs jours de silence,

Car tout au fond de moi,

Même aux instants d’absence,

Le fil de notre amour

Tisse nos existences,

Et nous unit toujours

En toutes circonstances.

 

 

Claudie Becques (23/05/2012)

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:43

fete-meres.gif

 

 

Toi, qui me portas en ton ventre,

Toi, qui me nourris de ton sein,

Toi, qui veillas mes nuits,

Toi ,qui soignas mes maux,

Toi ,qui berças mes peines,

Toi, qui me fis l’adulte que je suis,

Toi, qui es fière de moi,

Toi, qui t’inquiètes pour moi…

Et moi…

Qui ne sais même pas te dire

« Je t’aime ».

 

Claudie Becques (23/05/2012)

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:00

1er mai 5

 

 

Ce ne sont que quelques clochettes

Que j’ai cueillies dans mon jardin,

Rien que quelques simples fleurettes

Fraîchement coupées ce matin ;

 

Elles n’ont nulle autre valeur

Que l’affection que je te porte,

Que le symbole du bonheur

Que j’espère qu’elles t’apportent.

 

Je n’ai trouvé que cet emblème

D’un modeste brin de muguet,

Pour te dire combien je t’aime

Et que tu rends ma vie plus gaie.

 

 

© Claudie Becques (29/04/2011)

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 19:44

bb.jpg

 

Mon bébé, mon enfant, mon amour,

Ne crains pas que s’éteigne le jour !

Si la nuit déploie sa toile noire

C’est pour y projeter des histoires.

La lune braque son projecteur

Et dans son beau faisceau protecteur,

Peuvent enfin naître tes doux rêves

Jusqu’au moment où l’aube se lève.

 

Mon bébé, mon enfant, mon amour,

Ne crains pas que s’éteigne le jour !

Au théâtre de l’imaginaire

Sous le fin velours de tes paupières,

De ta subconsciente inspiration,

La nuit fait sa représentation,

Qui, bientôt, te paraîtra trop brève ;

Tu regretteras qu’elle s’achève.

 

Mon bébé, mon enfant, mon amour,

Ne crains pas que s’éteigne le jour !

 

Mon bébé, n’aie pas peur de la nuit !

Mon enfant, elle est belle la nuit !

Mon amour, la nuit est ton amie.

 

 

Claudie Becques (10/04/2012)

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 07:00

(acrostiche)






Souvenez-vous qu'à l'heure de l'appel charnel,
Omettre de se protéger est inconscience ;
Rien ne peut réparer la moindre négligence.
Tueurs sont les dogmatiques prêcheurs
Effroyablement hors du temps, qui par
Zèle ou bêtise, condamnent des innocents.

Chacun d'entre nous est à la même enseigne
Oubliez ces paroles culpabilisantes.
Unanimes sont les voix de nos médecins,
Votre vie en dépend, surtout préservez-vous !
Et seulement, à l'heure où viendra la sagesse, que de
Rester fidèles sera une évidence, après un
Test vous pourrez alors, délivrés de toute peur,
Savourer votre amour sans le préservatif.


Claudie Becques (20/03/09)



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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:21

litterrances web

 

Litterrances

 

Loi du hasard et jour de chance

Main tendue de la Providence

Au-delà de mes espérances,

L’embellie de mon existence.

 

Album d’images de l’enfance

Ou de l’âme, la délivrance

Dépôt d’aveux, de confidences

Soulagement de la conscience

 

Magie des mots sur la souffrance

Façon de rompre le silence

Se permettre quelque indécence

Aux limites de l’impudence

 

Permission de toute insolence

Ainsi que quelque extravagance

Eprouver une joie immense

De laisser cours à ses errances.

 

Lieu d’échange et de connivence

Dans le respect des différences

Et avec beaucoup d’indulgence

Ce n’est rien que ça « Litterrances ».

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