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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 22:00

 

 

paris point zéro

 

(page 17)

 

Oh oui ! Sentir l’air frais… Entendre chanter les oiseaux… Regarder le ciel bleu et croire à nouveau à la vie… J’ai toujours aimé la nature… La campagne, les arbres, les forêts…

Mais toi Anaïs tu disais que tout ce feuillage t’étouffait, « tout ce vert, quelle tristesse ! » ajoutais-tu l’air dégoûtée. Je pensais qu’habituée à Paris, tu n’avais peut-être jamais eu l’occasion de goûter à ce bonheur que de se sentir proche de la nature, aussi ai-je eu la « bonne idée » de t’emmener passer les congés, rien que tous les deux, dans ma région.

 Je ne voulais pas passer ces trois semaines chez mes parents, parce que je savais que ta façon de vivre n’était pas compatible  avec l’éducation que j’avais reçue. Maman n’aurait pas supporté tes grasses matinées interminables, et le décalage de ta façon de t’alimenter simplement quand tu as faim. Chez moi, le petit-déjeuner c’est jusque  neuf heures trente maxi, le déjeuner à douze heures et le dîner à vingt heures. « Mais enfin, avait insisté ma mère, vous seriez quand même mieux dans un bon lit… ». J’ai tergiversé avec diplomatie prétextant que c’était nos premières vacances en amoureux et que c’était moins gênant pour ma jeune fiancée de seize ans.  J’avais donc choisi de planter notre tente dans une pâture, dans un joli petit village  de la vallée de l’Aa, en bordure de la rivière. Je trouvais ça romantique…

Tu as trouvé ça détestable, répugnant : « Plus jamais ! Tu m’entends ? »

Il est vrai que cet été là, le temps avait été particulièrement exécrable. Le Nord avait à tout jamais perdu ta considération. Moi qui avais été si fier de te dire que nous pourrions partager ces jours de repos entre nature et plage  comme le permet normalement le Pas-de-Calais quand il fait beau… Il ne t’avait seulement jamais été permis de porter le bikini que tu avais acheté pour l’occasion.

Au grand désappointement de mes parents, nous avons plié bagages au bout de dix jours et rentré à Paris.

Les années qui suivirent je n’ai plus jamais cherché à te convertir à mon goût de communier avec la nature, mais lorsque la vie trop trépidante de Paris commençait à me peser un peu trop, je te laissais dans ta chère capitale pour remonter dans ma famille deux ou trois jours, ou je m’éclipsais seulement quelques heures de notre appartement pour me ressourcer dans la Forêt Domaniale de  Versailles ou du Bois de Satory, me poser quelques instants aux bords de l’étang de Geneste, ou du Val d’Or et du Moulin du Renard.

Je revenais ensuite rasséréné à notre appartement où je te retrouvais plongée dans quelque feuilleton télévisé que j’exècre.

C’est ainsi : les contraires s’attirent. Nos différences n’auraient pour rien au monde à mes yeux, pu entacher l’amour que je t’ai toujours porté. 

 

La suite :  paris point zéro

 

 

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Published by Clo - dans Nouvelles
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commentaires

Aimela 18/06/2010 08:19



si j'aime les forêts , le reste non, elle a raison, le vert est d'une tristesse... surtout les verts clairs ou herbe. Les verts foncés ça va, j'accepte .  Dire que le
vert est couleur d'espoir  , beurk !   . Bises



Clo 19/06/2010 08:50



Eclat de rire... Si tu voyais ma garde-robe... Tout ce vert-anis te ferait fuir ! Il y a d'autres couleurs bien sûr mais pour la blonde aux yeux verts que je suis ça colle bien...


Si un jour on se voit promis je mettrai autre chose !   Bisous



Solange 18/06/2010 02:16



Les contraires s'attirent, mais il faut tout de même avoir des goûts en commun. Ce qui ne semblait pas être le cas.



Clo 19/06/2010 08:44



Oui je crois qu'il en faut un minimum pour que cela perdure. L'amour a ses limites !!!