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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 15:47
Jeudi 8 mai 2008...  28°... et après on dira qu'il fait froid dans le Nord !
Nous voici à l'entrée de la petite ville fortifiée par Vauban : Bergues également appelée l'autre Bruges des Flandres
qui doit son actuelle notoriété grâce à Dany Boon et son film
"Bienvenue chez les Ch'tis".
Petite cité de caractère fière de sa culture, de ses traditions et de son patrimoine,
entièrement corsetée de ses remparts et nichée au creux de son Beffroi

Comme vous pouvez le constater, il ne drache pas




















 le Beffroi


Dernier survivant des trois carillons existants avant la révolution française de 1789, le carillon du beffroi est intimement lié à la ville de Bergues, dont il rythme toute l'activité en sonnant sa ritournelle tous les quarts d'heure ou quand il s'éveille sous les poings du carillonneur...


          

Carillonneur :
 Jacques MARTEL (Depuis le 1er novembre 1999)

  

Ses canaux

 

La place et l'hôtel de Ville

      

 

L'église St-Martin                                           et pour l'anecdote... 
                                                               le local utilisé pour le bureau de poste du film



Photos personnelles et empruntées pour le carillon et son carillonneur à
http://www.bergues.fr/




Alors pas mal Heinnnn !       Té viens quand Biloute ?     Clo


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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 17:00
Plus de dix-huit millions d'entrées pour le film de Dany Boon "Bienvenue chez les Ch'tis" !

Encore deux millions et on coule une seconde fois le Titanic...

Pour ceux qui ne seraient pas encore allés prendre leur cure de  simplicité et de bonne humeur de l'année, une petite leçon de Ch'ti s'impose peut-être, alors... prenez des notes :

   Distribué lors de l'avant-première




Dans une conversation :

On ne dit pas PETIT, on dit TCHIO
On ne dit pas CHAUD, on dIt KO
On ne dit pas C'EST BEAU, on dit CH'EST BIAU
On ne dt pas PLEURER, on dit BRAIRE
On ne dit pas CHIEN, on dit KIEN
On ne dit pas PARDONNEZ-MOI, JE N'AI PAS BIEN COMPRIS LE SENS DE VOTRE QUESTION, on dit HEIIIN ?
On ne dit pas PUTAIN, on dit VINGT DE DIOUSSE
On ne dit pas RIEN, on dit REIN
On ne dit pas ICI, on dit ICHI
On ne dit pas MERCI, on dit MERCHI
On ne dit pas VOIR, on dit VIR
On ne dit pas MERDE, on dit DU BRUN
On ne dit pas CA VA, on dit CHO VO
On ne dit pas ALLEZ-Y N'AYEZ PAS PEUR, on dit SAQUE  EUD'DANS
On ne dit pas DES HISTOIRES, on dit DES CARABISTOULES
On ne dit pas CON, on dit BOUBOURSE
On ne dit pas QUOI, on dit QUO
On ne dit pas BORDEL, on dit MILLIARD
On ne dit pas FOU, on dit BABACHE
On ne dit pas JE T'AIME, on dit J'CHTE KER



AU CINEMA
On ne dit pas KAD MERAD, on dit KOD MEROD
On ne dit pas DANY BOON, on dit BOBI BOOM

A LA MAISON
On ne dit pas CHAISE, on dit CAILLELE
On ne dit pas LINGE, on dit LINCHE
On ne dit pas SERPILLIERE, on dit WASSINGUE
On ne dit pas SALON, on dit CHALON

AU CAFE (ESTAMINET)
On ne dit pas UN PASTIS, on dit TCHIOT JAUNE
On ne dit pas NE BIERE, on dit EUNE BIR
On ne dit pas COCA COLA, on dit COCOCOLO

AILLEURS QUE DANS LE NORD
On ne dit pas SUD, on dit CHUD

A L'INTERNATIONAL
Et en anglais on dit "I juch colle to chaïye I love yo" de Ch'ti Viwonder





ANATOMIE

On ne dit pas CUL, on dit TCHU
On ne dit pas BOUCHE, on dit BOUK
On ne dit pas PETITE QUEQUETTE, on dit BILOUTE
On ne dit pas YEUX, on dit ZIE

PRONOMS ET ARTICLES

On ne dit pas MOI, on dit MI
On ne dit pas TOI, on dit TI
On ne dit pas MON, on dit MUN

LE TEMPS QU'IL FAIT

On ne dit pas PLEUVOIR, on dit DRACHER






Distribué par le Conseil Régional du Nord/Pas-de-Calais
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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 14:20
(Retranscription des Légendes de mon Pays )

Reuze Papa
 


 Je vous parle d’un temps où l’eau régnait en maître dans cette région qu’est aujourd’hui la Flandre.

Les habitants de cette contrée vivaient du produit de leur pêche et construisaient leurs cabanes et leurs bateaux avec le bois de la forêt, et trouvaient refuge au pied des collines de l’Artois, contre les envahisseurs.

