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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 22:00

paris point zéro

 

AU-DELA DE LA HAINE

 

(page 24)

 

Bien qu’accueillie à bras ouverts par les trois autres femmes de ma vie,  ma douce chérie n’avait sans doute jamais pu effacer ce sentiment de ne pouvoir s’intégrer dans ce cercle féminin.

Une drôle de jalousie devait sans doute insidieusement animer de manière différente chacune d’entre elles, qui tenait à s’approprier de manière exclusive mes égards. J’avais beau essayer de me répartir au mieux de ces quatre formes d’amour, je sentais bien que je n’arriverais jamais à combler leurs attentes.

Je tentais alors, le cœur écartelé, en faisant le clown comme à l’habitude, de dérider la moue boudeuse de l’une ou de l’autre.  En y repensant un peu plus tard lorsque chacun avait repris le cours de sa vie « normale » j’en éprouvais une immense tristesse.

Anaïs trouva donc ensuite généralement un prétexte  pour  ne plus avoir à se joindre à chacun de mes retours dans le Nord, que du coup j’écourtais encore un peu plus.

Je crois que j’aurais aimé quelques regrets de la part de ma mère et mes sœurs de son absence, mais les quelques simples mots de politesse compréhensive ne parvenaient pas à effacer la frustration que je ressentais face à cette indifférence vis-à-vis de ma femme, qui,  il est vrai, à part moi, n’avait aucun centre d’intérêt commun avec elles trois.

La naissance de Thomas eut un effet bénéfique sur ce point.

Il faut dire que pour voir l’enfant, il fallait également recevoir la maman…  

Cela valait bien quelques efforts…

 

La suite :   paris point zéro

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Published by Clo - dans Nouvelles
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commentaires

Solange 26/06/2010 16:32



Difficile parfois les relations familliales et pénible pour celui qui est pris entre deux feux.



Clo 28/06/2010 18:31



Oui, c'est très difficile d'avoir le coeur écartelé entre plusieurs personnes que l'on aime.


Le meilleur moyen pour ne pas en devenir prisonnier serait de remettre chacun à sa place en disant fermement qu'on ne peut ni se couper en quatre, ni sacrifier l'un pour l'autre... Mais il
faut une force decaractère, ce qui n'est la qualité première de Dimitri sans doute trop "bonne pâte" pour prendre le risque de heurter ceux qu'il aime...



Aimela 26/06/2010 11:28



je te suis , doucement mais sûrement  ; J'espère que tu m'expliquera le choix de ton titre  car pour
l'instant, je ne vois pas de haine , bien au contraire... Bonne journée Clo et bises 



Clo 28/06/2010 18:25



Au-delà ben... parce que ce pauvre Dimitri y est et la haine tout d'abord parce qu'il est persuadé que sa maladie le fait haïr de tous...


Tu verras également qu'il y en a forcément toujours un peu dans toutes les histoires...


Bises à toi Martine. Clo