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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 22:00

paris-point-zero.jpg

AU-DELA DE LA HAINE

   (page 12)

 

Ca y est… Les voilà les bestioles… Attaque de mouches aujourd’hui… J’avais déjà eu les rats, les araignées, mais jamais les mouches. Comme ça c’est fait ! Je n’aime pas ça voir des bestioles… Ca me fait trop flipper, mais ça n’arrivera plus, puisque lorsque l’on m’aura sorti d’ici, de ce merdier dans lequel je me suis encore fourré j’arrêterai définitivement.

 

A cinquante cinq ans on n’est quand même pas foutu ! Je vais me retrouver une veuve ou une divorcée et je vais me reconstruire une petite vie calme. Elle, elle a bien réussi à se recaser…

 

Rien que d’y penser j’en ai la nausée. Imaginer les mains d’un autre sur Elle… sur sa peau si douce, sur ce corps que j’ai vu se métamorphoser jour après jour, la beauté de ses courbes si parfaites, même après la naissance de nos quatre enfants. Comment a-t-elle pu se donner à un autre, le laisser la caresser, respirer son parfum, lui offrir son épiderme si délicat et fragile. L’Amour, celui que j’avais imaginé c’était l’unique, l’exclusif, comme celui de mes parents : bientôt soixante ans de mariage, sans coup de canif dans le contrat.

Anaïs !!! Pourquoi tu m’as fait ça ? Comment te dire que tu m’as tué en demandant le divorce ?

Je n’ai plus eu qu’un unique but : te reconquérir. Je croyais vraiment que pour y arriver je trouverai la force de m’abstenir à tout jamais et repasser par la case départ, le point zéro…

 

Tu n’as pas pu oublier… Le parvis de Notre-Dame…

Tu m’as pris ce jour-là par la main et tu m’as dit sur un ton très professoral « C’est à partir de cette rose des vents que l’on calcule la distance de Paris aux autres villes de France »…

Tu étais fière d’être parisienne et tu essayais d’en mettre plein la vue au jeune provincial que tu voyais en moi.  J’ai fait mine d’être épaté de tant d’érudition puis complètement sous le charme de ta candeur et de tes yeux noisettes, je t’ai alors embrassée et t’ai dit qu’il faudrait penser à faire ajouter dans les manuels de géographie que cette rose des vents était désormais et avant tout,  le point qui marquait la rencontre des cœurs et  des lèvres d’Anaïs et Dimitri dont les routes ne se sépareraient plus jamais jusqu’à atteindre l’infini et ce jusqu’à la fin des temps.

J’entends encore ton rire cristallin et plein de vie…  Tu avais quinze ans. J’en avais vingt-deux.

 

La suite : paris point zéro 

 

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Published by Clo - dans Nouvelles
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commentaires

Solange 12/06/2010 03:20



Et pourtant ça avait bien débuté.



Clo 12/06/2010 10:08



Ca commence toujours bien...