Au beau milieu d’un marais, qui donna son nom à Bourbourg, des Flamands qui recousaient leurs filets, découvrirent un navire échoué sur le rivage sablonneux au golfe de l’Aa.

Les plus vaillants le rejoignirent en barque, pour y découvrir étendu sur toute la longueur du pont, un géant très effrayant malgré son inconscience.

Nos ancêtres au grand coeur, bien que terrifiés ranimèrent le Reuze.

Ce dernier, reconnaissant, leur demanda de le conduire en leurs maisons.

Certes, quoique de nature hospitalière, les Flamands très gênés, lui firent comprendre que leurs embarcations et leurs habitations n’étaient pas tout à fait aux normes du géant, ce qui le fit éclater de rire.

Il plongea alors son immense bras dans le marais et remonta quantité considérable de sable qui devint un mont, et ce autant de fois qu’il le fallut, pour lui permettre de débarquer sur de la terre ferme.

Pour s’être en quelque sorte comporté en père pour eux, les Flamands surnommèrent le géant : Reuze Papa, qui leur avait ainsi offert Cassel, le Mont des Cats, le Mont Noir, le Mont Rouge et le Mont Kemmel, dont ils purent couvrir les pentes de cultures et y construire de jolies chaumières.

Ils aménagèrent également de charmants petits ports au bord de la Mer du Nord, désormais plus accueillante.

Après tant de labeur, ils s’octroyèrent enfin un jour de fête bien mérité.

Un joyeux banquet fut dressé et hommes et femmes tornoyèrent autour du géant en une sarabande.

Un matin pourtant, le Reuze disparut, et ils crurent vraiment qu’il les avait abandonnés.

Le coeur lourd, ils s’employèrent sans y parvenir à repousser la mer, qui grignotait à nouveau les rivages et engloutissait leurs terres.

Et puis, un jour, un très long navire le ramena enfin, avec une superbe géante : Reuze-Maman.

Le couple aida les flamands à poser autour des monts les énormes pierres rapportées de leurs contrées nordiques.

Ils construisirent de grandes digues, creusèrent et aménagèrent le sol pour que toutes les eaux s’y coulent naturellement en Becques* et Watergangs* pour draîner la Flandre rendue ainsi propice à la culture et à l’élevage sur de verdoyantes prairies.

Il ne reste de cette jolie légende que les monts précités, et que la liesse du peuple flamand, qui, à Cassel, chaque lundi de Pâques, fête les Reuzes, leurs géants fondateurs.


Claudie Becques

*cours d’eau







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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 11:27

Au début de chaque deuxième mi-temps des matches

de football à Lens, les supporters rendent hommage à

Pierre
Bachelet en chantant les corons.

 

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 14:03
Le héros de Jules Mousseron prend forme grâce à Frédérick Maslanka et Rémy Mabesoone
 
Le blog officiel :  http://cafougnette.canalblog.com/

   
 

Cafougnette1.jpg

 

cafougnette2.jpg

Photo de la couverture du Tome 1
de la Bande dessinée
dans les bacs des grandes surfaces
 
La photo de la couverture du Tome2
qui doit sortir en novembre 2006 et qui m'a gentiment été prêtée par
F. Maslanka en exclusivité pour Litterrances.
 

Une histoire de Zeph Cafougnette
 écrite par Jules MOUSSERON :
Récolte miraculeuse

 

