Ma région

Vendredi 12 juin 2009

   (sketch façon Pierre Repp)

Dans le cadre du défi n°7
de l'Abeilles50
de la Communauté
"La Ruche des Beaux Mots"

Thème :
PECHES MIGNONS... GOURMANDISES

 


Réédition....


Modeste hommage à cet humoriste et acteur français né le 5 novembre 1909 à Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais) et mort le 1er novembre 1986 au Plessis-Trévise (Val-de-Marne).
Célèbre pour son talent de bégayeur, unique en son genre, Pierre Repp s’est produit au théâtre, à la télévision, mais surtout au music-hall et dans les cabarets, à Paris et en tournée. Il n’avait pas son pareil pour buter sur les mots, en proposer d’autres, aligner des contrepèteries hilarantes parce que toujours surprenantes, le tout avec un sens consommé du gag. Son sketch "Les crêpes" est resté dans la mémoire populaire. Pierre Repp a sa place dans l’histoire du cinéma français grâce à plusieurs troisièmes rôles tenus dans près d’une quarantaine de films.


Originaire du Port/N’a de palais, du Nord/Cas de Palais... enfin du Nord de la France, je suis toujours profondément navrée d’entendre les médias parler de ma région en termes négatifs.


Hier encore, les phares d’au-trou, les fours d’outre-art ... l’affaire d’Outreau et dernièrement les faucheurs de la cour barrée, les coucheurs de la barre fourrée... euh, les chauffeurs de cars bourrés.


Je dis stop ! C’est cas peu ça le Nord ...
C’est pas que ça le Nord !


Alors pour réhabiliter ma région aux yeux de tous, j’ai décidé de vous inviter à ma table et de vous faire déguster un délicieux Palin à la bref lune, un câlin à la belle prune... mais non ! Un lapin à la Leffe brune.


Pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer,
en voici la soeurette ...
la recette, pour 6 personnes :


Ingrédients :
2 palins... lapins achetés chez le boucher, découpé... pas le boucher : les poulains, les lap... si ça se trouve ça marche aussi avec des poulets, faudrait essayer.


De l’huile d’olive
1 litre de Breffe lune... de Leffe brune
1 bouillon cube
Sel, poivre du main loup... du lin mou... du moulin
Du piment d’espelette
2x 1 cuillère à café d’Anelka... de cannelle
Quelques prunes aux agents... pruneaux d’Agen
De l’astrakan ciselé, laisse Gontrand... l’estragon ciselé
2 fauches de seuil... 2 feuilles de sauge


Prévoir aussi pour la peau comptée, pour la ponte côtée... la compotée :
2 oignons rouges et saint met... émincés
De l’huile d’olive
Un pot de... Un dopé... Un peu d’eau
Du vinaigre de cidre
4 sucres roux.


Vous avez tout ? Alors on peut commencer.


Faîtes revenir vos palins... vos bestioles dans 2 poêles.
Réservez dans 2 bigotes et éclater... Réservez dans 2 cocottes et déglacez chacune des poêles avec ¼ de bière (la faîne brûle... la Leffe brune)
Versez le pus gît en ruche... le jus riche en sucs ainsi obtenu sur les morceaux du lapin.
Pour chaque cocotte, à moucher à votre corpulence... ajoutez à votre convenance :
Pruneaux, sel et poivre, piment, estragon. Ainsi qu’Anelka, Willy Sagnol... pardon : la cannelle et feuille de sauge.
Mouillez pitoyablement... équitablement du reste de lierre... bière et de bouillon (1 mitre d’or pour un mètre cube d’eau... 1 litre d’eau pour un cube Or)
Couvrez. Attendez le crémier souillon..., le premier couillon... bouillon ; blessez et salez... baissez et laissez miroiter... mijoter 45 minutes.
endant ce temps et si on se faisait un petit peu tripoter ?
Excusez ma fourche qui langue, ma langue qui fourche : et si on se faisait sa petite compotée ?

Vous faites parvenir votre pognon... vous faites revenir vos beaux oignons émincés dans de l’huile d’olive, ajoutez 4 sous de crue... 4 sucres roux, une rasade de vinaigre de cidre, un fond d’eau.

Mélangez et laissez mijoter doucement jusqu’à ce la texture semble s’épaissir, et prenne une légère caramélisation.

Cette peau comptée... cette marmelade d’oignons finira de fondre dans chacune des cocottes, en liaison intime avec le lapin durant environ encore 10 minutes.

A servir très chaud avec un bon plat de tripes maison... de frites maison.

