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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 05:10
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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 05:00


(Solitude de JLT7)


Goutte après goutte, sans avoir l’air de rien,
Le petit verre plaisir est devenu besoin.
De pots entre copains pris au bar d’un café,
A l’apéro-relax pris face à la télé,
L’alcool insidieusement devient ta raison d’être,
Sans même t’en rendre compte. C’est pour çà que l’admettre
A pris beaucoup de temps, énormément de temps !
Verre après verre, la boisson t’entraîne doucement
Dans un enchaînement tellement redoutable.
Et le vide s’installe. Et tu te sens coupable.
Tu ne sais même plus, si c’est parce que tu bois
Que tes proches, tes amis, se détachent de toi,
Où si cet alibi, te pousse vers l’alcool.
Et plus tu en bois, plus ton corps en raffole !
Et sournoisement ce traître que tu ne maîtrises plus
Te lâche et se dérobe sous l’assaut des abus.
Cure après cure, on comprend qu’il n’y aura pas
De remède-miracle pour te sortir de là.
C’est pire que le suicide, cette auto-destruction.
Comment réagir ? Colère ou compassion ?
Ton physique se dégrade et affluent les problèmes.
On ne peut plus t’aider. C’est un supplice extrême.
On en deviendrait lâche à un point que parfois,
On aimerait presque, ne plus entendre parler de toi.
Oh ! On n’en est pas fiers, mais c’est si insoutenable
De voir celui qu’on aime face à ce mal incurable.

 

Claudie Becques (02/10/2004)

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 07:23




Alors que fatiguée, je remontais le nez
De mes paperasseries devant moi empilées,
Et que subrepticement mon regard s'évadait
Par delà la fenêtre, je l'ai vu passer.

S
on long cou replié, je sais où il allait :
Son envol l'emmenait, là-bas dans les marais
Où j'aime le week-end, moi aussi traînasser.
Bel oiseau je te suis, perdue dans mes pensées :

Tu es là, sans bouger, parmi les grands roseaux
A guetter les grenouilles, planté au bord de l'eau,
Impassible et patient, prêt à donner l'assaut.

Poissons et crustacés, demeurez bien cachés,
Il est là, il vous guette, tout prêt à vous pêcher,
Son long bec saura bien, aller vous dénicher.


Claudie
 Becques (30/09/04)


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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 22:00


Sur la terre il y a des hommes et des animaux.


Les animaux on les appelle aussi "bêtes".


Pourtant ils ne sont pas bêtes les animaux

moins bêtes que les hommes

qui se comportent comme des bêtes,

des bêtes sauvages.

 

Les hommes sont inhumains

parce qu'ils tuent leurs prochains.

 

J'aime bien les animaux…

 

Sauf les araignées

parce qu'elles tissent des toiles de dentelles que la rosée décore de perles
pour piéger les papillons et les coccinelles,
qu'elles entortillent pour les décortiquer
et suçoter ce qu'ils ont à l'intérieur

 

Sauf les serpents aussi

parce qu'ils serpentent
en sifflant.

 

J'aime pas ces animaux-là
qui sont bêtes et méchants
comme l'homme
qui serpente et sourit
pour faire tomber dans son piège son prochain,
qui l'entortille de paroles chuchotées,
douces et fragiles comme de la dentelle,
tissées de mots perlés d'amour ou d'amitié,
et lui distille son venin,
pour le laisser un jour comme une enveloppe vide,
suçotée de l'intérieur.

 

Sur la terre il y a des animaux

et puis des bêtes.


C'est bête hein ?
 


Claudie Becques (24/06/08)

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 12:32

 SIDACTION.jpg

Est-ce que tu te souviens

Des deux adolescents

Qui se sont pris la main

Assis-là sur ce banc ? 

 

C'était sous le préau

A la récréation

Dieu comme ils étaient beaux

Tout tremblant d'émotion !

 

De "je t'aime" en baisers

Dans son grand tourbillon

L'Amour les a poussés

Au bout de leur passion

  

Alors un beau matin

Sur la mousse d'un bois

Leurs corps ne firent qu'un

Pour la première fois.

 

Elle avait un peu peur

Du risque d'être mère

Mais la voix de son cœur

Ses angoisses, fit taire.

  

Ils n'avaient rien prévu

C'était venu comme çà,

Ils n'avaient rien voulu,

L'Amour, le Vrai, c'est çà.

 
Est-ce que tu te souviens

De ces enfants amants

Qui se tenaient la main

Assis-là sur ce banc ?

  

Et puis sur les médias

La nouvelle est tombée,

On parlait du SIDA,

Du sang contaminé.


Mâchoires, poings serrés

Il a tout écouté.

Dates coïncidaient...

Et il s'est effondré.

  

Ceux, qu'il respectait tant,

Sensés l'avoir  sauvé

De son grave accident,

L'avaient empoisonné.

 

Il eut confirmation,

Dit "séropositif "

Ils prévinrent :"Attention,

Mets des préservatifs."

  

Mais le mal était fait

Et il avait transmis

A celle qu'il aimait

L'inverse de la vie.

 

Puisque leur bel Amour

Avait un goût de mort

Ils voulurent à leur tour

Décider de leur sort.

   

On les a retrouvés

Sur la mousse d'un bois,

Où ils se sont aimés

Pour la dernière fois.

 

Ces deux adolescents

Auraient pu être Nous,

Une goutte de sang

A décidé de tout.

goutte-sang.jpg


Claudie Becques (début 80 modifié en 2008)

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 15:35





Certains sujets tabous restent dans le silence
  
C
omme si d'en parler apportait le malheur.
Envisager la mort quand la vie est en fleur
C'est défier le destin presque avec insolence. 


