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L i t t e r r a n c e s...
Merci de partager avec moi |
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L'image sélectionnée est suffisamment parlante pour se passer de commentaires explicatifs. Laissez-vous donc inspirer, et
entrainez-nous à votre suite dans ce qu'elle vous aura dicté :-) Aucune contrainte, à part votre imagination :-) Ombre et rocher" - Alexandre Koening |
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Alter
ego
J'avais emménagé depuis peu dans ce petit village.
Trop lasse de la ville grouillante de solitude, j'avais préféré m'exiler sur la terre de mes aïeux aujourd'hui disparus, mais à chaque fois que je courais la campagne, certains parfums, quelques couleurs, divers endroits ravivaient en mon âme des souvenirs que je croyais à tout jamais enfouis.
C'est lors de ces champêtres escapades que je l'ai croisé.
C'était un gamin un peu sauvage que je voyais souvent passer devant chez moi, pour courir vers quelques mystérieux rendez-vous.
Ce jour-là il s'était abrité de la pluie sous un immense pin parasol et tapait rageusement le sol du bâton qu'il tenait à la main :
- "Bonjour !
- B'jour.
- Ca n'a pas l'air d'aller…
- Pfff ! Il pleut !
- Oui… Et alors ?
- Quand il pleut mon frère, il a pas le droit de sortir !
- Ah ! Alors tu t'ennuies ?
- Ben oui."
Je le regardai étonnée parce que je ne me souvenais pas l'avoir vu accompagné
- "Il est plus petit que toi ?
- Non ! C'est mon jumeau… on est tout pareil, s'empressa-t-il d'ajouter des étoiles dans les yeux, on est frère quoi !"
Je sentais qu'il était préférable d'éviter de poser trop de question, que l'enfant se refermerait aussitôt dans sa bulle, aussi pris-je congé en lui confiant dans un sourire :
- "Demain le soleil brillera, tu pourras jouer avec lui."
Il ne dit rien, mais je pus lire dans ses yeux une immense reconnaissance et, bien qu'il ne sourit pas, quelque chose illumina son visage.
Il me rendit vaguement le signe de la main que je lui adressai en m'éloignant, tandis que s'installaient au fond de mon cœur un grand vide, et, dans la tête, la ferme intention de percer le mystère de ce gosse qui m'intriguait.
Le lendemain matin, j'eus la satisfaction de ne point me voir être trahie par la météo, puisque le soleil caressait chaleureusement la garrigue.
Dire que mes premières pensées furent pour l'énigmatique garçonnet eut été mentir, puisqu'il n'avait en fait jamais quitté mes pensées depuis le pin parasol.
Je m'habillai à la hâte et me surpris à guetter son passage derrière les rideaux.
Quand je le vis enfin, je décidai de le suivre en laissant toutefois quelque distance pour qu'il ne puisse s'apercevoir de ma présence.
Je compris qu'il empruntait le chemin qui menait au "Rocher des Fées".
Quand il s'en approcha, je le vis lever les bras comme pour aller se jeter dans d'autres, et il se plaqua contre la paroi rugueuse comme pour l'étreindre, puis il s'écarta et je le vis entrer dans une conversation animée avec son ombre.
De derrière le tronc du vieil olivier d'où j'observais la scène, je le vis prendre une petite balle de sa poche et la faire rebondir sur la roche.
J'écoutais le rire cristallin de ce gamin débordant de vie qui n'avait rien en commun avec celui que j'avais croisé la veille.
Je ne pouvais détacher mon regard de ce joyeux spectacle qu'accompagnaient allègrement les cigales, et soudain, je m'aperçus médusée, que les mouvements de l'enfant étaient complètement désynchronisés de ceux de l'ombre.
Honteuse de mon indiscrétion, je laissai alors les deux frères à leurs jeux, et rebroussai tristement chemin, plus seule que jamais.
Claudie Becques (21/04/08)
Mais surtout merci à toi Kildar de m'avoir permis d'écrire cela en proposant aux membres de la communauté de relever un tel défi !
(il fait mieux que Peter Pan !!!)
Dommage ! Repasse quand tu veux pour "litterrer."
Je t'embrasse Clo
Bises.
Clo
Bises à toi Aimela.
Clo
Un peu de supspens, une pointe de douceur et quelques frissons su la fin... (les omoplates qui se contractent)
Beau voyage, merci!
Non c'était plutôt "voyage dans une autre dimension".
Je suis heureuse que tu l'aies apprécié Marielle.
Clo
Amicalement
Amitiés.