D'amour et d'antan

Samedi 1 août 2009




L'on part, inassouvis d'amour,

Inachevés du temps qui passe.

Un gouffre sourd aux cent détours

Est sans retour en cette impasse;

Quoi que l'on fasse ou qu'on l'y court,

Quoi que la vie nous guide ou trace,

À la frontière d'un espace

On y revient, rêver d'amour.

 

On y revient gonflés d'espoir,

Dans la révolte, inhabités.

À l'autre bout venez-y voir!

Les champs de blé de nos mémoires

Ont couvert d'or nos vérités,

Ont fait grandir en nos histoires,

La moisson folle des années;

Puis l'on repart, meurtries d'espoir.

 

Au soleil vif d'une évasion

L'envers des maux est mots de rimes,

La poésie d'un vers intime,

Scellée dans l'âme d'un flacon;

Quand la musique invoque un nom,

Quand cet écrit est notre abîme,

Nous suffit-il de ces rayons

Pour aveugler nos chants ultimes?

 

Puis l'on repart, inassouvis,

Inachevés du temps qui passe,

Fuyant les songes d'infini,

Le sablier de nos audaces;

Avant que sombre l'interdit,

Avant que meure en dédicace

Un vent d'adieu dans notre espace,

Allons rêver, feindre l'oubli...

 

 

 

Mésange

31 janvier 2007

 

Par Clo
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Jeudi 30 juillet 2009





Quand l’horizon se voile assouvi par le jour,
Qu’une brise effleure de ses mains le silence,
Sur la plaine des mots à l’écho d’un bruit sourd,
Un éclat de pensées insinue ta présence.

Je laisse mon esprit aux draps de l’avenir,
Menée par ton odeur que la fièvre pénètre,
M’abandonne à tes bras, m'assouvis de désirs,
Puis je ferme les yeux pour me sentir renaître.

Un subtil rendez-vous que ton souffle murmure,
En délicat plaisir, intuition de mes sens,
Pour un moment de joie que ton aura procure,
Libère une tension, parfum de jouissance.

Que la nuit sauvage sous la flamme alanguie,
Ne s’achève ou meure du plaisir soulagé;
Si je t’offre de moi de valser dans un lit,
Jusqu’au petit matin, viendras-tu m’y aimer?

Au sommet de l’ivresse, essoufflée de vertige,
Une euphorie de nous chatouille ma conscience,
Puis fait monter en moi une passion prodige,
Qu’un torrent de pulsions accueille en délivrance.

Ce soir je goûterai au secret de tes eaux,
M’enivrerai de toi jusqu’au petit matin,
Mon âme vers le ciel montera au plus haut,
Jusqu’au septième élan, dévouée à ta main.

 

Mésange

Mars 2005

 

Par Mésange
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Mardi 28 juillet 2009




Je m'éveille d'un rêve hélas inachevé...

Qu'il faisait bon danser à l'ombre des étoiles,

Aux pas du clair-obscur ainsi abandonnée,

Jouissant de liberté, légère sous le voile..

..j'aurais voulu t'aimer...

 

Rouler dans l'herbe folle au souffle des vallées,

Mes mains sur ta peau nue glissant vers la lumière,

Cherchant le puits du jour en l'astre libéré,

Émue par cette offrande au centre de ta chair..

..j'aurais vécu d'eau claire...

 

Nager vers le courant des cajoleurs intimes,

De la caresse éparse aux plaintes de la nuit,

Quand le vertige appelle à naître du sublime,

Arrimons-nous mon tendre aux heures d'insomnie..

..j'aurais voulu ce cri...

 

Qui perce des secrets l'odeur apprivoisée,

Du miel encor trop frais peignant nos lèvres avides,

J'aurais voulu t'aimer mais j'ai senti ce vide,

Aux portes du matin d'un rêve inachevé..

..j'aurais voulu pleurer...

 

 

Mésange

6 septembre 2008

Par Mésange
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Lundi 20 juillet 2009

 

 

 

Aime...

...à l'odeur de l'eau la carence du vide ;

Les vertiges d'amour

Au miroir de sa main

Qui t'abreuvent à ton âme,

Tu les entends?

 

Alors écoute...

