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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 22:00



De condition modeste on m'a toujours appris
Qu'il faut se contenter de ce que l'on possède ;
Sans courage et labeur, volonté plus entraide
Ne peut bien aboutir ce qui est entrepris.

Pour manger à sa faim il faut d'abord planter,
Rien attendre du ciel à part soleil et pluie,
Soigner et surveiller de jour comme de nuit,
C'est le plus sûr moyen pour un jour récolter.

Mais d'autres ont seriné que faire des études
Pour se remplir les poches sans goutter de sueur
Etait la panacée pour gagner le bonheur…
Le rêve et l'attentisme devinrent habitudes.

Et ils sont des milliers à réclamer leur dû
Vieux jeunes érudits en longues queues statiques
Espèrent impatients passer à la pratique,
Atteindre le pouvoir et l'argent prétendu.

Il faudra de tous temps des chefs et des manœuvres
Point n'est de sot métier, de honte à travailler.
Relevez donc la tête ouvriers, employés,
Artisans,  éboueurs ! Soyez fiers de votre œuvre !

Je ne conteste pas qu'il faut de l'ambition
Mais regrette ce temps où c'était sur le tas
Qu'on grimpait aux barreaux à la force des bras ;
Ca donnait du respect et de l'admiration.

Claudie Becques (17/09/08)

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Published by Clo - dans Poèmes
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commentaires

abeilles50 14/11/2008 17:34

Analyse partagée ! Gravir petit à petit pour être respecté, savoir de quoi on parle, connaître le boulot... Je viens de piquer un coup de gueule pour la SS "Sociale Sécurité" : viens dans ma ruche, tu seras la bienvenue... Bizzzzzzzzzzzzzz

Clo 15/11/2008 09:45


Je viendrai dans ta ruche petite abeille. Promis. Bizzzz à toi. Clo


philippe 07/10/2008 10:34

Bonjour à toi.Je passe sur ton blog à l'occasion d'un perilleux jeux de "cloche pieds" sur les liens des bloggueurs (pas tous blagueurs)."Chômiste quinqua", j'ai eu du mal à saisir le sens de ton article. Il m'a fallu - sans que je le susse, oups... - que je lise les commentaires et tes réponses pour comprendre sa signification. Depuis un certain nombre d'articles sur mon blog j'explique ce que peut être la situation d'un demandeur d'emploi de 50 ans, raisonnablement diplômé, avec des expériences diverses et variées... alors je suis sensible à certaines phrases.Attention quand même aux clichés... Un diplôme n'est pas le sésame du monde du travail, il ne fait que sanctionner des études. Donc théoriquement valider des connaissances...Aujourd'hui il n'y a plus besoin de "travailleurs" (machines, informatiques, etc...) ont permis de tellement réduire les besoins en "homme" qu'on est là... inutile ! Et pas trop besoin de "penseurs"...Mes phrases sont aussi des racourcis... il faudrait pouvoir échanger des heures pour savoir ce qu'on veut exprimer.Comme toi, j'ai un fils de 20 ans. J'ai aussi tenu les propos sur le BAC, la formation... A 16/17 ans il s'est fait virer du lycée où il était. Ce sont des "bourges", des "fils de bourges" disait-il !Aujourd'hui, il est "chaudronnier" - après BEP et BAC Pro - et découvre entreprise après entreprise ce qu'est la réalité de la vie en atelier.Il n'y a pas de sôts métiers... OK, mais... plus t'es bas... plus t'es à la hauteur pour en prendre plein la gueule...Plus t'es vieux... moins on te veut...Au plaisir de poursuivre. Philippe.

Clo 09/10/2008 14:26


Je n'ai pas tout suivi non plus de ce que tu essaies de me dire... (sourire)
Mais ce qui m'a le plus interpellé dans ton comm, c'est que ton fils est chaudronnier.
Alors dis-lui bien de ma part que c'est un beau métier dont il peut être fier puisque ce fut celui de mon papa pendant plus de 40 ans et que lorsqu'on exerce ce travail-là on est capable de tout
faire.
Avec mon père qui n'a que son certificat d'études, je peux te dire qu'il n'y a jamais aucun problème dans une maison mais que des solutions.
C'est pas forcément le cas d'un homme bardé de diplômes.
Clo


