Mes poèmes

Mercredi 4 novembre 2009


 



greg h ardeche



Vêtu de ses habits chers à la tradition

Il s’installe aux marchés de toute la région.

Son accent chantonnant nous ramène à la source

A la nature qui nous offre ses ressources.

 

Et ses mains sillonnées par l’amour de la terre

Désignent chacune des plantes salutaires

Qui dispensaient jadis d’aller chez le docteur,

Trop éloigné, beaucoup trop cher et trop… d’ailleurs.

 

Piqûres de moustiques ou crochets de vipère,

Foulure ou simplement érythème solaire,

Un simple oignon dit-il, peut guérir tous ces maux :

Un garrot, un couteau, son jus et du repos.

 

En cercle autour de lui, citadins en vacances

Nous écoutons dans un respectueux silence

Comment soigner les stress, migraines et déprime.

C’est tellement si simple, évident et sublime !

 

Notre vie a repris sa cadence infernale

Loin des sages conseils de ce vieux provençal.

Bien sûr qu’il a raison, l’homme au chapeau de paille…

Mais comment faire dans toute cette pagaille ?

 

 

Claudie Becques (04/11/09)

 

 

 

 

 

Par Clo
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Dimanche 1 novembre 2009




Scooby m'a  décerné le prix de l'amitié virtuelle...
Je  l'en remercie et le lui retourne car elle j'ai rarement vu blogueuse plus fidèle et volontaire. 
Pour jouer le jeu,  je l'offre bien sûr à tous mes blogs-amis et en particulier et à :

Aimela
Liedich
L'Abeille
Madine
Petite Elfe
Mélodie

A qui j'offre ce poème, certes une ré-édition, mais quand on aime... on ne compte pas



Vois du Nord !

J'avais écrit sur un papier
Quelques petits mots d'amitié
Le vent du Nord l'a entraîné
Dans sa folle course effrénée

Les entends-tu dans tes volets ?

Je m'inquiète tant pour toi,
Que ce poème était pour toi
La pluie du Nord a délavé
Les vers qui t'auraient fait rêvé

Sur tes vitres, les vois-tu couler ?

J'avais découpé dans mon cœur
Un petit peu de mon bonheur
De la chaleur des gens du Nord
Pour qu'en la vie tu crois encore

Dis-moi que tu le vois briller !


Claudie Becques (2006)

 

 

Par Clo
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Samedi 31 octobre 2009

La Communauté
" Ruche de beaux mots "
lance son Défi n° 14
 
Thème : " COMBATS "

Ecrire un texte (en vers ou en prose)
où vous dévoilerez un(des) combat(s)
 que vous avez mené(s),
ou que vous souhaiteriez réaliser...
Combat pour une idée,
contre une maladie,
contre l'injustice...
Depuis qu'une amie m'a un jour raconté
son calvaire qui dura
pendant plus de 15 ans,
 il me tient à coeur de défendre
la cause des femmes
contre la violence conjugale.

Or tandis que j'écrivais ce poème
pour répondre au défi de l'Abeille,
l'actualité faisait justement écho
en annonçant diverses mesures
proposées par le ministère de la justice 
pour aider ces femmes,
et pour lesquelles je me réjouis.
 
http://www.newspress.fr/Communique_FR_221695_611.aspx
     


S.O.S.

 

 

Si c’est d’un coup de cœur que naît le grand amour

Il n’est de coups au corps de tolérable un jour ;

Quelque soit la raison de cette divergence

Nulle femme ne doit accepter cette outrance.

 

Il n’est aucune excuse, encor moins la passion

Qui puisse justifier la moindre « correction ».

Vivre seule vaut mieux que mal accompagnée :

Fuir immédiatement qui vous a humiliée.

 

Celui qui frappe un jour, cognera à nouveau

Et le prince charmant se transforme en bourreau.

Réagissez Madame, soyez vaillante et fière

Plutôt que vous soumettre à votre tortionnaire

 

L’amour n’est que douceur, deux êtres en symbiose

Qui ne peut tolérer l’empreinte d’ecchymoses.

Dénoncez et quittez sans le moindre remord

Un compagnon violent… Echappez à la mort !


 

Claudie Becques (31/10/09)

Par Clo
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Vendredi 16 octobre 2009

C'est une artiste de grand talent,
elle s'appelle Solange
et c'est grand honneur qu'elle me fait
en acceptant de me prêter  ce magnifique tableau
pour illustrer mon dernier poème...
Je l'en remercie du fond du coeur
Clo



Pourquoi l'automne ?

 

Il y a dans les bois tant d'arbres différents,

Des minces et des gros, mais tous tellement grands !

Ils tendent vers les cieux leurs verdoyants feuillages

Fièrement, tout l'été, en triomphant hommage.

 

Mais Dieu reste insensible à toute flatterie,

Et se fâche de voir telle flagornerie ;

Il souffle sa colère en fronçant des nuages

Et répand sa tristesse en longs sanglots de rage.

 

Les modestes sapins aux branches retombantes

Ne sont pas concernés par cette déferlante.

Sous le divin courroux les arbres cramoisis

D'une flambée de honte sont alors saisis.

 

Les géants repentis s'effeuillent en prières,

Font un tapis d'offrandes pour leur mère la terre,

Poussant l'humilité jusqu'à passer l'hiver

En affrontant le froid aussi nus que des vers.

 

Le Créateur ému par cette pénitence,

Leur offre le printemps : une nouvelle chance.