Un petit morceau de fromage de Bergues ou de Mont des Cats sur un lit de salade pour la dissection, la ... pour digérer, et une bonne glace aux speculoos en dessert.

Claudie Becques

Pierre Repp ?.... Souvenez-vous:



ou encore dans son fameux sketch des crêpes :

Par Claudie Becques
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Samedi 16 mai 2009

Réédition avec illustrations dans la cadre du
 Défi n° 3 de l'Abeille50 - Communauté : Ruche de Beaux Mots :

"Donnez-nous envie de venir visiter votre Département !"

 

LE NORD

   PAS DE CALAIS   




Fille du Nord


Je suis fille du Nord, une Ch’ti comme on dit,
La tête dans les nuages et le cœur sur la main ;
J’ai en moi la fierté des gens de mon pays,
La force des gueules noires et des vaillants marins.

 

 


A quelques enjambées du plat pays de Brel,
Seulement quelques brasses des côtes anglaises,
Je vis près des marais et espaces naturels,
Entourée de forêts, étangs, mers et falaises.

 

 


Et si quelques blockhaus parsèment le paysage,
C’est pour que la mémoire se rappelle les blessures
Infligées par les guerres qui firent grand ravage,
Laissant dans les familles tant de meurtrissures.

 

 


Alors pour oublier, la bière coule à flot,
On fait des carnavals et on sort les géants,
Chantant d’une seule voix on se croit tous égaux,
Chez nous pour faire la fête on est toujours partant.

 


De grandes braderies investissent les villes
Jour et nuit ça marchande et c’est même cohue,
Et cette tradition qu’on n’observe qu’à Lille
Des coquilles de moules, empilées dans les rues

 

 


Bien sûr que notre accent écrase le français,
Mais si l’on parle vite et qu’on mange nos mots,
C’est pour vous en dire plus et vous faire renoncer,
Avant de nous connaître, à repartir trop tôt.

 

 


Le vent du Nord qui souffle, fait tourner les moulins
Et les éoliennes de notre littoral,
Mais qui sait écouter entend dans le lointain
Que les gouttes de pluie font tinter le cristal.

 

 

Je suis fille du Nord, l’Aa coule dans mes veines
L’amour de ma région fait palpiter mon cœur,
Tant pis si les nuages déploient leur longue traîne,
Le soleil chaque jour brille dans mes yeux rêveurs
.

   

 

 © Claudie Becques

 

Par Clo
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Lundi 11 mai 2009

Hier, dimanche 10 mai 2009, j'ai profité du beau soleil qui inondait nos plaines,
pour aller me promener derrière la frontière,
à Ypres en Belgique.

Je j'ignorais mais c'était précisément le jour de la fête des Chats.



En voici l'Histoire :

Au pied de la chaîne des monts de Flandre,
les marchands empruntaient jadis une route du commerce depuis Arras jusque Bruges, en passant par Ypres, ville belge prospère, protégé par de solides murailles.



De la haute tour qui dominait le marché,
 les échevins s'adressaient de temps à autres aux Yprois.

Durant les foires et les marchés,
les chats étaient très recherchés pour garder les grains et les aliments
entreposés dans les greniers, des nuisances des rongeurs.



C'est qu'en ce temps-là, l'espèce animale se devait de se rendre utile à l'homme !
(et la SPA n'existait pas !)

Une fois les négociations commerciales achevées et les denrées vendues et distribuées, les gentils félins devenaient alors inutiles, voire nuisibles.

Les employés communaux traquaient alors les pauvres bêtes,
qui, pour service rendu, étaient enrubannées et fleuris

 

avant d'être confiées aux membres de l'échevinage,
qui les jetaient alors du haut de la tour sur le pavé de la grand-place,
ou à la foule en délire qui en disposait comme elle l'entendait.



Cette sordide coutume a été, je vous rassure, définitivement abolie au XIXè siècle.

Néanmoins hier, quand  je suis arrivée sur la Place d'Ypres
une espèce de polichinelle rouge et blanc



jetait depuis le balcon de l'Hôtel de ville multitude de chats... en peluche !



Clo le 11/05/09

Par Clo
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Lundi 6 avril 2009




Aujourd'hui c'est lundi...

Une nouvelle semaine qui commence... sous le soleil dans le Nord de la France.

Stressé ????

Alors installez-vous confortablement dans ma barque...

Ne inquiétez pas c'est moi qui rame...

Laissez-vous juste bercer et profitez de cette promenade à travers mes chers marais...

