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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 23:00

 

25092010-025.JPG      25092010-023.JPG

 

C’est un endroit tranquille

A l’écart de la ville.

On n’imagine pas

Paris, presque à deux pas…

 

D’abord l’entrée pavée,

Le portail délavé

Au creux de grands murs blancs

Et quelques fleurs devant.

 

Passer alors la porte,

Les platanes en escorte,

Prendre l’allée centrale

En face du mémorial.

 

Quelques petits oiseaux

Veillent sur le repos

De tous les pensionnaires

Du petit cimetière.

 

Ma mémoire est intacte :

Je sais l’endroit exact

De cette sépulture

Qui rouvre ma blessure.

 

Sur le marbre, en doré,

Ton nom me fait pleurer…

Pour nous tu n’es pas mort ;

En nous tu vis encore.

 

 ©  Claudie Becques (15/10/2010)

_______________________________ 

 

Il s'appelait José, c'était mon frère, il aurait aujourd'hui 56 ans

jose11_2001.jpg 

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Published by Clo - dans Poèmes
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commentaires

liedich 27/11/2010 18:42



Tu viens de m'offrir une immense chaleur, partageons là. Et ensemble, regardons vers Lui. Là, tout au fond de ton coeur. 


....



Clo 28/11/2010 11:14



Partager les joies et les peines, c'est un immense privilège que nous avons, nous les écrivaillons. Merci de m'avoir prise par le bras pour un recueillement. J'ai moins froid également...



valou 26/11/2010 09:38



coucou Clo,triste pèriode que celle-ci ,qui nous fait à tous très mal.Le temps malheureusement n'efface pas le manque et la douleur,on vit avec .On se dit que même s'ils ne sont plus là, Ils
vivent dans notre coeur,il ne se passe pas une journée sans qu'on pense à eux;profitons un maximum des notres tant qu'ils sont là.Je pense très fort à toi.bisous du froid lol valou



Clo 27/11/2010 12:44



Tu as raison ma Valou, le temps n'est pas pour nous rendre la  pêche et en plus on va s'en prendre pour quelques mois.


Les êtres ne meurent que lorsqu'on les oublie alors tu as raison pensons très fort et souvent à eux, pour qu'ils continuent à vivre à travers nous.


Il n'est pas une joie, pas une émotion que je ne ressente sans que je ne la partage en pensée avec lui... Il est là toujours... Comme l'est sûrement celui que tu pleures également.


Bisous ma Valou.



aimela 10/11/2010 12:02



Il aurait eu mon âge  Que c'est triste de partir si tôt. Si j'ai perdu mes parents, j'ai encore la chance
d'avoir  mes soeus et mon frère. Courage Clo et bises



Clo 11/11/2010 11:08



C'est en effet très triste Aimela, mais il y a des vies qui n'en sont pas. J'espère que désormais il est en paix. Bises à toi.



Malou 02/11/2010 11:05



Bonjour Clo !


Je reviens vers les blogs amis après ces deux années d'absence et suis très émue par ce poème dédié à ton père. C'est vrai que ce mois de  novembre est
propice à ces émotions là, même si nos êtres chers disparus restent présents en nous, chaque jour de notre vie. J'ai eu le même besoin que toi en évoquant mon père disparu, d'une autre manière, à
ma façon du jour. Bises salines



Clo 02/11/2010 21:37



Bonjour Malou, je suis heureuse d'avoir de tes nouvelles. Merci d'être passée ici... C'est un peu abandonné aussi tu sais, depuis que je retravaille à temps plein je n'ai plus guère le temps
d'écrire et de tenir ce blog... Ca me manque.


Ce poème est dédié à mon frère décédé il y a un an et demi. J'ai fort heureusement la chance d'avoir encore mes parents en bonne santé à plus de quatre-vingts ans et j'avoue que je
n'ose imaginer le jour où l'un d'eux partira rejoindre mon frère... 


Je n'aime pas cette époque de l'année... et je ne suis sûrement pas la seule.


Porte-toi bien Malou et grosses bises du Pas de Calais. Clo



Solange 02/11/2010 01:47



Je compatie à ta peine.



Clo 02/11/2010 21:31



Merci Solange, mais ma peine ne vaut pas plus que celle de tous ceux qui ont perdu un être cher. Nous sommes des milliers à avoir le coeur gros à cette époque de l'année, je dédie ce poème à
tous ceux-là.