...le silence ondé de sa chair qui frémit ;

L'abandon de jouissance

Au cœur de son naufrage

Qui t'apprend à t'aimer,

Tu le vois?

 

Regarde encore...

...le repos de son cri aux caresses du vent ;

Les trésors d'alizés

Aux secrets de ses bras

Qui te bercent d'amour,

Tu les sens?

 

Aime...

...la grandeur du vide d'une infime candeur

 

Juste un pleur dans le ciel

Et le chant d'une goutte

À ton cœur retrouvé

 

Sans plus...

 



Mésange

15 janvier 2008

Par Mésange
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Mardi 30 juin 2009



Que j'aime au coeur du temps le fruit de l'insouciance

Qui naît de nos instants furtifs et maladroits

Les sabliers fuyants vers un chemin de croix

Sans plus n'appartenir qu'aux vêpres de l'errance

Ces havres du désert où geignent les souffrances

Que j'aime au coeur du temps le filtre des émois

Le puits de la mémoire, un souffle d'autrefois..

 

En moi renaît encor le baume apprivoisé

Ta main dans le miroir qui capte mon chemin

D'un cimetière étroit aux fleurs de l'alizé

J'irai au pied du vent cueillir nos lendemains

Je suis la terre et l'eau le cri de l'orphelin

En moi renaît encor l'offrande des années

Que j'aime au coeur du jour ce temps qui m'eut aimé..

 

Je suis le voyageur de mon pays lointain

L'escale où j'ai grandi est un hameau de pierres

Ancrée dans l'invisible, impénétrable hiver

J'émigre des saisons aux pas du quotidien

Je ne veux ni perchoirs ni murs à ma volière

Je suis le voyageur de mon pays lointain

Un envol de passage dans les yeux du matin..

 

 

 

Mésange

Septembre 2008

 




Par Mésange
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Lundi 15 juin 2009


 

 

Reviens-moi grand-père sur les ondes du temps,

Par la vague indigo de la mer des aïeux,

Dis-moi comment les flots si jaloux de ses yeux

Miroitent ta compagne en marées de rubans.

 

Je n'ai pour souvenir que ses robes fleuries

Et le trait de famille à l'arôme de pin,

Mais de l'or de son âme endormie dans tes mains

Que me reste-t-il donc à chérir aujourd'hui?

 

Je refuse des jours la noirceur de l'oubli,

Les albums endeuillés, les dentelles d'antan,

Car n'y sont que jolis tes beaux yeux sur ses ans

Et l'iris des saisons que lui porte ta vie.

 

Je t'écoute grand-père, assoiffée par l'absence,

Tes chapelets d'amour ont dansé sous la lune,

Que s'égrènent tes mots au lointain de Neptune

En retombées de soie juste au pied des silences.

 

Dans le miroir d'un pleur j'ai compris l'impuissance

Des coraux de guipure en sépulcre océan;

Du corsage azuré des marées de rubans,

J'ai le blanc de son rire en mémoire d'enfance.

 

Si nous allions broder sur la vague promesse,

Autant de fils d'espoir qu'en la folie qui ronge,

Je sais que nous pourrions éviter le mensonge

Des satins aveuglants qui renient la vieillesse.

 

Alors je t'attendrai dans mes nuits s'il le faut,

Quand le songe t'invite aux secrets du couchant,

Que puissent échouer les marées de rubans

Et qu'enfin j'y côtoie le trésor de ses eaux...

 


Mésange

24 septembre 2007

 

 

Par Mésange
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Mardi 2 juin 2009





À toi belle ancolie dans l’étreinte du ciel,
Rayonne autant d’amour qu’en tes parfums exquis,
Ravive au cœur de l’homme une aurore assoupie
Puis soulage à ses maux le cri qu’il te révèle.

Dans la chair émaciée de son âme engourdie,
S'insinue la douleur retenue prisonnière,
La beauté de l'humain quand s'effondre la pierre,
Mais d'autant d'illusions la mémoire s'enfuit.

Au jardin des rosées quand renaît le printemps,
Offre-lui le secret de tes larmes écloses,
Un pétale en bouquet pour panser l'ecchymose
Et nourrir de tes pluies ses arides tourments.

