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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 22:00

Certes, les chiffres je vous l'ai expliqué bouffent ma vie... mes nuits. 

Mais ils ne sont pas les seuls... 

J'ai commencé en août de l'année dernière une nouvelle voire un roman, j'ignore où l'inspiration me conduira.. 

  Oh je sais, ce n'est pas ma première tentative et peut-être restera-t-il en plan comme les autres, mais... celui-là, il me tient à coeur parce qu'il hante presque toutes mes nuits, tel un fantôme qui ne pourra rejoindre la lumière que lorsque j'y aurai posé le mot fin. 

 

Comme le temps, le stress et cette ombre  me privent de toute création poétique pour alimenter Litterrances,

 j'ai décidé de poster ici chaque page de cette histoire  qui s'intitulera :

 

 paris-point-zero.jpg 

 

AU-DELA DE LA HAINE

   (page 1) 

 

  

Bon sang ! Qu’est-ce que je tiens ! J’en ai pris des cuites… Ah pour sûr, je suis passé par tous les stades :  les cuites à gerber partout, celles à pleurer comme un gosse, celles à baisser mon froc et danser sur la table, celles à vouloir se foutre en l’air en se jetant du dernier étage de l'immeuble, celles à voir des bestioles courir partout sur les murs, à hurler ou tomber dans le coma, à voir double, à paniquer et appeler les pompiers… mais jamais encore je n’ai eu cette sensation de dédoublement.

 

Je me vois là, par terre, baignant dans mon bol de café cassé et renversé sur le sol, baignant dans mon urine, le cuir chevelu entaillé, les cheveux plaqués sur le sang caillé de la plaie, baignant dans mon sang…

 

C’est drôle… Je peux faire le tour de ce corps inerte.

 

J’avance ma main mais je ne peux le toucher, je n’ai aucune sensation…

 

Il faut prévenir quelqu’un, me porter secours…

 

Mais mes mains ne parviennent pas à toucher les objets, je n’ai aucun moyen de préhension des choses, il m’est impossible de tourner le bouton de la porte d’entrée. Je suis pris de panique…

 

Je veux courir hors de la pièce, hurler « à l’aide » mais je n’ai plus de toucher et aucun son ne sort de ma gorge… Je passe devant un miroir, mais il ne me renvoie aucune image.

 

Je croyais connaître tous les rouages de  l’alcoolisme.

 

Je me demande ce que va en penser mon psy, quand je lui raconterai ces nouvelles sensations… Je croyais avoir déjà atteint l’ultime stade. 

 

-         « Vous avez de la chance Monsieur d’être de bonne constitution parce que vous mettez vraiment votre corps à rude épreuve. A boire autant, votre œsophage et votre estomac sont complètement brûlés, d’autant plus que vous ne vous nourrissez quasiment plus… »

 

A quoi bon docteur… Je sais  tout ça. Mais j’ai un tel vide en moi… que je dois le remplir d’alcool, puisque je ne peux le remplir... d’amour !

 

La suite : paris point zéro

 

 

 

 

 

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Published by Clo - dans Nouvelles
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commentaires

liedich 19/06/2010 04:52



A la tienne ma Plaine.... Ne pouvoir remplir son coeur d'amour, tiens tiens...


Mais à chaque jour suffit sa Plaine donc... A tout à l'heure.



Clo 19/06/2010 09:00



Ok, on trinque ensemble Petit Prince... Mais avec modération !


Je suis heureuse de ton retour. Ta Plaine.



Solange 02/06/2010 04:07



Tu as raison dans ta dernière réponse, l'alcoolique ne voit pas l'amour qui l'entoure.C'est bien parti pour ton roman je vais suivre avec grand intérêt.



Clo 02/06/2010 21:04



C'est vrai Solange, mais l'amour ne peut pas tout... Enfin on verra bien !


Merci pour tes encouragements.



marlou 01/06/2010 15:11



La quête de tout homme : être aimé !



Clo 01/06/2010 21:49



L'homme n'est-il pourtant pas parfois aveugle à ne pas voir tout l'amour qui l'entoure ?



valou 01/06/2010 14:07



cette première page est déjà très intéressante,j'attends de lire la suite avec impatience.L'alcoolisme est une grave maladie qui détruit tout.La personne concernée qui ne trouve pas d'autres
échappatoires,qui boit pour oublier ou pour combler un manque et ses proches parce qu'ils sont souvent impuissants Nul ne peut comprendre que celui qui l'a vécu en tant qu'acteur ou
spectateur.J'ai l'infime conviction que ce roman va en tenir en haleine plus d'un.Moi, la première.bonne continuation à toi.biz



Clo 01/06/2010 21:48



Oh ma Valou ! Quelle bonne surprise...


Tu m'as manquée samedi    Je croyais bien te voir.


Je ne sais pas où cette histoire m'amènera... j'avoue ne pas toujours maitriser mes pensées ni ma plume... euh, mon clavier  La nuit me souffle parfois de drôles d'histoires qui m'empêchent de dormir...


On verra bien... Merci à toi.Bisous. Clo



Aimela 01/06/2010 09:45



Cela commence bien, enfin l'histoire car pour ton personnage, il est mal barré ; l'alcoolisme est un fléau qui tue à
petit feu  celui qui en est malade mais aussi ses proches  malheureusement. j'attends la suite . Bises



Clo 01/06/2010 21:40



Effectivement Aimela : il est plus que mal barré  


Est-il à plaindre ou à blâmer ? That is the question...


Bises à toi Aimela.