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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 23:12

ciel.jpg
 Au revoir mon ami...
Je ne peux être là... mais mes pensées t'accompagnent...
J'ai retrouvé tes mots que j'avais classés dans "mes favoris" sur la Plume...
Clo



Laissez-moi, voulez-vous, il n’y a rien d’important à faire, rien d’indispensable, rien de prioritaire, sauf peut-être d’être là, ensemble, portés par la complicité comme une plume au vent, à chaque instant, de plus en plus...


Laissez-moi, voulez-vous, aux portes de l’océan, là où l’être fraye avec la nature, là où les sirènes ne sont plus en état d’alerte, laissez-moi glisser des mots sucrés au secret de vos oreilles, me nourrir au gré des moissons de vos lettres, dans le rouge de vos lèvres, cette échancrure à rêver.


Laissez-moi, voulez-vous, préparer la grève à accueillir vos confidences et vos couleurs, votre âme échouée, la tentation de nous construire un nous, ces aveux écrits à voix haute et à marée basse, l’espoir et les reproches, quand le spleen nous chavire et nous rapproche...


Laissez-moi, voulez-vous, retrouver ces mots perdus dans le vent, me perdre à mon tour dans le galbe de vos sentiments, la lente dérive des algues, malgré l’insupportable pesanteur du vide qui me remplit, mettre au pilori vos "oui, mais" qui sonnent et résonnent en moi, qui pourrissent vies et rencontres, retrouver ces mots échappés à jamais reçus, plonger encore, plonger enfin, sombrer et me noyer dans vos murmures, dans vos non-dits, ces mots tus qui me tuent, ces lents, si lents, silences qui me saturent de vous...


Ce vague a l’âme a un nom, Loulou, le vôtre, depuis bien trop longtemps, souvenirs et blessures enfouis, au fond, sur le sable, et qui déboulent sur la grève, rythmés par flux et reflux, roulant comme cette pierre de lune sur les joues laiteuses de votre gorge, désespoir fascinant et aveuglant lorsque je songe à tout ce temps perdu, à ces sons assassins échappés de cette gorge pour d’autres amants…


Alors oui, malgré la lourdeur des émotions qui se répètent et d’un secret soudainement décacheté, malgré vous Loulou, cet amour que je vous voue est un ruisseau qui délave ma mémoire, lui redonne de l’éclat, polissant l’ongle des galets les plus bruts et me donne l’impression de devenir meilleur, plus ouvert, plus tolérant, plus patient surtout…


Vous êtes la plume au vent, le kapokier trempant ses pieds fatigués dans le Tanganyika, la neige fondue du Kilimandjaro, venant gonfler le torrent de ces émotions retrouvées, les emportant au loin, vous emportant plus loin,


vous,


la carte d’un trésor à jamais perdu…


Laissez-moi, voulez-vous, laissez moi là, je suis si las, hélas, de vous…


Papabul alias Frédéric Bulte

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Published by Clo
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commentaires

marlou 26/02/2010 19:14


Les mots ne meurent pas...Consolation.
De coeur avec toi Clo.


Clo 26/02/2010 22:51


C'est pour ça qu'on écrit non ?
"Pour que jamais
Tu ne puisses oublier
Que tu es tout pour moi,
Tout et bien au-delà"
(Trace - CB)
Merci Marlou


enriqueta 25/02/2010 15:51


J'ai besoin d'une image représentant ton blog mais je ne peux te dire pourquoi, c'est une surprise. Merci de  me l'envoyer 
enriqueta64@gmail.com 


Clo 25/02/2010 21:37


Ho, ho... en voilà des mystères !
Je vais chercher...


abeilles50 25/02/2010 09:12


Bonjour Clo,
Bel hommage que tu rends à Papabul, que je ne connaissais pas.
Très joli texte, écrit avec beaucoup de sensibilité.
Bonne journée à toi. Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

NB : Défi n° 24 de la Ruche en ligne... si tu as un Elan... lol


Clo 25/02/2010 21:36



Ce texte est le sien l'Abeille.
Je l'ai publié pour montrer à quel point il était sensible.
Bonne soirée.
Bizzzzzz.

Je passe voir ton nouveau défi....



liedich 24/02/2010 15:18


jE PENSE que ce texte est de Papabul.
Je l'aime pour sa légereté qui sait dépeindre un tel désarroi.
Je l'aime pour la sincérité qu'il confie au vent.
Je l'aime car c'est celui d'un  homme, un vrai, un être de passion.

Je ne connaissais pas ce garçon dont j'ai appris la disparition sur un autre blog.
Je suis allé déposer.

Tu en parles Toi aujourd'hui. Je me sens triste.
Je n'aurais qu'une envie : tout jeter, tout arrêter mais je sais qu'il est parti pour préparer notre venue.
Je  veux m'accrocher à cela.

Merci ma Plaine. Une larme que je te dois.
Un point d'orgue que je Lui adresse.

liedich 


Clo 25/02/2010 21:34


Oui ce sont ses mots...
Tu le vois Liedich, quand on écrit on ne meurt jamais tout à fait.
Je peux relire ses textes et ses messages, et... il est là !
Aimela et moi-même avions effectivement le même ami.
Tendrement.
Clo



Aimela 24/02/2010 09:05


Oui être là ensemble , portés par la complicié , tout est dit .   Je suis près de toi Clo  en ce triste jour . Si le paradis existait,  Frédéric  y serait et nous
regarderait  peiné de nous voir pleurer. Bises


Clo 25/02/2010 21:29


Merci à toi Aimela, tu as raison.
Bises. Clo