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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 22:00

Texte écrit dans le cadre du concours d'Ecriture & Partage clos le 31/10/06
La seule contrainte étant la première phrase obligatoire







Lorsqu’elle s’aperçut de sa maladresse, elle ne broncha pas
.

Cette inertie lui coûta un suprême effort, mais elle réussit à garder un air dégagé, assise confortablement au fond du divan, les jambes croisées.

Seul, le balancement du bout de son pied trahissait son agitation intérieure.

Il lui avait dit qu’il n’avait besoin de personne et qu’il se débrouillait très bien tout seul, alors elle ne bougerait pas.

Elle était encore épuisée de cette longue discussion qu’ils avaient eue.
Elle lui avait ouvert son cœur sans pudeur, dit et répété à quel point elle l’aimait et qu’elle ne pouvait pas concevoir sa vie sans lui, et il l’avait repoussée de tout son orgueil de mâle blessé.

Il l’aimait, elle le savait. Ils s’étaient jurés avant tout çà, que ce serait pour la vie, mais aujourd’hui les données étaient faussées.

Elle le regarda s’éloigner et revenir avec une éponge et se pencher, pour tenter d’absorber la tâche sur le tapis.

Il étouffa un juron en se sentant glisser.
Il se raccrocha à son fauteuil et se redressa finalement :
- "Tu peux m’aider ?"

Elle retint ces larmes qui lui étaient montées aux yeux en le regardant faire, et cette exclamation de joie qu’elle faillit laisser échapper suite à sa demande.

Elle se leva nonchalamment, lui prit l’éponge des mains, s’accroupit et frotta la tâche.

Il posa la main sur ses cheveux, les caressa, et lui dit :
- "C’est vraiment çà que tu veux, passer toute ta vie à réparer les bêtises d’un invalide ?"

Elle releva la tête, et droit dans les yeux, lui répondit avec toute la force de son amour :
- "La seule chose que je veux, c’est rester pour toujours, auprès de l’homme que j’aime".

Il lui prit la main et la fit asseoir sur ses genoux.
Elle se lova contre lui, et chargé de son précieux fardeau, il fit rouler son fauteuil jusque la chambre à coucher.

Claudie Becques (16/09/06)

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commentaires

liedich 09/04/2009 21:35

Des mots vrais pour une scène de vie pleine de réalité. Et l'amour en ressort aussi parfaitement. Merci, je n'ai pas trouvé une fausse note même si je ne connais pas ce contexte. Mais je ne l'imagine autrement.Belle soirée Claudie.ps : tout réceptionné mais je voulais faire une édition papier et couleur (besoin kinesthésique) avant de m'y mettre. Mais n'en parlons plus, j'avais oublié. 

Clo 09/04/2009 22:27


Pas de contexte. Juste un fait divers qui a déclenché l'inspiration qui collait à la contrainte.
Merci pour tout Liedich.
Bonne soirée.
Clo


scoobydu41 09/04/2009 14:50

beaucoup d'émotions dans ces mots!

Clo 09/04/2009 22:25


J'ai essayé. Merci pour ces encouragements.


chris 09/04/2009 07:27

il y a beaucoup de tendresse dans ton texte, au froid métal d'un fauteuil, la chaleur de l'amour...

Clo 09/04/2009 13:07


Comment départager la pitié ou le devoir de l'Amour ?  Sujet difficile....


lili 09/04/2009 00:01

Très jolie texte... Bonne soirée.... Bisous xxx

Clo 09/04/2009 13:05


Merci Lili. Bonne jouréne. Clo


aimela 01/05/2008 14:58

Je me rappelle d'avoir lu ce texte Clo mais c'est avec plaisir que je le retrouve, merci de nous le faire partager à nouveau :)

Clo 02/05/2008 15:39


Eh oui Aimela, voilà ce que c'est que de reconstruire...
On reprend les mêmes fondations alors pour les fidèles, c'est du réchauffé.
Merci de me faire l'amitié de prendre encore le temps de relire et recommenter. Bises. Clo