Par Clo
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Samedi 25 octobre 2008

Le Plat Pays

de Jacques BREL  


Découvrez Jacques Brel!



Illustré par les oeuvres de Dominique Van den BROECK
  





Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues




Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse



Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien




Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages





Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir






Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien




Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu





Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien






Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai




Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire, quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud, écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.



Clo - Litterrances le 15/10/08.

Par Clo
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Vendredi 9 mai 2008
Jeudi 8 mai 2008...  28°... et après on dira qu'il fait froid dans le Nord !
Nous voici à l'entrée de la petite ville fortifiée par Vauban : Bergues également appelée l'autre Bruges des Flandres
qui doit son actuelle notoriété grâce à Dany Boon et son film
"Bienvenue chez les Ch'tis".
Petite cité de caractère fière de sa culture, de ses traditions et de son patrimoine,
entièrement corsetée de ses remparts et nichée au creux de son Beffroi

Comme vous pouvez le constater, il ne drache pas




















 le Beffroi


Dernier survivant des trois carillons existants avant la révolution française de 1789, le carillon du beffroi est intimement lié à la ville de Bergues, dont il rythme toute l'activité en sonnant sa ritournelle tous les quarts d'heure ou quand il s'éveille sous les poings du carillonneur...


          

Carillonneur :
 Jacques MARTEL (Depuis le 1er novembre 1999)

  

Ses canaux

 

La place et l'hôtel de Ville

      

 

L'église St-Martin                                           et pour l'anecdote... 
                                                               le local utilisé pour le bureau de poste du film



Photos personnelles et empruntées pour le carillon et son carillonneur à
http://www.bergues.fr/




Alors pas mal Heinnnn !       Té viens quand Biloute ?     Clo


Par Clo
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Mardi 15 avril 2008
Plus de dix-huit millions d'entrées pour le film de Dany Boon "Bienvenue chez les Ch'tis" !

Encore deux millions et on coule une seconde fois le Titanic...

Pour ceux qui ne seraient pas encore allés prendre leur cure de  simplicité et de bonne humeur de l'année, une petite leçon de Ch'ti s'impose peut-être, alors... prenez des notes :

   Distribué lors de l'avant-première




Dans une conversation :

On ne dit pas PETIT, on dit TCHIO
On ne dit pas CHAUD, on dIt KO
On ne dit pas C'EST BEAU, on dit CH'EST BIAU
On ne dt pas PLEURER, on dit BRAIRE
On ne dit pas CHIEN, on dit KIEN
On ne dit pas PARDONNEZ-MOI, JE N'AI PAS BIEN COMPRIS LE SENS DE VOTRE QUESTION, on dit HEIIIN ?
On ne dit pas PUTAIN, on dit VINGT DE DIOUSSE
On ne dit pas RIEN, on dit REIN
On ne dit pas ICI, on dit ICHI
On ne dit pas MERCI, on dit MERCHI
On ne dit pas VOIR, on dit VIR
On ne dit pas MERDE, on dit DU BRUN
On ne dit pas CA VA, on dit CHO VO
On ne dit pas ALLEZ-Y N'AYEZ PAS PEUR, on dit SAQUE  EUD'DANS
On ne dit pas DES HISTOIRES, on dit DES CARABISTOULES
On ne dit pas CON, on dit BOUBOURSE
On ne dit pas QUOI, on dit QUO
On ne dit pas BORDEL, on dit MILLIARD
On ne dit pas FOU, on dit BABACHE
On ne dit pas JE T'AIME, on dit J'CHTE KER



AU CINEMA
On ne dit pas KAD MERAD, on dit KOD MEROD
On ne dit pas DANY BOON, on dit BOBI BOOM

A LA MAISON
On ne dit pas CHAISE, on dit CAILLELE
On ne dit pas LINGE, on dit LINCHE
On ne dit pas SERPILLIERE, on dit WASSINGUE
On ne dit pas SALON, on dit CHALON

AU CAFE (ESTAMINET)
On ne dit pas UN PASTIS, on dit TCHIOT JAUNE
On ne dit pas NE BIERE, on dit EUNE BIR
On ne dit pas COCA COLA, on dit COCOCOLO

AILLEURS QUE DANS LE NORD
On ne dit pas SUD, on dit CHUD

A L'INTERNATIONAL
Et en anglais on dit "I juch colle to chaïye I love yo" de Ch'ti Viwonder





ANATOMIE

On ne dit pas CUL, on dit TCHU
On ne dit pas BOUCHE, on dit BOUK
On ne dit pas PETITE QUEQUETTE, on dit BILOUTE
On ne dit pas YEUX, on dit ZIE