Il porte en croix l'amour sur des chemins fragiles,
Convie-le d'épancher les mots qu'il se retient,
Prends-le dans tes bras et dis-lui qu'en ton sein,
Bat le cœur de ta main sur la fleur de l'exil.


 

Mésange

7 février 2008

Par Mésange
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Samedi 23 mai 2009

du recueil "D'amour et d'Antan" de Mésange

 

 

Je m'éveille d'un rêve hélas inachevé...

Qu'il faisait bon danser à l'ombre des étoiles,

Aux pas du clair-obscur ainsi abandonnée,

Jouissant de liberté, légère sous le voile..

..j'aurais voulu t'aimer...

 

Rouler dans l'herbe folle au souffle des vallées,

Mes mains sur ta peau nue glissant vers la lumière,

Cherchant le puits du jour en l'astre libéré,

Émue par cette offrande au centre de ta chair..

..j'aurais vécu d'eau claire...

 

Nager vers le courant des cajoleurs intimes,

De la caresse éparse aux plaintes de la nuit,

Quand le vertige appelle à naître du sublime,

Arrimons-nous mon tendre aux heures d'insomnie..

..j'aurais voulu ce cri...

 

Qui perce des secrets l'odeur apprivoisée,

Du miel encor trop frais peignant nos lèvres avides,

J'aurais voulu t'aimer mais j'ai senti ce vide,

Aux portes du matin d'un rêve inachevé..

..j'aurais voulu pleurer...

 

 

Mésange

6 septembre 2008

 

Par Mésange
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Mercredi 20 mai 2009


Des évènements familiaux m'éloignent un peu d'OB...
Je confie donc Litterrances à ma petite soeur de Plume : Mésange





Aujourd'hui que je suis sur ce chemin d'enfance,

Longeant l'effroi du lierre, étranglement des lieux,

Ni le saule pleureur, ni l'église et son Dieu

Révèrent mon aïeul si bien que ta présence.

 

Le carmin de ses fleurs pavant le cimetière,

Là-bas dans un écho d'indicible passion,

Rejoignit le divin bouquet de pulsations

Quand ton âme effleura le cœur de son éther.

 

Ma campagne autrefois vivait du train qui passe.

Au dimanche nos mains enlaçaient le silence,

De ces parfums fuyant le familier espace.

 

Quand les jours escarpés à piétiner la terre,

Depuis que ta parole eût croisé son absence,

Ne fument qu'un envol sur le banc des prières.

 

 

 

© Mésange

Avril 2006

Par Mésange
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Vendredi 8 mai 2009

A partir de ce jour, vous trouverez aussi sur Litterrances,
des poèmes qui ne sont pas de moi mais d'une personne qui tient
une place très importante dans un coin de mon coeur.
Beaucoup d'entre vous la connaissent déjà,
sous le pseudo de Mésange.

J'espère que vous serez nombreux à feuilleter avec moi
ce petit recueil  "D'Amour et d'Antan"
qu'elle a eu la gentillesse et la confiance
de me laisser en héritage.

Je compte sur vous pour lui témoigner votre sympathie,
par vos commentaires.

Merci.
Clo

 

 

Renaî...sens

Je fuis les sentiers fous menée par le hasard,

Rêvant d'inattendu dans ces lieux invisibles,

Que le regard du cœur, dans cet inaccessible

Revêt d'étoiles d'or.

 

Je fuis l'odeur d'un temps insipide et charmeur,

Qui enrichît la fleur à l'arôme maudite ;
Cueillant la liberté, abreuvant sans limites

Le pétale des heures.

 

Je fuis le mot captif qui me soûle à la mort ;

Me retient prisonnière aux barreaux du langage,

Pour rejoindre l'écho qui m'attend sur la page

Du livre où je m'endors.

 

Je fuis la voix des maux à l'encre monotone,

Qui entache inaudible un grimoire oublié,

Pour n'entendre au verso que l'autan des années

Caresser mes automnes.

 

Je fuis la main de l'homme insouciante et légère,

Qui ne sait le toucher qui attise et enflamme,

Accueillant dans mes bras la lumière de l'âme

Qui s'épouse à ma chair...

 

  

  Mésange ©  "D'Amour et d'Antan"

3 juin 2008



Par Mésange
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