Théo 20/09/2008 21:10

Hum hum :))Je suis en gros d'accord avec tout ce qui a été dit à la suite de ce poème stimulant :))Juste une ou deux idées de plus :Revaloriser le travail manuel, son statut social, pas seulement sa rémunération, était évidemment une solution possible; hélas, c'est désormais impossible puisque les travailleurs européens sont mis en concurrence de façon à faire baisser les salaires, notamment des travailleurs manuels ... Le choix de plus en plus fréquent est : soyez chômeurs ou soyez pauvres. Je comprends que certains jeunes refusent de jouer ce jeu ...Et puis un scoop : vous voulez un métier où on gagne de l'argent, et où on vous paye encore mieux quand vous en perdez ? Soyez BANQUIER, de préférence américain, et c'est le contribuable qui vous rémunèrera si vous êtes incapables de gérer correctement :)Oui, je crois que si j'avais 20 ans, je serais un marginal, par choix ...Bises Clo la Ch'ti

Clo 22/09/2008 13:07


Ah Théo, si nous avions encore 20 ans !
On referait le monde...
Mais c'est l'âge de nos enfants et on doit leur montrer l'exemple et ne pas les décourager de ce si triste monde qui s'ouvre devant eux...
Merci d'avoir pris le temps de déposer ce comm.
Bises. Clo


Mésange 20/09/2008 18:09

Voilà qui est bien dit Clo. Les valeurs ont fort changé: le travail pour dominer, pour contrôler! Ça sent mauvais tout ça.. Non seulement les valeurs ont changé, mais les ambitions qui les motivent également. Ce qui compte plus que tout aujourd'hui c'est le tape à l'oeil, le m'as-tu vu! Ça sent vraiment mauvais tout ça.. 
 
J'ai envie de citer le Petit Prince ici, Clo, pour résumer le fond de ma pensée, qui pourrait prendre des pages et des pages encore plus longues que celles-ci...:
 
"... J'ai de sérieuses raisons de croire que la planète d'où venait le petit prince est l'astéroïde B 612. Cet astéroïde n'a été aperçu qu'une fois au télescope, en 1909, par un astronome turc.
 
Il avait fait alors une grande démonstration de sa découverte à un congrès international d'astronomie. Mais personne ne l'avait cru à cause de son costume. Les grandes personnes sont comme ça.
 
Heureusement pour la réputation de l'astéroïde B 612, un dictateur turc imposa à son peuple, sous peine de mort, de s'habiller à l'européenne. L'astronome refit sa démonstration en 19200, dans un habit très élégant. Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis.
 
Si je vous ai raconté ces détails sur l'astéroïde B612 et si je vous ai confié son numéro, c'est à cause des grandes personnes. Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnement jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais: "quel est le son de sa voix? Quels sont les jeux qu'ils préfèrent? Est-ce qu'il collectionne les papillons? Elles vous demandent: quel âge a-t-il? Combien gagne son père?
 
Alors seulement elles croient le connaître. Si vous dites aux grandes personnes: "J'ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit...", elles ne parviennent pas à s'imaginer cette maison. Il faut leur dire: "J'ai vu une maison de cent mille francs." Alors elles s'écrient: "Comme c'est joli!""
 
Pardon Clo pour la longueur de ce message. J'avais tant à dire pour choisir finalement cet extrait du Petit Prince..
 
Merci à toi ma Ch'tite Clo pour ce beau moment de tristesse et de colère (faut bien que ça sorte hein). Où s'en va-t-on... Heureusement que des gens aussi humains que toi prennent le temps de se questionner... Cela fait avancer beaucoup plus qu'on le pense.. Tu es belle toi...
 
Bon weekend ma Ch'tite grande amie Clo
Gros bisous
Nad

Clo 22/09/2008 13:04


Tu sais quoi Nad, tu me donnes l'envie de me relire le Petit Prince.
Merci de m'avoir consacré ton temps si précieux.
Mille gros bisous.
Clo


ut 19/09/2008 22:45

C'est bien vrai ça Claudie! Et puis, il n'y a guère de fierté à avoir quand on a eu la chance que papa et maman aient assez d'argent pour avoir permis de longues études.... Je t'embrasse Clo.

Clo 22/09/2008 12:59


Je crois que l'argent de papa et maman ne solutionne pas tout Ut.
Si l'enfant n'accroche pas aux études, il n'arrivera pas à grand chose, mais je trouve qu'on ne donne plus la chance à ceux qui sont meilleurs dans la pratique que dans la théorie, et ça c'est bien
dommage.
Merci de ton passage sur mes mots. Bisous. Clo