PRONOMS ET ARTICLES

On ne dit pas MOI, on dit MI
On ne dit pas TOI, on dit TI
On ne dit pas MON, on dit MUN

LE TEMPS QU'IL FAIT

On ne dit pas PLEUVOIR, on dit DRACHER






Distribué par le Conseil Régional du Nord/Pas-de-Calais
Par Claudie Becques
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Mercredi 9 avril 2008
(Retranscription des Légendes de mon Pays )

Reuze Papa
 


 Je vous parle d’un temps où l’eau régnait en maître dans cette région qu’est aujourd’hui la Flandre.

Les habitants de cette contrée vivaient du produit de leur pêche et construisaient leurs cabanes et leurs bateaux avec le bois de la forêt, et trouvaient refuge au pied des collines de l’Artois, contre les envahisseurs.

Au beau milieu d’un marais, qui donna son nom à Bourbourg, des Flamands qui recousaient leurs filets, découvrirent un navire échoué sur le rivage sablonneux au golfe de l’Aa.

Les plus vaillants le rejoignirent en barque, pour y découvrir étendu sur toute la longueur du pont, un géant très effrayant malgré son inconscience.

Nos ancêtres au grand coeur, bien que terrifiés ranimèrent le Reuze.

Ce dernier, reconnaissant, leur demanda de le conduire en leurs maisons.

Certes, quoique de nature hospitalière, les Flamands très gênés, lui firent comprendre que leurs embarcations et leurs habitations n’étaient pas tout à fait aux normes du géant, ce qui le fit éclater de rire.

Il plongea alors son immense bras dans le marais et remonta quantité considérable de sable qui devint un mont, et ce autant de fois qu’il le fallut, pour lui permettre de débarquer sur de la terre ferme.

Pour s’être en quelque sorte comporté en père pour eux, les Flamands surnommèrent le géant : Reuze Papa, qui leur avait ainsi offert Cassel, le Mont des Cats, le Mont Noir, le Mont Rouge et le Mont Kemmel, dont ils purent couvrir les pentes de cultures et y construire de jolies chaumières.

Ils aménagèrent également de charmants petits ports au bord de la Mer du Nord, désormais plus accueillante.

Après tant de labeur, ils s’octroyèrent enfin un jour de fête bien mérité.

Un joyeux banquet fut dressé et hommes et femmes tornoyèrent autour du géant en une sarabande.

Un matin pourtant, le Reuze disparut, et ils crurent vraiment qu’il les avait abandonnés.

Le coeur lourd, ils s’employèrent sans y parvenir à repousser la mer, qui grignotait à nouveau les rivages et engloutissait leurs terres.

Et puis, un jour, un très long navire le ramena enfin, avec une superbe géante : Reuze-Maman.

Le couple aida les flamands à poser autour des monts les énormes pierres rapportées de leurs contrées nordiques.

Ils construisirent de grandes digues, creusèrent et aménagèrent le sol pour que toutes les eaux s’y coulent naturellement en Becques* et Watergangs* pour draîner la Flandre rendue ainsi propice à la culture et à l’élevage sur de verdoyantes prairies.

Il ne reste de cette jolie légende que les monts précités, et que la liesse du peuple flamand, qui, à Cassel, chaque lundi de Pâques, fête les Reuzes, leurs géants fondateurs.


Claudie Becques

*cours d’eau







Par Claudie Becques
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Mercredi 2 avril 2008

Au début de chaque deuxième mi-temps des matches

de football à Lens, les supporters rendent hommage à

Pierre
Bachelet en chantant les corons.

 

Par Claudie Becques
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Lundi 17 mars 2008
Le héros de Jules Mousseron prend forme grâce à Frédérick Maslanka et Rémy Mabesoone
 
Le blog officiel :  http://cafougnette.canalblog.com/

   
 

Cafougnette1.jpg

 

cafougnette2.jpg

Photo de la couverture du Tome 1
de la Bande dessinée
dans les bacs des grandes surfaces
 
La photo de la couverture du Tome2
qui doit sortir en novembre 2006 et qui m'a gentiment été prêtée par
F. Maslanka en exclusivité pour Litterrances.
 