L'œuvre originale en patois écrite
par Jules MOUSSERON
 
La traduction par mes soins pour
une compréhension par tous
 
Comm’ Cafougnette i-armet del tierre
Et qu’i l’ cultiv’ cor assez bin,
Pou li avoir des gros peun’s-tierre
Y-arniquell’ toudis à s’ gardin.
Comme Cafougnette travaille la terre
Et qu’il cultive encore assez bien
Pour récolter de grosses pomme de terre
Il est toujours affairé dans son jardin.
L’autr’ jour, - l’ conseil n’est point baroque, -
In li-avot dit d’ mettr’, comm’ fumier,
Un bout d’étoffe, un morciau d’ loque,
Dins chaqu’ motte’ dûss’ qu’i d’vot planter.
L’autre jour, l’idée n’est point baroque,
On lui avait dit de mettre en guise de fumier
Un bout d’étoffe, un morceau de loque
Dans chaque motte de ce qu’il voulait planter.
Cafougnett', fin contint d' l'arcette,
S'in va cacher des vieux chiffons.
Chaqu' jour y-in ramasse eun' mand'lette
Dins les moncheaux d' chindr' du coron.
Cafougnette, très content de la recette,         
S'en va chercher des vieux chiffons.                        
Chaque jour une corbeille, il en collecte
Dans les monceaux de cendres du coron
Et quand Zeph plant’ ses pétotes
Sitôt passés les derniers froids,
Il instiqu’ sous tierre, à chaqu’ motte,
Un bout d’ loque comme un Riz-Lacroix.
Quand Zeph plante donc ses pommes de terre
Sitôt passés les derniers froids
Il enfonçe sous terre, à chaque motte
Un bout de loque comme un Riz-Lacroix.
 I s' dit : « In va vir queu nouvelle ! »
Et i n'a point planté d' huit jours
- Qu'i faich' biau temps au bin qu'i gèle -
Qu' dé s' gardin, l' matin, i fait l' tour.
Il se dit : "On va voir quelle nouvelle !"
Et il n'a pas planté de huit jours
- Qu'il fasse beau temps ou qu'il neige-
Que de son jardin, le matin, il fait le tour.
Infin i vot pointer l' verdure.
L' brav' Cafougnette i s' réjouit.
Comm' les feuill's sont sont d'eun' bell' vénure,
Es' figure all' s'épanouit.
Enfin il voit pointer du feuillage
Le brave Cafougnette s'en réjouit.
Comme les feuilles augurent un bon présage
Sa figure s'épanouit.
Les Pâqu’s arriv’nt dins l’intervalle,
Et l’ Zeph i met sin grand gilet
Pour d’aller trois jours à l’ noc’ Chales,
Un d’ ses cousins, dins l’ Pas-d’-Calais.
Les Pâques arrivent dans l’intervalle,
Et Zeph met son grand gilet
Pour aller trois jours à la noce de Charles,
Un de ses cousins, dans le Pas-de-Calais.
S’ femm’ fait s’ lessiv’ pindant c’ voyache,
Et s’ sert du gardin comm’ curoir.
Quand Cafougnett’ r’vient du mariache,
S’ parc ed’ peun’s-tierre i-est plein d’ mouchoirs.
Sa femme fait la lessive pendant son voyage,
Et se sert du jardin comme étendoir.
Quand Cafougnette revient du mariage
Son parc de pommes de terre est plein de mouchoirs.
In arrivant, s’ première affaire,
Sans mêm’ r’tirer s’ capiau-montant,
Ch’est d’aller vir à ses peun’s-tierre.
S’ parc i-est couvert ed’ carrés blancs :
En arrivant, sa première affaire,
Sans même retirer son chapeau montant,
C’est d’aller voir ses pommes de terre.
Son parc est couvert de carrés blancs :
« Eh bin ! Cha va ! cri’ Cafougnette.
Ah ! ch’est des mouchoirs qu’i-a poussé !
C’ cop-chi, femm’, not’ fortune est faite.
J’ les conserv’ pou les arpiquer.
"Eh, bien ! Cà va ! Crie Cafougnette.
Ah ! Ce sont des mouchoirs qui ont poussé !
Cette fois-ci, femme, notre fortune est faite.
Je les conserve pour les repiquer.
Si d’un bout d’ loqu’ qui s’effiloche
In obtient d’ parels résultats,
In r’plantant ces mouchoirs dé poche,
L’anné’ qui vient, j’arai des draps ! »
Si d’un bout de loque qui s’effiloche
On obtient de pareils résultats,
En replantant ces mouchoirs de poche,
L’année qui vient, j’aurai des draps !"
 
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 14:01

mineur.jpgJules Mousseron, mineur.

Photo gentiment prêtée par :

http://cafougnette.canalblog.com/ et http://cafougnette.com/

Jules Mousseron (1868-1943) est né dans un coron du Nord de la France.


Il descendra pour la première fois à la fosse à l'âge de 12 ans, certificat d'études en poche. Si dures que puissent être ses journées, il suivra des cours du soir et satisfera sa boulimie de lire en achetant ses premiers ouvrages de référence au marché de Denain.


Autodidacte, il commencera à écrire en français jusqu'au jour où l'écrivain André Jurenil lui conseille d'écrire en patois.


"Rapporteur" également de la" tradition ouvrière des mineurs du Pays noir",  il publiera en 1897 son premier recueil de poésies et de chansons "Fleurs d'en bas", suivi de douze volumes au cours des trente années qui suivirent.


Tout en restant mineur, il se donnait régulièrement en spectacle en récitant ses poèmes devant un public enthousiaste. Il créera ensuite son héros "Zeph Cafougnette", mineur vantard et arsouille, dont il contera les mésaventures dans des textes rimés.


Durant un demi siècle, il chantera les joies et les peines des mineurs et décrira avec sensibilité les reflets de son époque, la vie de tous les jours et les valeurs du milieu ouvrier.


Beaucoup ont oublié le nom de ce "carbonnier" poète patoisant, mais vous trouverez toujours un ch'timi pour vous raconter une "cafougnette" (blague dérivée mais, sans aucun rapport avec les écrits de Jules Mousseron).

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 14:37
chti.jpg

Si tous les Ch'tis ne parlent pas tous comme les personnages du film, je dois avouer que les différents portraits sont assez ressemblants avec la réalité.

C'est un film plein d'humour, qui montre bien la simplicité et les qualités de coeur des gens de ma région et les clichés que nos détracteurs se plaisent à véhiculer sur notre compte.

Je suis personnellement très fière d'habiter dans le Nord/Pas-de-Calais, et vous engage à aller voir ce film de Dany Boon qui vous fera passer un excellent moment.

Clo

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