Quand arrive pourtant la bien triste évidence

Et que la question vient troubler votre douleur,
C'est seul et démuni qu'il faut à contrecœur 
Au nom du cher défunt  soumettre sa conscience.


Si demain pareil cas se pose pour les miens,

Qu'ils puissent illico face à tous chirurgiens
Dire sans hésiter des deux options la mienne : 


Si dans mon pauvre corps il se trouve un fragment

Qui peut guérir autrui par un prélèvement
De quitter l'existence aura sauvé la sienne.




Claudie Becques (20/06/08)

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 17:34


Un joli secrétaire, au fond d'un dépôt-vente

N'osait plus espérer trouver jamais preneur

S'estimant désuet pour l'œil du promeneur      

Qui semblait préférer occasion plus récente.

 

Tandis que je chinais la démarche indolente,

Sans but particulier, en tout simple flâneur,

Il m'apparut alors. Je remerciai mon heur

D'avoir guidé mes pas vers cette ancienne attente.

 

Je n'en sais l'origine et s'il est authentique

Mais comment  définir cette aura si magique

Dès lors que mon regard caresse son contour ?

 

De mumurer son nom me semble être un poème…

N'est-ce pas merveilleux : "petit bonheur-du-jour" ?

Il n'en faut guère plus pour mon esprit bohême !

 

Claudie Becques (12/06/08)


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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 11:00
zen1.jpg


Sous un peu de poussière, tout au fond d’un tiroir
Dans un cahier broché, dormaient des poésies.
Imbibées de mes larmes, elles sentaient le moisi
Emplies de mal de vivre et dénuées d’espoir.

J’étais alors si jeune, toute la vie devant moi,
Bercée par tout l’amour d’une famille unie.
Combien me connaissant, devaient pâlir d’envie !
Et pourtant la tristesse, toujours régnait en moi.

Les années ont passé, bien trop vite à mon goût,
Mais il me faut admettre qu’aujourd’hui, mes pensées
Ont bien moins de noirceur, et que j’ai avancé.
Je croque dans la vie et m’étonne de tout.

Je m’émeus et je pleure sur la misère du monde,
Je m’inquiète beaucoup pour l’avenir des enfants,
Mais je cherche toujours, et ça c’est important,
L’espoir au fond des choses et à chaque seconde.

Je vis au jour le jour, consciente de l’éphémère,
Soucieuse de ne jamais en perdre la moindre miette.
De plein de petites joies je fais la cueillette,
A la source du bonheur je me désaltère.

Tout est émerveillement, comme voir la neige tomber,
Les rayons du soleil, le doux chant de l’oiseau,
Le vol d’un papillon, le vent dans les roseaux,
La naissance d’un amour ou d’un petit bébé.

Il me plaît de penser, prenant de la bouteille,
Que, comme le bon vin, le temps me bonifie,
Et que, ayant acquis une gaie philosophie,
Les jeunes diront de moi "Elle est trop bien la vieille !"


Claudie Becques (2007)
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 07:33
Ce texte me paraît coller tout à fait au thème proposé par Moun sur Inspirations Poétique... : l'absence

(Ecrit comme une chanson) 

-----------

La vie nous distribue tous les jours
Des joies, des peines et de l’amour,
Mais parmi tous ceux qui nous entourent
A l’appel, un seul, manque toujours ;

Et l’on se dit alors tout bas :
C’est pourtant à toi que je pense,
Dans ces moments là,
C’est pourtant ta main que je cherche,
Oui, mais tu n’es pas là.

Le bonheur intégral est chimère,
Y’a toujours une ombre dans la lumière
Le p’tit détail qui, le coeur, lacère,
Ce petit rien qui plombe l’atmosphère ;

Et l’on se dit alors tout bas :
C’est pourtant à toi que je pense,
Dans ces moments là,
C’est pourtant ta main que je cherche,
Oui, mais tu n’es pas là.

On peut prétendre être très heureux
Et exposer un visage radieux,
Mais une seule image passe devant nos yeux,
Et le bonheur devient douloureux.

Et l’on se dit alors tout bas :
C’est pourtant à toi que je pense,
Dans ces moments là,
C’est pourtant ta main que je cherche,
Oui, mais tu n’es pas là.

Le pouvoir de l’absent est immense !
Satané manque, vile souffrance
Qui nous réduit tous à l’impuissance,
Et qui nous gâche notre existence

A chaque fois qu’on se dit tout bas :
C’est pourtant à toi que je pense,
Dans ces moments là,
C’est pourtant ta main que je cherche,
Oui, mais tu n’es pas là.

Claudie Becques (08/03/07)
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 14:51
correction.jpg

J'aimerais, sur une ardoise, griffonner mes mémoires
Repartir à zéro, refaire toute mon histoire ;
Pouvoir d'un bout de craie retracer toute ma vie,
Mes rêves, mes espoirs, mes B.A., mes folies.
Et lorsque mon ouvrage serait enfin achevé,
Vérifier bien surtout que rien n'est oublié.
Alors, ligne après ligne, je prendrais mon éponge,
J'effacerais ainsi, ce qui hante mes songes :
Mes premières bêtises sur les bancs de l'école,
Mes envies de partir, de prendre mon envol,
J'effacerais aussi toutes les larmes que ma mère,
A du verser pour moi en me regardant faire,
Mes premiers pas de femme, mes premières erreurs,
Et surtout ce jour où, tu as brisé mon coeur.
Sois-sûr que de ton nom, il ne resterait rien,
Et qu'enfin, à jamais, je me sentirais bien.

Claudie Becques (1978)

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