Une histoire de Zeph Cafougnette
 écrite par Jules MOUSSERON :
Récolte miraculeuse

 

L'œuvre originale en patois écrite
par Jules MOUSSERON
 
La traduction par mes soins pour
une compréhension par tous
 
Comm’ Cafougnette i-armet del tierre
Et qu’i l’ cultiv’ cor assez bin,
Pou li avoir des gros peun’s-tierre
Y-arniquell’ toudis à s’ gardin.
Comme Cafougnette travaille la terre
Et qu’il cultive encore assez bien
Pour récolter de grosses pomme de terre
Il est toujours affairé dans son jardin.
L’autr’ jour, - l’ conseil n’est point baroque, -
In li-avot dit d’ mettr’, comm’ fumier,
Un bout d’étoffe, un morciau d’ loque,
Dins chaqu’ motte’ dûss’ qu’i d’vot planter.
L’autre jour, l’idée n’est point baroque,
On lui avait dit de mettre en guise de fumier
Un bout d’étoffe, un morceau de loque
Dans chaque motte de ce qu’il voulait planter.
Cafougnett', fin contint d' l'arcette,
S'in va cacher des vieux chiffons.
Chaqu' jour y-in ramasse eun' mand'lette
Dins les moncheaux d' chindr' du coron.
Cafougnette, très content de la recette,         
S'en va chercher des vieux chiffons.                        
Chaque jour une corbeille, il en collecte
Dans les monceaux de cendres du coron
Et quand Zeph plant’ ses pétotes
Sitôt passés les derniers froids,
Il instiqu’ sous tierre, à chaqu’ motte,
Un bout d’ loque comme un Riz-Lacroix.
Quand Zeph plante donc ses pommes de terre
Sitôt passés les derniers froids
Il enfonçe sous terre, à chaque motte
Un bout de loque comme un Riz-Lacroix.
 I s' dit : « In va vir queu nouvelle ! »
Et i n'a point planté d' huit jours
- Qu'i faich' biau temps au bin qu'i gèle -
Qu' dé s' gardin, l' matin, i fait l' tour.
Il se dit : "On va voir quelle nouvelle !"
Et il n'a pas planté de huit jours
- Qu'il fasse beau temps ou qu'il neige-
Que de son jardin, le matin, il fait le tour.
Infin i vot pointer l' verdure.
L' brav' Cafougnette i s' réjouit.
Comm' les feuill's sont sont d'eun' bell' vénure,
Es' figure all' s'épanouit.
Enfin il voit pointer du feuillage
Le brave Cafougnette s'en réjouit.
Comme les feuilles augurent un bon présage
Sa figure s'épanouit.
Les Pâqu’s arriv’nt dins l’intervalle,
Et l’ Zeph i met sin grand gilet
Pour d’aller trois jours à l’ noc’ Chales,
Un d’ ses cousins, dins l’ Pas-d’-Calais.
Les Pâques arrivent dans l’intervalle,
Et Zeph met son grand gilet
Pour aller trois jours à la noce de Charles,
Un de ses cousins, dans le Pas-de-Calais.
S’ femm’ fait s’ lessiv’ pindant c’ voyache,
Et s’ sert du gardin comm’ curoir.
Quand Cafougnett’ r’vient du mariache,
S’ parc ed’ peun’s-tierre i-est plein d’ mouchoirs.
Sa femme fait la lessive pendant son voyage,
Et se sert du jardin comme étendoir.
Quand Cafougnette revient du mariage
Son parc de pommes de terre est plein de mouchoirs.
In arrivant, s’ première affaire,
Sans mêm’ r’tirer s’ capiau-montant,
Ch’est d’aller vir à ses peun’s-tierre.
S’ parc i-est couvert ed’ carrés blancs :
En arrivant, sa première affaire,
Sans même retirer son chapeau montant,
C’est d’aller voir ses pommes de terre.
Son parc est couvert de carrés blancs :
« Eh bin ! Cha va ! cri’ Cafougnette.
Ah ! ch’est des mouchoirs qu’i-a poussé !
C’ cop-chi, femm’, not’ fortune est faite.
J’ les conserv’ pou les arpiquer.
"Eh, bien ! Cà va ! Crie Cafougnette.
Ah ! Ce sont des mouchoirs qui ont poussé !
Cette fois-ci, femme, notre fortune est faite.
Je les conserve pour les repiquer.
Si d’un bout d’ loqu’ qui s’effiloche
In obtient d’ parels résultats,
In r’plantant ces mouchoirs dé poche,
L’anné’ qui vient, j’arai des draps ! »
Si d’un bout de loque qui s’effiloche
On obtient de pareils résultats,
En replantant ces mouchoirs de poche,
L’année qui vient, j’aurai des draps !"
 
Par Claudie Becques
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