Mais tant que leur mémoire oubliera la leçon

Ils subiront sans fin le cycle des saisons.

 

Claudie Becques (13/10/09)

 

 

 

Par Clo
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Mardi 13 octobre 2009



Il y a dans les bois tant d'arbres différents,

Des minces et des gros, mais tous tellement grands !

Ils tendent vers les cieux leurs verdoyants feuillages

Fièrement, tout l'été, en triomphant hommage.

 

Mais Dieu reste insensible à toute flatterie,

Et se fâche de voir telle flagornerie ;

Il souffle sa colère en fronçant des nuages

Et répand sa tristesse en longs sanglots de rage.

 

Les modestes sapins aux branches retombantes

Ne sont pas concernés par cette déferlante.

Sous le divin courroux les arbres cramoisis

D'une flambée de honte sont alors saisis.

 

Les géants repentis s'effeuillent en prières,

Font un tapis d'offrandes pour leur mère la terre,

Poussant l'humilité jusqu'à passer l'hiver

En affrontant le froid aussi nus que des vers.

 

Le Créateur ému par cette pénitence,

Leur offre le printemps : une nouvelle chance.

Mais tant que leur mémoire oubliera la leçon

Ils subiront sans fin le cycle des saisons.

 

Claudie Becques (13/10/09)

 

Par Clo
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Lundi 5 octobre 2009

 


Echec à l'innocence de Daniel Joux


Quand le chaud cocon familial
Se déchire en lambeaux de rêves
L'enfant a froid.

Quand le bonheur
Vole en éclats de voix, éclats de verre,
L'enfant pleure.

Quand le silence et l'absence
Hurle dans la maison
L'enfant a peur.

Quand les parents désunis
Démissionnent
L'enfant erre.

Quand les soins palliatifs
Ne sont plus que cadeaux
L'enfant calcule.

Quand l'enfant
A eu froid
A pleuré
Erré
Calculé,
Il devient un adulte
Comme les autres,
Mais...
Un peu plus tôt...
Beaucoup trop tôt !



Claudie Becques (03/10/09)


Par Clo
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Samedi 3 octobre 2009



L'indifférence de Daniel JOUX

Derrière la porte il y a…

L'absence.

Le silence.

 

Derrière la porte il y a…

L'incompréhension.

La désillusion.

 

Derrière la porte il y a…

La souffrance.

La déchéance.

 

Derrière la porte il y a…

La mort.

 

Devant la porte il y a…

L'indifférence.

 


Claudie Becques (01/10/09)

Par Clo
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Mercredi 23 septembre 2009

Pour répondre au jeu d'écriture proposé par Enriqueta :
"Le texte peut commencer par "A la faveur de l'automne" comme dans la chanson de Tété."  




A la faveur de l'automne
Accrochée à ton bras doucement je frissonne.

Au souffle des souvenirs
J'observe résignée, les jours se raccourcir.

De la brume plein les yeux
J'évalue attendrie tous ces jours si heureux.

A la faveur de l'automne
Dans un ultime effort encore je t'étonne ;

Parée d'or et de carmin
Je t'invite à la danse... Allez viens, prends ma main !

Aux tourbillons de l'Amour
Notre histoire à jamais, résistera toujours.


Claudie Becques (23/09/09)

Par Clo
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Lundi 3 août 2009

Réédition, pour cause de... vacances
Au bord de la piscine,
Alanguie au soleil,
Je me sentais encline
A un demi-sommeil.



Un petit trait d’argent
Surgit d’une crevasse,
De mon somme m’émergeant,
Comme un éclair fugace.


Où trouves-tu l’énergie
Petite bestiole
Pour te mouvoir ainsi
A cette vitesse folle ?

 


Au climat du midi
Mon courage se lézarde,
Ma force s’affaiblit,
Et je deviens flemmarde.



Bercée par les cigales
Mon esprit s’engourdit
A la vue des pétales
Des lauriers fleuris.



Je n’ai même pas honte
Je me sens si bien,
Je n’ai même pas honte
Je me sens si ...


Tsi, tsi, tsi, tsi, tsi, tsi,
Zzz, Zzz, Zzz, Zzz, Zzz, Zzz,
Tsi, tsi, tsi, tsi, tsi, tsi,
Zzz, Zzz, Zzz, Zzz, Zzz, bien !
   
Claudie Becques (11/07/06)
 

Par Clo
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Samedi 25 juillet 2009


Le vieux mineur, dans son fauteuil,
Reste perdu dans ses pensées.
De temps en temps, une larme à l’œil
Trahit qu’il revit son passé.

C’est vrai qu’il est bien fatigué,
Qu’il doit mesurer ses efforts,
A peu de gestes, relégué,
Mais, ça vaut mieux que d’être mort.

Le grisou et la silicose
Lui ont emporté tant d’amis,
Que même si, tout n’est pas rose,
Lui, au moins, est encore en vie.

Et le dimanche après-midi,
Quand viennent ses petits-enfants,
Inlassablement il redit,
Tout ce qu’était sa vie d’avant ;

Ce métier que l’on héritait
De sa région, de ses parents,
Ce destin dont on s’acquittait
Par devoir et, en conquérant.

Ce qu’est la solidarité,
Ce n’est qu’au fond qu’il l’a trouvé
Parce que depuis, remonté,
Ô combien il en est privé !

La noirceur n’est pas dans la mine,
Mais bien dans sa vie au grand jour,
Et de tous les maux qui le minent,
La solitude est le plus lourd.


Claudie Becques (05/10/2006)
Par Claudie Becques
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