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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 15:35





Certains sujets tabous restent dans le silence
  
C
omme si d'en parler apportait le malheur.
Envisager la mort quand la vie est en fleur
C'est défier le destin presque avec insolence. 


Quand arrive pourtant la bien triste évidence

Et que la question vient troubler votre douleur,
C'est seul et démuni qu'il faut à contrecœur 
Au nom du cher défunt  soumettre sa conscience.


Si demain pareil cas se pose pour les miens,

Qu'ils puissent illico face à tous chirurgiens
Dire sans hésiter des deux options la mienne : 


Si dans mon pauvre corps il se trouve un fragment

Qui peut guérir autrui par un prélèvement
De quitter l'existence aura sauvé la sienne.




Claudie Becques (20/06/08)

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Published by Clo - dans Poèmes
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commentaires

Erik 26/06/2008 21:45

Bonjour Claudie,Arrivé un peu par hasard sur votre blog, je découvre et j'aime beaucoup...Bravo pour le sujet évoqué, il me touche particulièrement pour des raisons un peu longues à évoquer ici, en tout cas merci ! Amitiés

Clo 27/06/2008 08:56


Merci au hasard, si ce poème a su vous émouvoir Erik.
C'est ce genre de message écrit par une main guidée par le destin qui me pousse à écrire. 
Je vous suis très reconnaissante d'avoir pris la peine de laisser une trace de votre passage sur mes mots.
Amicalement. Claudie


Darius Hypérion 24/06/2008 15:06

Bonjour,Pour le conditionnel présent, on dit "faisons comme si c'était vrai", et non "faisons comme si ce serait vrai". C'est une faute de grammaire, non de poésie "moderne" ou "classique". Mettez-le à une autre personne : "comme si nous portions malheur", et non "comme si nous porterions malheur".Pour le reste, vu les progrès énormes que vous avez faits, ce serait dommage de s'arrêter en si bon chemin, vous n'avez plus qu'à corriger des détails. Le rythme y est, les phrases, la musicalité. Vous avez compris les notions de rimes masculines/féminines, singulières/plurielles, les élisions des e muets, notions pas toujours évidentes... Il faut juste, pour parfaire le tout, faire un peu plus attention aux rimes, qui sont la clé de voûtes du vers, classique ou non. Vous verrez que cela vous apportera beaucoup, même en vers libre.En trois sonnets vous avez assimilé bien plus que d'autres en quelques douzaines. Je parle d'expérience, c'est assez rare pour être encouragé. Vraiment, n'abandonnez pas.CordialementPS pour les rimes, lisez le traité de Sorgel que Stellamaris et moi avons mis en lien sur nos sitesou (un peu d'auto-pub) mes essais sur le sujethttp://darius.hyperion.over-blog.com/article-13242359.htmlhttp://darius.hyperion.over-blog.com/article-13242429.html

Clo 24/06/2008 16:39


Ah ça c'est un coach ! Un vrai, qui sait motiver ses troupes.
De toute façon je suis balance ascendant pitbull :
je dis oui, je dis non et finalement je ne lâche que lorsque j'ai atteint mon but.

En plus entre vous et moi c'est désormais une question d'honneur non ?

Vous avez à coeur de m'y faire parvenir et moi de vous entendre dire "eh ben voilà, cette fois on y est !"

Soit,  je sacrifie mon conditionnel, mais remanier les chirurgiens est au-dessus de mes forces en ce moment puisque je vais bientôt avoir besoin d'eux, j'ai pas envie qu'ils m'amputent, moi !
(éclat de rire)

Merci à vous Darius.
Je vais copier-coller vos essais et les étudier dans ma chaise longue et vous verrez, j'y arriverai !

Très cordialement. Clo


frédéric 24/06/2008 06:57

encore une . belle preuve (et bien écrite) de générosité, chère Clochez nous il me semble que les choses furent décidées autrement : tout le monde est déclaré donneur, sauf avis contraire, c'est à dire déclaration personnelle qu'on garderait dans son portefeuille.je suis pour le don d'organe également et pour la crémation.je préfère l'idée de rester utile à celle de pourrir en terre...Un texte plein de raison et de pudeurà ton image ?bien amicalementfrédéric

Clo 24/06/2008 16:01


J'aime cette idée de mettre à la base tout le monde sur un pied d'égalité en les déclarant donneur.
Je serai plutôt pour l'idée de la crémation également, mais ce qui me dérange c'est l'idée qu'un de mes proches puisse revenir avec mes cendres entre les mains... Ca doit être assez traumatisant
non ?
On en reparle dans quelques années ok ? :) Clo


Darius Hypérion 22/06/2008 23:30

Bonsoir,Encore un sonnet qui sort de l'ordinaire par le thème. C'est bien chez vous !Par contre, pour la forme, désolé mais:- silence/insolence/évidence/conscience ne riment pas : pour les trois premiers vous avez la voyelle "en", pour le dernier la diphtongue "yen"- miens/chirurgiens est une rime pauvre, car seule la diphtongue "yin" est commune, les rimes pauvres sont interdites dans les sonnets. Il faudrait une consonne commune : soit deux mots finissant par -miens, soit par -giens.- vers 2 faute de concordance des temps "Comme si d'en parler apportait (le) malheur", et non "apporterait", soit l'imparfait de l'indicatif, non le conditionel présent.Cordialement

Clo 23/06/2008 19:01


Bonsoir Darius.
Certes vous avez certainement raison sur toutes ces remarques
Néanmoins le choix du conditionnel est voulu, et utiliser l'imparfait ne reflèterait pas l'idée que je voulais donner.
Je crois que décidément je suis trop "moderne" pour cette forme de poésie qui a bien peu de tolérance, mais devant laquelle je m'incline par respect en la laissant aux poètes plus chevronnés.
Je vais donc m'en retourner à ma poésie plus libre, qui accepte toutes les rimes riches ou... pauvres.
Cordialement.
Claudie


scoobydu41 21/06/2008 12:16

De très jolis mots pour parler d'un sujet important . On devrait y penser plus souvent et ne pas l'éviter. A+

Clo 21/06/2008 14:05



Le 13 mars 2002, ma fille perdait sa meilleure amie âgée de 15 ans, victime d'une rupture d'anévrisme pendant son sommeil. Les parents de cette enfant ont donc été confrontés à cette question
délicate.
Suite à cet épisode pénible nous avons donc eu une discussion familiale pour évacuer à la fois cette peine immense et également parler sans tabou de notre pensée du don d'organes auquel nous
étions tous favorables. Au moins comme ça c'était dit !